A la 40ème session du Conseil des Nations Unies aux Droits de l’Homme: Mushobekwa annonce pour bientôt un rapport global et définitif sur Yumbi

par -
0 366

La ministre congolaise des Droits Humains, Marie-Ange Mushobekwa prend part à la 40ème session du Conseil de l’ONU aux Droits de l’homme à Genève. Dans ses grandes annonces, elle a évoqué pour bientôt une réunion de toutes les structures de l’Etat congolais impliquées dans les enquêtes de Yumbi dans la province du Maï-Ndombe, afin d’élaborer un rapport global et définitif qui sera envoyé au Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme dans les tout prochains jours. Pour Mushobekwa, les auteurs de ces massacres vont et doivent répondre de leurs actes devant les juridictions congolaises.

Devant les Etats membres du Conseil des Nations Unies aux Droits de l’Homme à Genève hier mardi 19 mars 2019, la Ministre Marie-Ange Mushobekwa, a de prime à bord salué la première passation de pouvoir pacifique en République Démocratique du Congo, depuis son accession à l’indépendance entre un président de la République sortant, Joseph Kabila, et un Chef de l’Etat entrant, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. L’occasion faisant le larron, elle a salué les efforts fournis par le Gouvernement de la RD Congo dans l’organisation des élections présidentielles, législatives nationales et provinciales le même jour, sur fonds propres de l’Etat congolais.

« Une première en Afrique Centrale et nous en sommes fiers. C’est donc ici l’occasion de rendre un hommage mérité à l’ex- Président Joseph Kabila qui a tout accepté : injures, humiliations, diffamations et attaques personnelles pour l’amour du Congo. Un vibrant hommage également au Président Félix Antoine Tshisekedi qui a accédé à la magistrature suprême par la plus grande porte, celle des élections libres et crédibles après une longue lutte et qui, dès son entrée en fonction a lancé un message d’apaisement envers ses deux principaux rivaux à la présidentielle, à savoir Martin Fayulu et Emmanuel Ramazani Shadary en leur tendant une main fraternelle pour participer à la reconstruction de notre pays », a-t-elle dit devant le Conseil.

Quant aux premières actions du nouveau Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo sur les questions des Droits de l’Homme en RDC, la ministre Mushobekwa a évoqué la levée de la mesure d’interdiction des manifestations sur la place publique, la diffusion à la Radio-Télévision Nationale Congolaise ainsi que dans d’autres médias de l’Etat de toutes les activités et réunions tenues par le principal opposant Martin Fayulu de la coalition Lamuka, ensuite la mesure de grâce qui a été également prise dernièrement par le Chef de l’Etat en faveur de sept cents détenus qui ne méritaient plus de rester en prison, parmi lesquels certains acteurs politiques bien connus, dont l’Opposant Franck Diongo et le jeune juriste Firmin Yangambi. Poursuivant, la ministre congolaise des Droits Humains a réitéré aux participants la volonté du Chef de l’Etat de voir tous les congolais qui vivent à l’étranger de regagner le pays sans aucune crainte.

« Cependant, pour ceux qui sont poursuivis pour des faits de droit commun en RDC, ils ont la possibilité de venir se présenter devant le tribunal avec leurs moyens de défense afin que justice leur soit rendue. Mon pays s’engage donc encore une fois de plus à continuer à donner le meilleur de lui-même pour améliorer la situation des droits de l’Homme à travers tout son territoire. Cela passe par la sensibilisation, la vulgarisation et surtout la lutte contre l’impunité », poursuit-t-elle.

De la situation sécuritaire au pays

Concernant la situation sécuritaire, Marie-Ange Mushobekwa a annoncé sans risque d’être contredit, la reddition progressive des différents groupes armés dans certaines Provinces depuis quelques mois.

Dans le Kasaï, elle a évoqué la reddition des miliciens du groupe terroriste Kamwina Nsapu qui a semé la terreur pendant plusieurs mois dans cette partie de la RDC, avant d’annoncer la poursuite par les autorités congolaises à travers les chefs coutumiers, les ONG et les différentes confessions religieuses, de la campagne de sensibilisation entamée en septembre 2017 pour ramener une paix durable dans le Kasaï.

Quant au procès sur le meurtre des deux experts de l’ONU et leurs accompagnateurs congolais qui ont perdu la vie le 12 mars 2017 à Bunkonde, dans la Province du Kasai central, Mushobekwa a annoncé au Conseil de l’ONU la condamnation de trente-six personnes, et la poursuite d’autres procès publics organisés par la justice militaire.

« Nous promettons au Conseil des Nations Unies aux droits de l’Homme d’aller jusqu’au bout afin qu’aucun crime ne reste impuni », renchéri-t-elle.

Evoquant la situation qui a prévalu dans la province du Maï-Ndombe à Yumbi, la Ministre congolaise des Droits Humains a d’abord évoqué l’envoi, par le Président de la République, Félix Tshisekedi, des missions d’enquête pour faire la lumière sur ce qui s’y est réellement passé et établir les responsabilités afin que les coupables, ou plutôt les principaux suspects soient déférés devant les instances judiciaires congolaises.

C’est ainsi qu’elle a annoncé au Conseil des Nations Unies aux Droits de l’Homme, la tenue pour bientôt d’une réunion de toutes les structures de l’Etat congolais impliqués dans les enquêtes de Yumbi, afin d’élaborer un rapport global et définitif qui sera envoyé au Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme dans les tout prochains jours.

« Quoi qu’il en soit, les auteurs de ces massacres vont et doivent répondre de leurs actes devant les juridictions congolaises. Nous sommes bien conscients que sans la justice, il n’y aura jamais une paix durable. A présent, Le gouvernement de la RDC est en train de construire des structures d’accueil pour les populations de Yumbi déplacées dans les Provinces environnantes et d’autres réfugiées au Congo Brazzaville que nous remercions pour son hospitalité. Aux dernières nouvelles certaines personnes commencent à regagner timidement leurs villages. Les forces de l’ordre et de sécurité ont donc repris totalement le contrôle de Yumbi et ses environs », affirme Mushobekwa.

Enfin quant à la situation sécuritaire au Kivu, Marie-Ange Mushobekwa qui tient à la souveraineté nationale, l’intégrité territoriale et la sécurisation des citoyens congolais, a condamné l’attaque de la partie Est de la RDC par les terroristes ADF-NALU.

Pour clore son allocution, Marie-Ange Mushobekwa de la RDC a déploré la situation qui prévaut en France, pays ami de la RD Congo, un modèle de démocratie, un pays des droits de l’Homme, qui est non seulement menacée au quotidien par des groupes terroristes, mais paralysée par les Gilets jaunes depuis plusieurs mois.

Bernetel Makambo

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse