A la suite de la déclaration du Président de la Ceni sur le processus électoral: Henri Thomas Lokondo salue la bravoure et le Courage de Corneille Nangaa

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La déclaration du Président de la Ceni par rapport à la date butoir à l’organisation des élections, selon l’Accord de la Cité de l’Union africaine et celui du Centre interdiocésain, a suscité la polémique dans la classe politique. Pour les uns, Corneille Nangaa a péché en prenant cette responsabilité sans la mise en place du CNSA ; pour les autres, le Président de la Ceni a pris son courage en main, pour  dire la vérité, rien que la vérité sur le processus électoral. Henri Thomas Lokondo Yoka, député national, internationaliste, ancien conseiller du Chef de l’Etat et sénateur honoraire, est de ceux qui pensent que la déclaration de Corneille Nangaa doit soulager du moins la classe politique consciente de la réalité du processus électoral plutôt que de condamner le président de Ceni. En effet, Corneille Nangaa a pris du courage et il est brave, note l’élu de Mbandaka, qui s’est exprimé à la Rédaction du Quotidien L’Avenir.  

La déclaration de Corneille Nangaa, Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, Ceni a suscité autant de commentaires dans les Etats-majors des partis politiques. Propos tenus devant les membres de l’organisation internationale de la Francophonie et sur les médias occidentaux. D’aucuns ont estimé  que le Président de la Centrale électorale a péché en s’adressant aux médias occidentaux ; d’autres par contre estiment que Corneille Nangaa a eu le courage de crever l’abcès et de dire tout haut ce que la classe politique toute tendance confondue, dit tout bas. Au lieu de se présenter en bouc-émissaire d’un processus truffé de préalables et de contraintes, mais également de l’inconscience de la classe sociale et politique, Corneille Nangaa a évité d’avaler la couleuvre  et la pilule amère devant les responsabilités tant politiques qu’historiques.

Parmi les élites congolaises qui ont salué le sens élevé de responsabilité du Président Corneille Nangaa, figure bien entendu Henri Thomas Lokondo Yoka. Ce parlementaire doublé d’un esprit critique et indépendant, s’est exprimé sur cette déclaration que d’aucuns considèrent comme de la provocation au processus électoral. Pourtant, cela est une bouée de sauvetage au processus électoral tant agité qu’incertain.

A en croire le sentiment politique qu’il a exprimé, l’élu de Mbandaka dans l’Equateur, Henri Thomas Lokondo est d’avis : «il fallait être naïf pour croire que le délai butoir arrêté dans l’Accord allait être respecté. En dehors du fait que les Gouvernements successifs n’ont jamais subventionné conséquemment la Commission Electorale Nationale Indépendante, plusieurs personnes de la Majorité présidentielle comme de l’opposition se complaisent dans la transition pour des raisons de leurs titres digestifs », a-t-il confié.

Pour Henri Thomas Lokondo, autorité morale de l’Union des Congolais Libres, Corneille Nangaa a dit la vérité sur autant de mensonges véhiculés dans les Etats-Majors de partis politiques. « Cette vérité met le Gouvernement devant ses responsabilités. Cela veut dire que le calme est revenu dans le Grand Kasaï et qu’il doit seul subventionner les élections sans apports extérieurs », a dit l’honorable Henri Thomas Lokondo Yoka.

En tout état de cause, pour cet internationaliste et député national prolifique de la seconde législature, il n’accepterait pas que l’extension du délai puisse dépasser trois mois, c’est-à-dire au-delà de mars 2018. « Corneille Nangaa a tiré son épingle du jeu politique honteux d’aujourd’hui, où personne ne respecte les textes ni les engagements pris devant la nation, la Communauté internationale et devant Dieu Tout-Puissant », a-t-il renchéri. Et d’ajouter qu’il est injuste et malsain qu’on instrumentalise le malheur des populations du Grand Kasaï, pour atteindre des intérêts qui ne répondent pas aux aspirations profondes et immédiates du peuple congolais.

De toute évidence, Henri Thomas Lokondo est d’avis que Corneille Nangaa a hérité d’un calendrier politique au Dialogue de la Cité de l’Union africaine, mais également celui du Centre interdiocésain. La classe politique et les délégués auxdits Dialogue sont encouragés à prendre en considération les observations techniques de Corneille Nangaa. Point n’est besoin de cacher la vérité au peuple congolais, en présentant le président de la Ceni comme bouc émissaire au processus truffé de préalables et de contraintes partagés entre institutions de la République et l’apport de la communauté internationale. La pure et bonne vérité, c’est que la République démocratique du Congo va organiser ses élections, mais pas selon les calendriers politiques issus de la Cité de l’Union africaine et du Centre interdiocésain. Mais en fonction du chronogramme réfléchi qui sera mis en place par la Commission Electorale Nationale Indépendante, seul organe habilité à publier le calendrier après les opérations d’identification et enrôlement des électeurs. Ainsi, la situation dans le Grand Kasaï vient perturber les opérations en plus des préalables politiques et contraintes financières, techniques et logistiques.

Il faut épingler que parmi les contraintes politiques, il y a la crise de confiance du Rassemblement aile Limete qui conteste le Chef du Gouvernement, mais aussi le retard dans la mise en place d’une autre structure, à savoir le Conseil National de Suivi de l’Accord, dépourvu à l’instant de loi organique devant permettre son fonctionnement. Il en va des contraintes logistiques liées à l’impression des bulletins de vote qui renferme une mosaïque de candidature, au nombre de pages qui égale parfois la Sainte Bible ; la commande d’urnes et isoloirs, en plus de leur déploiement.  Au regard du temps, Corneille Nangaa a estimé qu’il est judicieux et nécessaire de dire la vérité, rien que la vérité aux Congolais face au mensonge des acteurs politiques qui prennent la population congolaise pour naïve.

Face à cette vérité crue et véridique, peut-on conclure que Corneille Nangaa sera rejeté par la nature congolaise ? Sera-t-il méprisé par les hommes politiques et/ou sera-t-il l’homme providentiel qui a sauvé le processus électoral ? Il est logique que la nature congolaise recommande aux médecins de soigner leurs patients, aux enseignants d’enseigner les élèves, aux avocats de plaider les causes, aux magistrats de rendre justice, aux mécaniciens de réparer les véhicules, aux maçons de construire des édifices, aux pasteurs de prêcher le salut des âmes. A Corneille Nangaa technicien électoral de publier le calendrier réel, convenable et susceptible de sauver la République, après la tenue des élections, face à la montée en puissance de pyromanes internes et externes.

(Pius Romain Rolland )     

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