A l’approche du 23 décembre 2018: La guerre de l’affluence est-elle lancée ?

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La bataille électorale sera rude et sans merci. Elle va dévorer  sans état d’âme tous ceux qui s’y hasarderont sans méthode.  Mais avant l’étape ultime de la campagne électorale elle-même, les partis politiques semblent avoir lancé la phase des meetings pour tester leur popularité. La guerre de ‘’plein’’ semble avoir débutée. Les Kinois aiment parler du plein Bercy. Qui a fait le plein lors de ses meetings ? Qui a été le plus suivi par le peuple ? L’affluence ou le débat autour du nombre de gens réunis dans un rassemblement politique semble servir de thermomètre aux divers partis politiques congolais.

L’opposition et la majorité lancées

Le PPRD, le plus grand parti politique de la Majorité présidentielle ainsi que l’Udps (également le plus grand parti politique de l’opposition) semblent avoir lancé la bataille des foules attirées à leurs meetings respectifs. L’un et l’autre se disputent le leadership de la capitale avant de se lancer bientôt à la conquête d’autres provinces.  Felix Tshisekedi et Ramazani Shadary sont à la conquête de la ville la plus peuplée de la RDC. C’est de la bonne guerre en démocratie, quand on sait que chacun doit séduire par la qualité de son discours-programme.

En autorisant le meeting de l’Udps, l’Hôtel de ville de Kinshasa permet à ce parti de s’exprimer et faire éviter ainsi les frustrations et morts inutiles. La démocratie voudrait que chaque acteur s’exprime dans le respect de la loi, surtout que chaque jour qui passe rapproche les Congolais de la date cruciale du 23 décembre.  Bientôt André Kimbuta sera débordé par le nombre de lettres d’information de ce genre de manifestations publiques au regard du nombre infini des partis politiques régulièrement enregistrés en République démocratique du Congo.  La plupart d’entre eux, qu’ils soient de l’opposition ou de la majorité voudront tester leur popularité face au souverain primaire que l’on courtise déjà.  La RDC entre dans la phase où personne ne fait confiance à personne dans le monde politique. La méfiance s’accroit même au sein de la Majorité ou de l’opposition.

Chaque parti sérieux (sauf les partis de mallettes) voudrait se rassurer qu’il récoltera quelque chose après avoir semé durant des longues années auprès de la population. Chaque parti veut une démonstration publique de ce qu’il représente au sein de l’opinion, dernier juge.

Il y a foule et foule

Toutes les foules ne se valent pas.  Certaines sont qualitatives alors que d’autres sont quantitatives. Les unes sont plus ciblées que les autres. Les Congolais électeurs  ont déjà compris le désir des politiques.  Plus d’une fois, le peuple a su comment répondre à ce jeu démocratique.  Les Kinois particulièrement  savent être présents dans différents rendez-vous des politiciens de gauche ou de droite, de la Majorité ou de l’opposition. Pas étonnant que la même foule présente au meeting de l’Udps  soit également là le jour du meeting du Pprd ou celui de l’Unc.

Les jeunes gens chômeurs sont particulièrement efficaces dans ce jeu qui fausse tout vrai calcul basé sur l’affluence. Ils applaudissent le pouvoir de la même façon que l’opposition. Ils chantent à la gloire de ces leaders.  Ils suivent les discours avec la même ferveur. Ils sont heureux à la fin de la manifestation, chacun pour se raisons qui lui sont propres. L’on se rend finalement compte qu’il y a un jeu de cache-cache entre les partis politiques et la population.

Faisons voir aussi que toute foule n’est pas concernée par les meetings. Seuls les électeurs de cette circonscription où se tient le meeting sont visés par le message du jour. Mais parfois, la foule est mêlée et composite au point où il est difficile de savoir qui est l’ivraie et qui est la graine. Ces badauds qui chantent et crient sont difficilement contrôlables quand à la sincérité de leur vote.

Chaque Congolais semble avoir un motif propre qui le pousse à aller aux urnes. Les uns veulent soutenir leurs frères, sœurs, amis, cousins, tantes qui ont postulé à un poste. D’autres veulent sanctionner ceux qui ont mal géré la chose publique, même s’il est toujours difficile d’établir  la responsabilité individuelle  de chaque acteur politique d’un camp ou de l’autre. D’autres encore vont aux urnes influencés par les parents, amis, collègues, connaissances… les jours qui viennent nous en diront plus sur les élections attendues tel un messie dans un pays ou les attentes vont au-delà du possible pour un mandat qui ne dure que cinq petites années.

(Muntu Bualu)

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