A la prison militaire de Ndolo: Un renseignant fait des révélations troublantes sur les présumés Kamwina Nsapu

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La présence du Commissaire supérieur adjoint, Faustin Numbi Kalenga, un témoin très intéressant, parce que c’est lui qui a en charge la gestion du maintien de l’ordre du point chaud, dans la commune de Limete et connu des présumés Kamwina Nsapu, n’a pas été du goût de ces derniers qui se sont sentis coincés et obligés de se dévoiler. Voilà qui a permis à l’organe de la loi de faire observer que l’agressivité, mieux les réactions récoltées de certains prévenus au cours de cette audience traduisent le même comportement que celui affiché dans la nuit du 08 au 09 mai 2017 lors de l’attaque du point chaud. C’est dans ces conditions que le renseignant a donné des informations exactes, nettes et sûres, de nature à  éclairer la religion du Tribunal.

Le Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe, siégeant en audience foraine à la prison militaire de Ndolo, dans la commune de Barumbu, poursuit son bonhomme de chemin. A la barre hier, étaient appelés Augustin Biayi et Gecko Beya, vice-président de la Ligue des jeunes de l’UDPS. Au sujet du prévenu Biayi, pour lequel l’audience était en continuation, son conseil a posé une série de questions à l’organe de la loi, notamment celles de savoir s’il existe une liste exhaustive des prévenus, les preuves et les éléments à chacun des faits, etc.

Le Ministère public a rétorqué que s’agissant de l’attaque, le prévenu Biayi, lors de ses déclarations actées sur procès verbal a fait allusion à l’attaque des commissariats de la Funa, ainsi que de la maison communale de Kalamu. « Lorsque vous consulter la farde ‘’pièces à conviction’’, vous avez des preuves. Il y a en plus des rapports médicaux, l’attestation de décès du sous-commissaire Ntumba Tshiamalenga Gaylor, garde du corps du Bourgmestre de Kalamu. Sur cette liste, il y a aussi les blessés », explique-t-il.

Du renseignant

Dans l’affaire le Ministère public contre Gecko Beya, le Tribunal avait sollicité les services d’un renseignant, le Commissaire supérieur adjoint Faustin Numbi Kalenga, Commandant du groupe mobile d’intervention Kinshasa-Centre et ayant dans ses attribution le point chaud à Limete résidentiel. A la question de savoir s’il connaissait Gecko Beya, il a indiqué que c’est le 18 février 2016 qu’il recevra un groupe des jeunes gens, amenant avec eux deux individus, dont Gecko Beya ligoté. On l’accusait de vouloir attenter à la vie de M. Bruno Mavungu, ex-Secrétaire général de l’UDPS. Le même groupe brandira une balle de 7.62 Mm, disant qu’ils l’ont retrouvé dans les poches de Gecko Beya.

Au sujet de l’attaque du point chaud les 08 et 09 mai 2017, il dit qu’il a été réveillé vers 4h00 par un Officier qui était positionné à la 11ère rue. Arrivé sur place, il a secouru les policiers blessés. Il a apprendra aussi que le Coordon Paul Mukenge était un jour entré avec des armes dans la permanence de l’UDPS, afin d’apprendre aux combattants le maniement. Arrêté par la police, on avait trouvé sur lui un document où il était écrit plusieurs noms qui, selon lui étaient des gens qu’il formait.

Pour Me Jacquemin Shabani, avocat de la défense qui répondait à la question de savoir si son client était coincé, il dira que bien au contraire, le renseignant est venu avec des confusions et nous a donné l’impression d‘avoir des problèmes à régler avec le parti politique UDPS. « L’affaire qui passe au Tribunal militaire  n’a rien à voir avec l’UDPS. Lui étant en fonction dans les périmètres du siège de l’UDPS, il a confondu les faits qui concernent les  activités du parti avec certains individus qui sont dans ce procès », dit-il, avant d’ajouter qu’il n’a jamais été condamné. C’est un activiste politique qui se bat pour la démocratie et l’Etat des droits.  Il a été arrêté dans le cadre de ses activités politiques et il n’y a pas une procédure judiciaire qui aboutisse à un jugement.

Il reste convaincu qu’il sera acquitté. Car jusqu’à présent, il n’y a aucun élément à sa charge. Pour toutes les infractions reprises dans la décision de renvoi, le Ministère public n’a produit aucun élément matériel, parce que l’infraction est individuelle. Il n’a rien démontré et c’est pourquoi Gecko Beya ne peut être condamné. Nous plaiderons avec détermination pour disculper M. Gecko Beya.

Pour sa part, le Bâtonnier Mbere, avocat de la partie civile Rdc confirme que le Tribunal est éclairé par rapport aux  faits de la cause.  « Lorsqu’on a à faire à un récidiviste, c’est pour que le Tribunal ait une idée sur la personnalité du prévenu. Dans le cas d’espèce, il vient d’être démontré par le renseignant que Gecko a toujours des problèmes avec la justice, en termes de port d’armes et trouble à l’ordre public.  C’est un élément qui doit être pris en compte par le juge lors de sa décision à venir », martèle-t-il, avant d’affirmer que le renseignant  a donné des informations exactes, nettes et sûres, de nature à  éclairer la religion du Tribunal. Et de dire que la défense a gesticulé en posant d’autres questions. Personnellement, dit-il,  je me sens bien dans ma peau, parce que le renseignant nous a aidé dans beaucoup de choses.

A la question de savoir si le renseignant était un témoin gênant, Le Bâtonnier Mbere souligne qu’il était au contraire un témoin très intéressant, parce que c’est lui qui a en charge la gestion du maintien de l’ordre dans ce secteur-là. C’est lui qui dirige l’unité d’intervention et c’est un métier connu par ces prévenus-là. C’est un Monsieur  qu’ils connaissent et ils étaient surpris de le voir. Le procès se poursuivra ce jeudi, toujours à la prison militaire de Ndolo.

(JMNK)

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