A la suite des violences du 7 août dernier: La Monusco encourage l’utilisation des moyens pacifiques pour s’exprimer

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Lors de son point de presse hebdomadaire, la Monusco a déploré les violences qui ont eu lieu à Kinshasa lundi 7 août dernier, et qui auraient fait plusieurs morts et blessés parmi les civils et les forces de l’ordre.  Une occasion pour la mission de rappeler que l’expression des opinions et des positions politiques doivent se faire à travers des moyens pacifiques et dans le respect de l’ordre public.

Dans le compte-rendu qui a été fait à cette occasion, la Monusco rappelle également que le maintien de l’ordre doit se faire de façon proportionnée et ne doit pas faire utilisation d’armes létales qui entrainent des pertes inutiles en vies humaines. « Nous avons pris note du bilan annoncé par la police nationale et continuons à rassembler des informations de notre côté », indique la Monusco, qui ajoute que les marcheurs, qui se présentaient comme membres du mouvement Bundu Dia Kongo, se sont dirigés vers des lieux stratégiques comme la prison de Makala et ont été dispersés par la police.

Voilà qui pousse la Monusco à rappeler que seule l’utilisation de moyens pacifiques peut conduire à une solution politique durable.  D’autre part, ma Monusco regrette les perturbations qui ont affecté le fonctionnement des réseaux sociaux dans le pays mardi et encore partiellement hier matin. La limitation de l’accès à l’information est toujours un signe négatif pour les libertés publiques et individuelles.  De même, la Monusco constate que pour la seconde fois en quelques mois, un journaliste correspondant de la presse internationale n’a pas pu prolonger son séjour en Rdc faute d’obtenir soit un visa, soit une accréditation. Tout en respectant le droit à la souveraineté en ce qui concerne les autorisations de séjour et de travail, l’ONU soutient le droit des journalistes à informer et le droit des citoyens à l’accès à une information plurielle et variée.

Pour sa part, Me Georges Kapiamba de l’ACAJ  condamne cette mesure illégale. Elle porte atteinte à la liberté d’expression, d’opinions, de la presse ainsi qu’au droit d’information. En particulier, elle empêche les journalistes et professionnels de médias d’illustrer leurs reportages par des images. « Cette mesure constitue un ordre manifestement illégal que quiconque n’est tenu d’exécuter en application de l’article 28 de la Constitution. Les entreprises de service internet doivent s’abstenir d’en exécuter d’autant plus qu’elle n’émane pas d’une autorité judiciaire compétente », dit-il, dans son post face book, avant d’ajouter que dans une société démocratique, l’exercice des droits et libertés fondamentaux de citoyens ne peut être restreint que par un juge agissant dans les strictes formes et conditions préalablement prévues par la loi. Le Gouvernement et ses entités telles que l’ARPTC n’ont aucun droit de limiter l’exercice de libertés fondamentales de citoyens. Lorsqu’ils estiment cela nécessaire, ils doivent s’adresser au juge et non le contraire.

Et de renchérir que la mesure que nous contestons aujourd’hui constitue un abus et excès de pouvoir. Elle est dénouée d’autorité et légitimité,  et est inopposable aux citoyens. C’est pourquoi, nous exigeons le rétablissement immédiat et sans condition de la connexion internet et l’accès libre de citoyens, et en particulier les professionnels des médias, aux réseaux sociaux. « Nous rappelons que les victimes de cette mesure illégale conservent le Droit de poursuivre en justice, en paiement des dommages et intérêts, l’Etat congolais solidairement avec toutes les entreprises de service d’Internet qui ont exécuté aveuglement son ordre manifestement illégal. Cela est valable devant les juridictions congolaises où les mécanismes quasi-juridictionnels des Nations Unies », explique Me Georges Kapiamba.

Plus généralement, la Monusco appelle tous les acteurs à utiliser des moyens pacifiques pour s’exprimer. « Nous appelons aussi au respect des droits et libertés fondamentales et à un usage proportionné de la force. Ces conditions, ainsi que les mesures de décrispation, sont indispensables pour aller vers des élections libres, crédibles et paisibles, dans le respect de l’accord du 31 décembre », termine la Monusco.

(JMNK)

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