A la petite sœur de Rfi: La copie de la Constitution a parlé

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Le 26 janvier 2018, Joseph Kabila Kabange, président de la République Démocratique du Congo, avait échangé avec la presse tant nationale qu’internationale.

Au cours de cette conversation, plusieurs questions ont été posées au Raïs, dont notamment celle de la consœur de la Radio France Internationale (Rfi), Florence Morice, sur sa représentation en tant que candidat aux futures élections présidentielles prévues  en décembre 2018. Ainsi, la réponse de Kabila était surprenante, mais remplie de sens : « remettez une copie de la Constitution à ma petite sœur ». De surcroît après le point de presse, la petite sœur a bel et bien reçu une copie de la Constitution des mains du chef de l’Etat. Il l’a même paraphé. Et si la consœur de Rfi garde toujours la copie, il est temps de faire savoir ne fût-ce que par une plume, ce que voulait dire Kabila. En fait, même dans ses autres interventions, comme celle du dernier discours sur l’Etat de la nation, Joseph Kabila a toujours dit, au-delà d’avoir remis la copie de la Constitution à la consœur de Rfi : « je respecterai la Constitution de la République ». Cette Constitution que Kabila lui-même a vulgarisée après sa publication. Il tient parole, et reste le premier président congolais à céder facilement le pouvoir en vue d’une alternance politique pacifique. C’est le fruit de sa passion pour le Congo. Son tout dernier discours de juillet sur l’Etat de la nation était aussi un signe pour Kabila de prouver à tous les impérialistes que le Congo est un pays démocratique, et il est dirigé par quelqu’un qui est rempli de sa « passion ». « Comprenez ma passion pour le Congo », oui, Kabila aime le Congo et tous les Congolais.  La création du Front Commun pour le Congo (FCC) est le début du nouvel élan démocratique en RDC, car c’est cette plateforme qui offre aux Congolais le probable futur remplaçant de Joseph Kabila Kabange. Emmanuel Ramazani Shadary, le choix ultime de tous. Il est vrai que des gens parleront sur cet homme. Mais une chose est vraie encore ; en l’espace de quelques semaines, Ramazani Shadary a parcouru une grande partie de la RDC, en triomphant.  C’était pour consolider la base du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), où il est lui-même Secrétaire permanent. Il a drainé des foules derrière lui, et jusqu’aujourd’hui même à Kinshasa, nul n’a pu faire mieux que Shadary.  Félix Tshilombo, un autre candidat à la présidentielle du 23 décembre pour le compte de l’Udps son parti, n’a pas pu remplir la majestueuse place Saint Thérèse de Nd’jili. Ceux d’Ensemble pour le changement ont essayé, mais en vain. Le dauphin de Joseph Kabila n’est pas un homme de moindre. Il faudra attendre la campagne électorale pour croire à cette analyse, et le jour-j pour croire en la force politique du FCC.

Si ce choix ne fait pas l’unanimité comme profère certains acteurs politiques, décembre nous en dira plus.

Katumbi totalement disqualifié

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a fermé hier les Bureaux de Réception et Traitement des Candidatures (BRTC). Plusieurs candidatures pour les élections présidentielles ont été déposées à la CENI, notamment celles de d’Emmanuel Shadary, Adolphe Muzito, Samy Badibanga, Martin Fayulu, Yves Mpunga,  Théodore Ngoy,  Honoré Ngube,  Gabriel Mokia,  Radjabo Mbira, Marie-José Ifoku,  Pasteur Maluta, Bébé Malwalwa, Laure-Marie Kawanda,  Antoine Gizenga, Charles Diavena Lutadila, Noël Tshiani, Michel Okongo et Sylvain-Maurice Masheke. Tous ces candidats viennent se joindre à Seth Kikuni,  Jean-Pierre Bemba,  Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, Kin Kiey Mulumba, Daniel Shekomba, Freddy  Matungulu et Jean-Paul Moka. Nulle part l’on trouve le nom de Moïse Katumbi, alors qu’il avait promis de revenir au pays pour s’enrôler et déposer sa candidature pour la présidentielle. Face à l’impossibilité de retourner en RDC, les cadres de sa plateforme Ensemble ont promis de déposer sa candidature. Hélas rien n’a été fait.

Katumbi, totalement exclu du processus électoral. Il n’a pas sa carte d’électeur, il ne sera pas aussi candidat. A quoi bon de revenir au pays ? S’il est réellement Congolais, il connaîtra le même sort que ceux de la diaspora qui ne vont pas participer à ce processus électoral.  Mais quand même pour obtenir son retour, il fait recours au président sud-africain qui promet de venir rencontrer personnellement le Raïs. Ça ne sert à rien. Reviendra-t-il pour soutenir le candidat unique de l’Opposition ? Ils n’en ont pas, mais le FCC en a. Et c’est Emmanuel Shadary.

Ce dernier fier de l’Autorité morale de son parti le PPRD, Joseph Kabila : « Joseph Kabila Kabange un homme exceptionnel en Afrique et même à travers le monde qui tient  parole. Il a dit qu’il n’y aura pas de problème et il n’y aura pas de troisième mandat. Aujourd’hui, il a tenu parole », a-t-il affirmé au sortir du BRTC de la CENI.

Désigné dauphin de Joseph Kabila, Shadary a fait savoir que : « le Front Commun pour le Congo à travers son Autorité morale Joseph Kabila vient de déposer en ce moment un acte citoyen très important dans le cadre du processus électoral en cours dans notre pays. Nous venons de terminer l’étape du dépôt de la candidature du candidat du FCC  pour le Congo que je suis ». Il s’engage par ailleurs à donner le projet de société du peuple, car ce dernier a besoin de la paix, de la reconstruction et du social.

Non à ceux qui ont assassiné la démocratie en 1960, et que Kabila a appelé à être humbles. Emmanuel Ramazani Shadary est cet homme capable de continuer à dire non aux impérialistes. Même s’il est sanctionné par l’UE, cela importe peu. Le Congo n’a rien à voir avec tout ça, car ce que tout le monde cherchait, ce sont les élections.

(Bernetel Makambo)

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