L’Avenue Luambo Makiadi ex-Bokassa toujours dans un état piteux

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L’Avenue Luambo Makiadi ex-Bokassa toujours dans un état piteux

Une telle image ne peut pas être effrayante pour les Kinois qui ont mal habitué les décideurs de leur chère Ville, la capitale congolaise. Kinshasa, ville cosmopolite de près de 12.000 millions d’âmes, une population de trois pays de l’Ouest de la République Démocratique du Congo, présente une image de l’antiquité. Le trafic sur cette route d’intérêt capital et économique n’est plus possible en raison de son état d’impraticabilité très avancé. Pourtant, matin midi soir, les taxes et impôts sont prélevés sur chaque commerce, une avenue disons-le est jonchée des magasins, d’alimentations, du marché central de la capitale puis les petits commerces ambulants. Tout compte fait, même pas de signe prémonitoire d’un début de travaux sur cette avenue n’est visible en ce jour de nouvel an. Une année qui s’achève dans un état de délabrement, une autre qui commence sans une lueur d’espoir pour les usagers de véhicules, ni pour les vendeurs. Conséquence, la vente des biens dans ces différents magasins connait une baisse très sensible puisque l’avenue Luambo Makiadi ex-Bokassa est impraticable.

La Rédaction du Journal L’Avenir, dans son souci majeur d’accompagner le Gouvernement de la République à mieux faire, a interrogé quelques passants et vendeurs sur cette route. Tous, en tout cas tous condamnent l’indifférence de l’Hôtel de Ville. Pourquoi l’hôtel de ville et non le gouvernement central ? Ils reconnaissent les efforts du Gouvernement central, mais déplore le fait que le Gouverneur de la Ville Province de Kinshasa se cache derrière les actions du gouvernement central. Ils affirment en outre, que l’avenue Bokassa n’est pas de la compétence du Gouvernement central, plutôt de la maire de Kinshasa. D’où, leur indignation sur les taxes, impôts et vignettes prélevés chaque mois par les agents de la DGI, du ministère du commerce et celui de l’économie. Dans la même logique, ils s’interrogent sur la destination de tous ces prélèvements.

Il est vrai que le pays traverse des moments difficiles de la récession budgétaire, n’empêche que les efforts soient déployés pour rendre la vie meilleure des paisibles citoyens congolais, condamnés à partager la vie avec les insectes, crapauds et autres cétacés qui vivent dans les marais de l’avenue Bokassa. Celle-ci est du moins praticable en partant de l’avenue Sendwe jusqu’au croisement des avenues Kabambare et Bokassa. De l’avenue Kabambare jusqu’à l’avenue du Commerce, l’avenue Luambo Makiadi ne reflète en rien la mémoire de cet illustre guitariste et patron de OK Jazz.

Quoi de plus normal d’admirer la promptitude du Chef du Gouvernement de pouvoir diner avec les balayeurs des rues et avenues de Kinshasa, regroupés au sein des ONG, baptisées par la circonstance, ambassadeur de la propreté. Cette dernière est l’antithèse de ce que présentent les avenues qui jonchent le long du marché central entre autre l’avenue du Commerce, l’avenue de l’école, l’avenue des marais ainsi que les autres. Que l’année 2016, soit une année de grande réalisation dans le volet infrastructure, à en croire le dernier discours du Chef de l’Etat sur l’état de la nation.

(Pius Romain Rolland)

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