A la prison militaire de Ndolo: Les assassins de Mme Mboyo à la barre

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A en croire le Ministère public, Mme Chantal Mboyo, Administratrice du marché central ( Zando), avait reçu des coups de couteau de Ben Tshimanga, deux balles tirées par Francky Kabamba Kalewu, avant qu’un certain Christian n’asperge de l’essence afin d’incendier son bureau. Ceci, pour le simple motif qu’elle appartenait au PPRD et qu’elle avait l’habitude d’interdire le rassemblement des combattants de l’UDPS à Zando. Un autre prévenu qui a était devant la barre, Kapubwe Kamuanga Isaac, qui s’est perdu dans des contradictions sur la date de son arrestation. Au lieu de féliciter les services qui l’ont sauvé de la hernie au dernier stade en le faisant opérer à l’hôpital de l’ANR à Bandalungwa, il continue à affirmer qu’il y a été à cause de la torture. Le Tribunal a aussi entendu le renseignant, M. Joseph Balukuna Bill Biosha, patron de l’agence Biosha, située en Nd’jili, qui n’a pas produit le manifeste autour de la date du 1er juillet 2017. Date à laquelle les terroristes Tudiakuile et Bakajika doivent avoir pris le bus de Kikwit à Kinshasa.

C’est pour découvrir la vérité et respecter les droits de la défense, que le Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe, siégeant en audience foraine à la prison militaire de Ndolo, poursuit sans désemparer l’instruction des dossiers opposant le Ministère public à près de 36 présumés Kamwina Nsapu/aile de Kinshasa. Hier à la barre, Francky Kabamba Kalewu, accusé comme celui-là qui avait porté un coup fatal, en tirant à deux reprises sur Mme Chantal Mboyo, l’Administratrice du marché central, appelé communément Zando. Bien avant, Ben Tshimanga avait assené deux coups de couteau à la victime, avant que Christian Mukadi n’asperge de l’essence, afin d’incendier le bureau.

A toutes les questions du Tribunal, ce présumé commerçant ambulant a répondit par la négative, prétextant qu’il a été arrêté non loin de Kin Marché, avant d’être conduit à l’ANR. Au cours de l’instruction, il s’est avéré qu’Isaac Kapubwe s’est illustré par le trafic du faux, en se faisant enrôler sous une fausse identité. Et ce, parce qu’il se savait recherché par les services de sécurité.

Le Bâtonnier Mbere, avocat de la partie civile Rdc va dans le même sens pour expliquer que le prévenu Francky Kabamba Kalewu n’est pas le tombeur, il est l’assassin de Mme l’Administratrice du marché central de Kinshasa. « Il est passé aux aveux les plus complets sur les mêmes procès-verbaux sur comment il a appris à manier les armes lorsqu’il était creuseur  clandestin à partir de Mbuji-Mayi. Il a démontré comment il a quitté le campus vers le marché. Il a aussi démontré comment l’Administratrice s’est cachée sur la table et lui l’a récupéré pour l’achever. Donc, non seulement que lui-même est passé aux aveux les plus complets, ces co-prévenus Tshimanga Ben et Mukadi Christian  ont déposé dans le même sens.  Vous vous rappeler qu’un policier qui y travaillait est passé pour reconnaître qu’il s’est disputé la porte avec lui », dit-il, avant de rappeler un principe de droit : Actori incubit probatio, selon lequel, il faut prouver ce qu’on allègue.

Et d’ajouter, il dit qu’il a été torturé, est-ce qu’il a apporté la moindre preuve ? Quelles sont les traces, les rapports du médecin ? Pour lui, c’est une stratégie montée pour prouver qu’il y avait des aveux arrachés sur base de la torture. Surtout que le procès commence déjà au niveau de la police. Nier, c’est un droit. Il ne suffit pas de passer aux aveux pour être condamné. Il faut des charges suffisantes, des indices concordants, sérieux. On peut dire non, mais lorsque d’autres  éléments du dossier plaident en votre défaveur, on vous condamne. Enfin de compte, le juge est là pour dire le droit.

Comme il a été rappelé, le Tribunal a aussi instruit contre Kapubwe Kamuanga Isaac, qui dit avoir été arrêté le 02 mai 2017, pendant qu’il n’a cessé d’avouer que le 16 mai il était chez lui, fatigué, après un fastidieux travail. Il ne peut donc pas dire qu’il a été arrêté le 02 mai 2017. Sinon, le Ministère public pense que si la date du 6 juin  est douteuse, que le Tribunal fasse venir le registre d’hébergement ou d’écrous, qui va confirmer la vraie date d’arrestation. En plus, le Tribunal a entendu M. Joseph Balukuluna Bill Biosha, patron de l’Agence Biosha (N’Djili), qui s’est présenté devant lui sans manifeste. Donc, impossible d’affirmer que les prévenus Tudiakuila et Bakajika avaient voyagé par ses bus. « Il n’y a aucune incidence, parce que le Tribunal a déjà des procès-verbaux où le prévenu était passé aux aveux et il disait qu’il était venu à Kinshasa par l’agence WW. En plus des procès-verbaux qui font foi jusqu’à preuve du contraire, le juge a voulu se rassurer davantage en appelant les deux transporteurs.  WW est allé dans le même sens que les procès-verbaux, en parlant de Bingo Bingo. Biosha n’a pas amené ne manifeste. Mais le Tribunal est suffisamment éclairé », précise le Bâtonnier Mbere.

(JMNK)

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