A cause du poids de l’âge: Timothée Nkombo Nkisi en voie de quitter le bureau

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La rumeur a tellement circulé dans les couloirs du Palais du Peuple que le deuxième vice-président Timothée Nkombo Nkisi aurait démissionné de son poste au bureau de l’Assemblée nationale. Sinon, à la plénière d’hier jeudi 8 octobre 2015, le Sage Ne Kongo UDPS était bel et bien au perchoir présidé par l’honorable Président Aubin Minaku.

Après les éléments de réponse aux préoccupations exprimées par les élus du peuple à la plénière du 01 octobre 2015 fournies par le vice-ministre à la Justice Mboso Kudia Mpwanga, place à la communication du Président de l’Assemblée nationale. Laquelle communication axée sur les étapes, le calendrier devant permettre l’élection des membres et le remplacement des démissionnaires du bureau de l’Assemblée nationale.

En ce qui concerne la rumeur qui court dans les couloirs du Palais du Peuple, le deuxième vice-président Nkombo Nkisi accuse le poids de son âge et aurait demandé les garanties quant à ses soins médicaux, étant donné qu’il ne va plus assumer les charges au bureau de la Chambre législative.

Il en va de même de la questeur Elysée Munembwe, membre de l’Alliance pour le Renouveau du Congo, ARC en sigle qui avait été élue à ce poste au nom du parti. ARC compte écrire, apprend-on, au bureau de l’Assemblée nationale pour signifier au Président Aubin Minaku que le poste pour lequel Elysée Munembwe occupe revenait à ARC lorsque ce parti était membre de la Majorité présidentielle. Ce serait justice rendue à cet effet.

Les mêmes sources indiquent que, outre les démissions du Rapporteur et du Vice-premier Président, le Rapporteur Adjoint membre de l’opposition à savoir Jean Pierre Tshimanga Bwana serait dans les viseurs aussi de la démission. Donc, le bureau de l’Assemblée nationale est sur la voie  d’être recomposé avec les nouveaux animateurs. C’est la quintessence même de la communication du Président de l’Assemblée nationale.

Aubin Minaku annonce la procédure d’ouverture de remplacement des membres démissionnaires

« Comme vous le saviez, c’est de la notoriété publique, certains de nos collègues ont démissionné du bureau de l’Assemblée nationale de leurs postes pour les motifs que vous connaissez », a introduit Aubin Minaku lors de sa communication aux députés nationaux. Les différentes familles politiques majorité et opposition qui  ont écrit au bureau sont en concertations en rapport avec les différents projets permettant au bureau de fonctionner de façon optimale. Face à tout cela, la réalité voudrait qu’à tout moment et en toute circonstance qu’il faille respecter la Constitution, les lois de la République et le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale de façon que chaque député jouisse de ses prérogatives.  « Mais, nous le bureau avons estimé que nous devrons procéder,  nonobstant les prérogatives de chacun devrons suivre sincèrement la procédure selon les étapes ci-après », a-t-il dit.

Les étapes de la procédure élective

Outre le mot d’ordre habituel lors de l’élection d’un membre appartenant à telle ou telle famille politique, cette fois ci, le Président de l’Assemblée nationale a donné une autre dimension d’étape, notamment la consultation réelle dans les 48 heures entre les différentes forces politiques dans l’hémicycle, c’est-à-dire une évidence de se parler, dirait-on le dialogue interparlementaire conformément au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. « Si nous pouvons nous concerter rapidement dès demain vendredi, le samedi 10 octobre nous organisons la conférence des présidents », a dit Aubin Minaku qui a évoqué le cadre formel pour rendre compte des consultations. C’est à l’issue de la Conférence des Présidents que le calendrier définitif sera rendu public. A titre indicatif, l’honorable Président Aubin Minaku a publié un calendrier provisoire qui peut être amendé s’il échet, dit-il tout en indiquant que c’est à l’issue de cette conférence des présidents que les forces politiques parlementaires se mettront d’accord quant aux postes à pourvoir au bureau de l’Assemblée nationale.

Donc, le lundi 12 octobre, dépôt des candidatures, le mardi 13 octobre sera consacré à l’examen des candidatures puis l’affichage, tandis que le mercredi 14 octobre (Ndlr Fête de la jeunesse zaïroise et naissance du Maréchal Mobutu) consacré à la campagne électorale, puis le jeudi 15 octobre élection des membres du bureau.

