A l’exemple de la somme de 50.000 dollars Us offerte à une équipe locale, Kinshasa : Les routes méritent une attention particulière de l’exécutif provincial

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Ici, c’est l’avenue Bokassa. Elle ne ressemble guerre aux routes du village, mais celle-ci est en pleine capitale et Ville de celle-ci dont les habitants commencent à s’en occuper par le déversement des débris des bâtisses. Ph/Pius Romain Rolland
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*Les avenues Commerce, Bokassa, Kabambare, Itaga, Flambeau, du Marché et Plateau sont dans un état piteux

En à croire certains Kinois interrogés par le Journal L’Avenir, le Gouvernement provincial, par le truchement de l’Assemblée provinciale de la ville province Kinshasa n’est pas en même d’apporter des réponses aux questions de la population, notamment concernant le délabrement des routes d’intérêt commun.La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est l’offre de 50.000 dollars Us faite par le n°1 de la ville à l’équipe de Renaissance du Congo, pour être sorti champion de la 52ième édition de la coupe du Congo.

En offrant la bagatelle somme de 50 mille dollars américains à l’équipe de Renaissance du Congo pour avoir remporté la 52ième édition de la Coupe du Congo, le Gouverneur de la Ville province de Kinshasa a posé un geste salutaire du reste, mais pas important en cette période de la crise économique. Il est vrai que le sport est un domaine générateur de recettes, mais les routes en sont une priorité nationale pour le développement et l’image du pays.

Entre l’offre à une équipe et réhabiliter les routes d’intérêt commun, l’opinion nationale ne contredira pas le reporter du Quotidien L’Avenir, lorsque la balance penche vers la route. Dans un pays en voie de développement, dans une ville qui est le miroir de la République, le bon sens voudrait que Kinshasa reflète en réalité cette beauté du pays, tant adulée et chantée dans l’hymne national : « Nous bâtirons un pays, plus beau qu’avant dans la paix…».

Les analystes et observateurs du développement ne peuvent que s’interroger sur le sens du mot « bâtir un pays plus beau qu’avant », avec un état de route autant catastrophique, soit dans un état de délabrement qui ne dit pas son nom.

Certes, encourager une équipe qui remporte la compétition locale qui le propulse directement parmi les deux représentantes de la République démocratique du Congo en compétition africaine, C2, est un geste qui mérite tout son sens, mais ponctionner la contribution d’un peuple à travers le paiement d’impôts, taxes et redevance pour offrir à une Asbl; laisser les routes d’intérêt commun dans cet état, ne peut que susciter inquiétude et interrogation sur les contributions du contribuables congolais.On est en droit de nous interroger si le service d’audit existe encore dans ce pays, pour rester bouche bée devant ces largesses.

La première image illustre bien la dégradation de la jonction entre l’avenue du Commerce et celle LuamboMakiadi, ex-Bokassa. Et la seconde image est le reflet de l’avenue LuamboMakiadi, ex-Bokassa dans un état piteux. D’ailleurs, pour défier l’autorité provinciale, la population s’est prise en charge en déversant sur l’avenue sur laquelle jonchent plusieurs magasins et boutiques, les débris de la démolition de bâtisses.

Notre équipe de reportage s’est rendue sur le lieu, micro à la maison, les passants et autres vendeurs tous, pointent du doigt cette façon d’administrer la Ville de Kinshasa qui, d’ailleurs disent qu’à l’époque du Maréchal Mobutu, malgré ses insuffisances politiques de rendre la vie facile aux Zaïrois de l’époque, ces avenues  (Commerce et Bokassa) avaient une autre image. L’image de ces avenues n’est pas si loin à celle de certaines villes de la Syrie qui vivent les bombardements au quotidien, pourtant, la Rdcsemble vivre en paix. « Que devons-nous faire pour l’exécutif provincial s’occupe de ces avenues ? Regardez, on vient d’ouvrir l’avenue du Flambeau qui était fermée pendant 3 mois, mais la partie comprise entre le pont et la prison militaire Ndolo reste toujours dans le même état de délabrement, si seulement si l’on n’avait pas jeté les débris des bâtisses. Ça, c’est se moquer des Congolais qui paient chaque jour les impôts, taxes et autres amandes qui vont dans la poche d’une seule personne », qu’on nous arrange ces avenues avant les festivités de Noël et de nouvel an, se plaignent les vendeurs et passants de ces avenues.

Certains qui s’en sont pris à notre reporter par des injures et diatribes sous prétexte que ces informations ne parviendrons jamais aux décideurs de ce pays, les ont rassuré que nous ne sommes pas parmi les décideurs, sinon le relai entre gouvernés et gouvernants. C’est alors que les voies se sont levées pour nous imposer les recommandations sous forme de menace à l’endroit des autorités de la Ville à travers nos colonnes. « Tuna Ya André Kimbuta, visite na yeyasuka na babalabalaoyoezali na mbulanini ? Sokiyeaza Gouverneur yaKin ! Abongisabanzelaoyo, soki te, akitikaebongawana na mutuoyoazali na posa Kinshasa ebonga », sous-entendu « Demandez à André Kimbuta, sa dernière visite sur ces artères remonte à quand ? Si réellement il est le Gouverneur de Kinshasa, qu’il réhabilite ces deux avenues, s’il n’a pas cette possibilité, qu’il démissionne de ce poste et qu’il le laisse à celui qui a la compétence requise pour réhabiliter et arranger la Ville de Kinshasa », nous ont-ils transmis.

Au demeurant, lorsque la mobilité est assurée à la population, la tension sociale baisse d’un cran. Mais la mobilité devient un parcours de combattant dans une ville plus urbanisée de l’Afrique, mais mal entretenue, il est logique que la population s’interroge sur ses contributions quotidiennes, mensuelles et annuelles à la Mairie de la Ville, à travers ce que les agents récoltent dans les différents marchés, les boutiques et alimentations.

Malgré que le Kinois est passionné du sport, l’état de routes le préoccupe au plus haut point à telle enseigne que les commerces sur ces axes ne sont plus florissants, et par voie de conséquence suscitent de réactions dans tous les sens.

A en croire certaines langues, lorsque les belges ont dominé le pays pendant 80 ans, l’état des routes de la République du Congo suscitait la convoitise des pays limitrophes, dans la mesure où elles permettaient le déplacement inter-régionale. C’est-à-dire à partir de Kinshasa, l’on pouvait joindre l’ancienne province Orientale par route. Aujourd’hui, cela relève de l’utopie à joindre même certaines communes de la Ville. Partant, certaines artères gardent les empreintes de la colonisation. C’est le cas de l’avenue Colonel Ebeya qui traverse le gouvernorat de la province ; l’avenue Plateau à la jonction de l’avenue du Livre dans la Commune de la Gombe. Ces avenues, bien que dans l’état de délabrement, les pierres posées par la colonisation sont visibles à tout passant et usager de véhicule.

Politiquement, rien n’empêche d’affirmer que le Chef de l’Etat a impulsé la Révolution de la modernité, une bonne initiative très louable pour un bilan alléchant, mais les  personnes dans lesquelles il a placé sa confiance doivent la mériter.  C’est à juste titre que le Maréchal du temps de son règne disait, paix à son âme « Le Président de la République n’est pas un magicien, seul il ne peut rien. »

(Pius Romain Rolland)

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