A Kisangani (Province de la Tshopo) Mise en service de quatre locomotives et poursuite de la modernisation de la voirie urbaine

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Le Premier ministre Matata Ponyo est arrivé mardi dernier à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, où il a été accueilli par le Gouverneur Jean Ilongo, ainsi que des personnalités civiles que militaires de la province. Aussitôt installé, le Premier ministre a débuté sa ronde par le rond point Kabondo, en plein marché central de Kinsangani. Après les honneurs militaires, cap vers l’autre rive à la gare de la SNCC Ubundu pour inaugurer quatre locomotives neuves de la SNCC devant desservir l’axe Kisangani-Ubundu, engins acquis sur fond propre du Gouvernement, soit 42 ans après. Il faut dire que la relance de ce trafic entre dans le cadre du projet de transport multimodal du Gouvernement appuyé par la Banque mondiale. Sur place, Matata Ponyo a coupé le ruban symbolique lançant ainsi la reprise de ce trafic ferroviaire. Sa présence a bord d’une locomotive en est une illustration. Pour la délégation syndicale de la SNCC, ceci est un ouf de soulagement pour leur société.

Dans leurs mots respectifs, le gouverneur de province, le Directeur général de la SNCC et le ministre de Transports ont tous salué cette reprise qui marque la détermination du Chef de l’Etat de faire bénéficier la population de la Tshopo des acquis de la révolution de la modernité. Quoi de plus normal pour les habitants de la Tshopo de dire leur satisfaction.

Soulignons que la SNCC a acquis 38 locomotives depuis 2015 et ces quatre qui sont affectées dans la province de la Tshopo sont plus performantes que celles d’entant. Elles ont une capacité de transporter 900 tonnes de marchandises par jour et en un temps record.

Il faut souligner qu’il y a longtemps que les populations ont entendu un train siffler sur cet axe ferroviaire compris entre Kisangani et Ubundu. La relance des activités de la SNCC sur ce tronçon va surement impacter le long du parcours. Le dernier train est passé par ici il y a des lustres. « Il y a plus de quarante ans qu’on n’avait plus le train ici. Lorsqu’on produit le riz dans la province du Maniema, il prend la voie fluviale jusqu’à Ubundu et d’Ubundu à Kisangani. Voilà l’impacte. Les riverains du fleuve seront à même de s’acheter un savon, du sucre, ils vont voyager pour découvrir l’immensité de ce pays », reconnait un bénéficiaire.

Pour les cheminots, cet apport du Gouvernement est une bouffée d’oxygène pour l’entreprise. « Nous entant que travailleurs nous pensons que c’est un décollage, une renaissance d’un chemin de fer qui a fait quarante ans sans acquérir des nouvelles locomotives. Avec ça, nous allons générer les recettes et dans les mois qui suivent, nous allons nous prendre en charge », soutiennent-t-ils.

Tout juste après avoir coupé le ruban symbolique, le Premier ministre a effectué une redonnée ferroviaire sur ce tronçon comme pour procéder à la relance de ce réseau si vital pour l’économie des trois provinces à savoir, le Maniema, le Bas Uélé et la Tshopo, avec implication sur l’ensemble du pays. « Sous le leadership pragmatique du chef de l’Etat, le Gouvernement vient d’écrire une nouvelle page de l’histoire de notre secteur de transport en dotant cette relation de 120 Km de long de quatre locomotive d’un seul coup acquise sur financement propre », a indiqué le ministre des Transports et Voies de Communication.

Poursuite de la modernisation de la voirie urbaine

Disons que la relance de ce trafic a coûté au Gouvernement congolais la bagatelle somme de 1.300.000 dollars Us. Après la randonnée, le chef du Gouvernement a lancé les travaux pour la poursuite de la modernisation de la voirie urbaine, travaux financés également sur fond propre du Gouvernement. Matata Ponyo voit en ces deux cérémonies la concrétisation de la vision du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange. Et ces travaux qui vont coûter au Gouvernement 22 millions de dollars Us vont s’étendre sur une distance de 12 Km dont 3 Km sont déjà asphaltés.

 « C’est l’application du programme du Président de la République qui vise la modernisation des infrastructures dans l’ensemble des provinces de la République. La révolution de la modernité n’est pas un slogan, c’est une réalité et nous la vivons dans la province de la Tshopo comme dans l’ensemble du pays. Nous venons d’inaugurer la mise en service de quatre locomotives neuves qui doivent fonctionner entre Kisangani et Ubundu. La dernière fois que les locomotives ont roulé sur ces rails, c’est en 1974 », a expliqué Matata Ponyo, qui ajoute que la cérémonie de ce jour vise aussi à reprendre les travaux de réhabilitation de la voirie urbaine de la ville de Kisangani, toujours sur instruction du Chef de l’Etat. Là aussi, c’est un financement sur ressources propres. Nous venons de débloquer près de 2 millions de dollars Us sur les fonds du Trésor public pour que ces travaux redémarrent avec une vitesse vigoureuse et là aussi, ça ne peut qu’être qu’une satisfaction personnelle, parce qu’autant la ville de Kisangani a bénéficié du lancement de travaux simultanément et en un seul jour,  autant la population boyomaise est reconnaissante de cette action salvatrice pour l’économie de la province.

Matata Ponyo encourage la SOTEXKI

Ici, il est allé se rendre compte des causes ayant occasionné de graves inondations de l’histoire de la ville de Kisangani moderne. Le Premier ministre, accompagné du ministre national des ITPR a fait ce constat : « Les espaces où on ne devait pas construire, soit à 30 m de caniveaux, on construit. On a vu aussi des endroits, où on ne pouvait pas jeter les immondices, mais on y jette. Aussi, on ne cure pas les caniveaux. Nous avons demandé au Gouverneur de la province, aux députés provinciaux de sensibiliser la population que les caniveaux, les canalisations et les espaces où on ne doit pas construire, doivent être protégés ». Il a poursuivi sa visite à l’usine textile SOTEXKI. Guidé par son directeur général, il est passé de service en service. Triste des réalités, elle fonctionne à 30% seulement avec des actionnaires de la Rdc et Kwanza capitale. Pour lui, la SOTEXKI est un bijou à protéger, car possédant encore des capacités à faire vivre la nation.

(Jean-Marie Nkambua)

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