Dans la foulée, le Président de l’Assemblée nationale a informé l’Auguste plénière qu’il a reçu plusieurs correspondances qui paraient inédites, des questions nouvelles concernant leurs différents groupes parlementaires, mentionne-t-il. « Mais, il ne sert à rien de compliquer ce qui peut être constaté ou résolu simplement parce qu’il y a les principes qui nous guident ; des principes portés par le Règlement intérieur. Pour éviter tout malentendu, votre bureau a suggéré conformément à une option levée par la dernière conférence des président mettre une commission spéciale au fait d’examiner l’état actuel des différents groupes parlementaires à l’Assemblée nationale. Démarche qui nous semble objective et transparente pour éviter des malentendus et  interprétations inutiles parce que dans toutes les correspondances reçues il y a à boire et à manger, la moult interprétation et personne ne peut se prévaloir d’avoir le monopole de la bonne interprétation dans tout ce que j’ai lu », décrie Aubin Minaku qui a proposé à la plénière de faire seulement le constat puis de suggérer un schéma approprié pour permettre à l’Assemblée nationale de bien évoluer. Donc, le souci majeur du Président de l’Assemblée nationale est celui de constater seulement que tel parti politique, tel député national a traversé la rue vers l’autre rive de l’avenue. Ceci dit, qu’il ne faille pas écrire car, l’opposition est un état d’esprit, et non une carrière politique, voulait-il dire puisqu’à l’hémicycle il faut que tout le monde se parle tout en respectant l’identité de chaque député. « Que cette identité ait connu une transhumance ou pas, mais nous puissions à un moment savoir que x c’est tel, y c’est tel. Nous allons ainsi protéger notre institution et comme tout le monde puisse débattre des questions politiques », a précisé Aubin Minaku.

De l’équité et de la justice au sein de la Commission spéciale

De ce fait, c’est-à-dire la composition de la Commission spéciale, le Président Aubin Minaku a proposé que la Commission PAJ chapeaute ladite commission, secondée des honorables Bokona Wipa François, Tingambayi, Kangulumba, Matadi Wamba, Alonga Likili, Botakile, Sam Bokolombe, Kayinda Adèle, Papy Nyango et Henry Thomas Lokondo. Cette commission va bénéficier de l’appui des deux experts notamment Mutumbe Crispin, Conseiller parlementaire et Kanika Sumbayi, Conseiller Coordonnateur.

Après cette publication, le député national Kiakwama Kia Kiziki a émis une objection quant à l’importance de cette commission. Pour lui, il importe que le bureau précise, lesquels des postes sont à pourvoir, qui a démissionné et s’il n’y en n’a pas, la plénière va les aider à démissionner, a dit le député de l’opposition Kiakwama. « Avec sa sagesse, c’est le pourquoi de la Commission, c’est le pourquoi de publier le calendrier, parce que pour publier le calendrier il faut une décision et la décision va indiquer les postes à pourvoir », a précisé Aubin Minaku que la Commission spéciale a pour objet de ramasser toutes les préoccupations relatives à quelques groupes parlementaires qui connaissent quelque  problème de fonctionnement à cause de la transhumance politique qui est une mise en œuvre de l’option de la Conférence des présidents.

Cependant, l’honorable José Makila, quant à lui, a proposé au bureau que la répartition soit équitable quant à la composition de la Commission spéciale, c’est-à-dire 5 membres de l’opposition et 5 membres de la majorité pour éviter la frustration des uns et des autres car, il s’agit des certains députés nationaux qui ne veulent pas suivre la direction de leurs présidents des partis politiques puisqu’ils veulent rester dans la majorité parlementaire, a-t-il soutenu en faveur de l’équité des membres des familles politiques. Ensuite, il a soutenu que la Commission ait en son sein la présence des présidents des groupes parlementaires et ceux des commissions pour qu’il y ait justice dans le traitement des préoccupations soulevées par certains groupes parlementaires. En fait, pour préserver la crédibilité de leur chambre législative, José Makila s’inscrit dans la logique de la maturité politique à travers la sagesse et la moralité dans cette commission. Cette dernière doit observer le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les règlements intérieurs des groupes parlementaires qui posent problème.

Cette objection qui est sans passation est en faveur de chaque groupe parlementaire qui doit se choisir un représentant endéans 24heures, et si conflit y a, le bureau a les prérogatives de trancher, a soutenu le Président Aubin Minaku.

(Pius Romain Rolland )

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