A l’approche de l’examen d’Etat édition 2017: Des « fuitistes » entrent en danse et se remplissent les poches

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Un groupe de finalistes indécis, aux abords d’un centre d’examen d’Etat (ph tiers)
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A la veille de l’examen d’Etat, édition 2017, un groupe d’élèves d’une école de Kimbanseke a versé une somme estimée à quarante mille (40.000 fc) francs congolais par tête d’élève, à un « fuitiste » qui les encadre en dehors du programme de l’école. Ce terme laisse penser à une personne qui se serait donnée pour spécialité d’illusionner des finalistes du secondaire qu’il détiendrait des fuites d’items de la composition en attente. Et quand les intéressés mordent l’hameçon, le faussaire se fait du beurre, il se remplit les poches.

Un témoin ayant estimé à  vingt (20) le nombre d’élèves finalistes concernés, a confié que le « fuitiste » leur montre comment traiter lesdits items. Par ailleurs, poursuit la source, le montant su-évoqué a été versé au titre d’avance pour les uns, et par tranches pour les autres. Le traitement d’items est en prélude à l’examen d’Etat proprement dit, le démarrage étant prévu pour le 19 juin courant.

Quid du phénomène « fuite »

Ce phénomène a pris de l’ampleur dans le contexte kinois, depuis plus d’une décennie. Dans les quartiers de la capitale, en effet, à chaque année surgissent des « fuitistes », certains parmi eux ont déjà de la renommée. C’est-à-dire que les élèves qui accèdent en 6ème année des humanités recueillent des informations à ce sujet auprès des ainés de promotion. Des sources indiquent que dès le mois d’avril, des « fuitistes » entrent en danse pour persuader des finalistes, en leur faisant croire qu’ils étaient disposés à les aider. Evasifs, les élèves s’organisent à la va-vite pour sauter sur l’offre. Un ancien élève d’une école de la commune N’Djili, à ce jour étudiant en sciences infirmières, a livré le témoignage suivant : « Il est difficile de dénombrer les élèves finalistes, rien que pour la commune de N’Djili, qui courent après les « fuitistes » dans les deux mois qui précèdent le début des épreuves d’examen d’Etat. Des « fuitistes accourent derrière les élèves en leur proposant leur service. Il y a des items parallèles même pour les épreuves de jury pratique. Un diplômé de l’ITI Bonsomi, situé sur l’avenue Mwanza à N’Djili, citant un enseignant de son école, témoigne : «j’avais suivi deux séances de cours d’encadrement auprès d’un certain professeur ambulant que des finalistes, au fil des ans, ont surnommé Ferré. C’était respectivement sur le français oral et le jury pratique. Il nous promettait jour après jour des fuites moyennant de l’argent. Nous avons demandé à notre professeur, celui-ci nous a proscrit cette pratique.  « L’idée de se faire aider a germé dans nos esprits lorsque des aînés nous avaient rendu visite, tandis que nous étions un groupe d’élèves en préparation. L’affaire a été démythifiée et certains membres du groupe ont mordu l’hameçon », a-t-il relevé.

A toutes les occasions, témoigne un élève, les « fuitistes » leur tirent les oreilles en exigent la discrétion. « Car il y a du danger… », disent-ils. Une fille  confie : « Je manque de frais des examens organisés par l’école, mais j’ai soldé vingt-mille (20.000) fc chez le « fuitiste » surnommé Fabrega, sur un net à payer de 30.000 à 40.000 fc par tête d’élève », a-t-elle confessé.

(Nzuzi Richard, Cp )

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