A la suite des massacres de Beni: Le gouvernement décrète trois jours de deuil national

par -
0 649
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 août 2016, la Ville de Beni a connu un énième crime contre l’humanité. Plus de 60 morts selon les organisations, et même les sources concordantes dans cette partie de la Ville, tandis que pour le Gouvernement de la République parle de 35 morts.

Crime pour lequel le Gouvernement de la République par la bouche de son porte-parole et ministre de la Communication et Médias, Lambert Mende condamne avec véhémence et décrète un deuil national de trois jours. Ce dernier accuse les miliciens islamistes d’ADF venus de l’Ouganda de semer la désolation dans cette partie de la République au mépris des efforts fournis par le Chef de l’Etat Joseph Kabila avec son homologue ougandais Kaguta Yoweri Museveni.

Un même son de cloche de la part du Gouvernement provincial du Nord-Kivu qui a transmis les condoléances aux familles éplorées, et les celles du Chef de l’Etat Joseph Kabila, qui ne cesse de fournir d’énormes efforts dans l’éradication de ces bandes de criminels sans état d’âme.

Le CEPADHO dénonce l’indifférence

Dans une déclaration parvenue au Quotidien L’Avenir, le CEPADHO qui a suivi attentivement la situation en rapport avec le nouveau massacre des civils en ville de Beni, invite les uns et les autres à la vigilance. En effet, samedi 13 août 2016, les terroristes de l’ADF-NALU ont opéré entre 17h30 et 21h00 en Cellule Mbelu, au Quartier Rwangoma dans la Commune Beu.

Le bilan provisoire fait état d’entre 36 et 50 civils massacrés, plusieurs autres kidnappés et 10 maisons incendiées. Parmi les personnes kidnappées, l’on cite entre autres M. Kiteme et sa famille ainsi que M. Vupara, tous de la Cellule Kithaomba, toujours en Commune Beu. A ceux-là on ajoute M. Kangakolo, le Chef du Village Mangolikene (en Secteur de Rwenzori, en Territoire voisin de Beni), son épouse et son enfant.

Le CEPADHO qui condamne avec véhémence ces actes terroristes, analyse en deux niveaux la situation. Sur le plan politique, il pense que les terroristes de l’ADF cherchent à briser la confiance et renforcer la méfiance entre la population et le pouvoir. Le coup vise à narguer, voire à cracher sur toutes les assurances faites par le Chef de l’Etat à la population lors de son récent séjour dans la zone et de ce fait amener à la déduction qu’après son passage est pire qu’avant son passage;

Sur le plan militaire, il estime que ces actes traduisent à la fois la vengeance et la réplique des ADF à la traque et aux revers leur infligés par les FARDC il y a peu notamment à Mwalika, Nadui, Jerico, Amisi,… Il s’agit d’un stratagème mis en place par l’ennemi pour contraindre les FARDC à se désengager en profondeur et lâcher ainsi la pression en vue de revenir vers les Villes et Agglomérations.

Tout en appelant l’armée à ne pas tomber dans le piège de l’ennemi, le CEPADHO l’invite à la sérénité et à la poursuite sans relâche de la traque, de la pression contre les Terroristes ADF. Cette structure encourage par ailleurs le Gouvernement Central à plus d’attention sur la situation de Beni, à l’envoi des renforts militaires et de la logistique appropriée ainsi qu’au renforcement des Services de Sécurités pour combattre les  Jihadhistes ADF.

Par cette occasion, le CEPADHO joint sa voix à ceux qui dénoncent l’indifférence de la Communauté Internationale face à ce qui prévaut à Beni, alors qu’ailleurs à travers le monde, les énergies sont mobilisées pour lutter contre le terrorisme du même genre. Cette organisation exhorte en même temps la population à ne pas céder à l’intox et à faire preuve de cohésion dans ces moments le plus difficile.

(Pius Romain Rolland)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse