A deux semaines de la rentrée scolaire

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Parents, école et gouvernement, l’heure de la vérité

La rentrée des classes, pour l’année scolaire 2015-2016, est prévue pour le lundi 7 septembre prochain. Pour l’heure, en effet, les écoles ont monté des banderoles et des tableaux avec un court message : « Inscriptions en cours, hâtez-vous car les places sont limitées ». Dans le souci d’apporter un peu du marketing, comme du sel dans la soupe, en effet, de nombreuses écoles se sont employées à exploiter, en grands écrits, la mention « 100% garantie ». Ceci dans l’intention d’attirer, non sans empressement, l’attention de l’imaginaire collectif des candidats au degré terminal des humanités.

A Kinshasa, et cela à travers la publication des résultats des épreuves d’examen d’Etat, le système scolaire a répandu une nouvelle culture consistant pour écoles et candidats, à « faire le culte » du nombre de réussites. Dans cet ordre d’idée, la mention « 100% » affichée à l’entrée des écoles transmet un message codé, pour dire : « chez nous, la garantie c’est la réussite au maximum aux épreuves de l’examen d’Etat ». Pour  les bonnes consciences, en effet, ce message offre, non sans amertume, à boire et à manger car les responsables d’écoles misent davantage sur le nombre d’inscrits que sur les moyens d’assurer une formation de qualité.

Pour leur part, des parents sur le-qui-vive, puisqu’avant la rentrée, c’est déjà la rentrée. Dans la mesure où, des écoles faisant fi des recommandations de l’Etat employeur, exigent des frais sous diverses formes. L’Etat dit : pas question de vente (obligatoire) de fournitures scolaires, les écoles proposent aux parents le cahier de communication et le journal de classe, sous la rubrique : confirmation de l’inscription.  Pendant ce temps, le marché bouillonne, en ceci que des marchands véreux s’insèrent dans le secteur des fournitures scolaires, car le mois d’août marque le dernier virage des vacances. A deux semaines de la rentrée des classes, plus d’un opérateur du marché savent que les parents sont en situation d’urgence et que c’est le moment ou jamais, estiment-ils, de se faire du bénéfice en montant les enchères. Ces véreux entrent en danse, plongeant ainsi le marché dans une véritable ambiance d’approche de la rentrée scolaire. Des cahiers, des sacs, des chaussures scolaires, des ketchs et pantoufles, uniformes (en tissus bleus et blancs) inondent le marché sous une certaine animation de revendeurs, pour susciter l’attention et attirer la clientèle.

La prise en charge des enseignants par les parents demeure

En dépit des promesses de la gratuité de l’enseignement de base, le gouvernement a reconduit le système de la prise en charge des enseignants par les parents. Bien des parents redoutent que ce qui a été ressentie telle une réalité amère au cours de l’année scolaire 2014-2015, ne le soit à nouveau pour l’année suivant, 2015-2016. L’Action Contre les Violations des Droits des Personnes vulnérables (ACVDP),  dans un communiqué de presse (dont un extrait suit), signé par son président Crispin Kobolongo, dénonce cet éloignement psychologique des décideurs.  

Ladite reconduction  est confirmée à travers les panneaux publicitaires placés dans les différents coins de la capitale, avec comme message : « Baboti, tokomisa bana na biso o kelasi pe topesa bango makoki ma kosilisa yango » (traduire : Chers parents, inscrivons nos enfants à l’école et garantissons-les des moyens de continuer jusqu’au bout).

Outre l’absence de budget conséquent pour l’éducation qui est pour le moment de 16% au lieu de 25% comme réclament les organisations qui plaident en faveur du respect du droit à l’éducation,  aujourd’hui ce système est considéré comme une autre cause de la mauvaise qualité de l’enseignement et de l’apprentissage scolaire en RD Congo. Cela entre en contradiction avec le Plan intérimaire de l’Education (PIE) comme ce document constitue un plan de transition de trois ans de la RD Congo visant l’opérationnalisation de la stratégie du secteur de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP). Ceci retient comme objectif l’atteinte de la scolarité primaire universelle en dix (10) ans. Endossé en juillet 2012  par le gouvernement et le Groupe de partenaires techniques et financiers soutenant le secteur de l’éducation, sa mise en œuvre a débuté de l’éducation, sa mise en œuvre a débuté en 2013. Il vise trois principaux  objectifs : accroître l’accès et l’accessibilité à l’enseignement ; améliorer la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage scolaires ; renforcer la gouvernance du secteur.

 

(Payne)

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