Dot exagérée, le mariage coutumier perd son caractère symbolique

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USAID : signature hier d’un Acte d’engagement

L’acte d’engagement pour la promotion du genre en République démocratique du Congo, tel est le document signé ce mardi le 29 mars 2016 à Kinshasa par plusieurs personnalités, en la résidence de Dr. Diana B. Putman, Directrice de l’USAID, qui a en a justifié le pourquoi.

Devant les Députés et Sénateurs, les membres du Gouvernement, la Représentante Spéciale du Chef de l’Etat en matière des violences sexuelles et recrutement d’enfants dans les forces armés, les Chefs des Partis Politiques, les Ambassadeurs et Chefs des Missions Diplomatiques, et plusieurs autres partenaires techniques et financiers, le Dr. Diana B. Putman, Directrice de l’USAID s’est dite honorée pour clôturer le mois de la femme, en posant un acte concret pour promouvoir la mise en œuvre de la parité en RDC.
Une journée controversée

Commémorée chaque année en date du 08 mars, la Journée Internationale de la Femme peut avoir plusieurs significations par rapport à différentes catégories des personnes, a-t-elle commencé. Précisant que pour certaines, c’est tout simplement une célébration, pour d’autres c’est un appel à l’action pour accélérer les questions d’égalité de genre, et pour plusieurs, c’est une opportunité pour aligner et promouvoir les actes nécessaires à l’éradication des inégalités entre les hommes et les femmes.

Toutefois, quel que soit l’objectif, Dr. Diana B. Putman estime que la commémoration de la Journée Internationale de la Femme est le moment propice au bilan ainsi qu’aux réflexions visant à monter des
stratégies et poser des actions concrètes pour promouvoir l’équité dans les relations hommes- femmes.

Bien avant elle, la présidente de la Commission socio-culturelle de l’Assemblée Nationale avait circonscrit le contour du terme parité, faisant en même temps l’économie de la loi y relative, adoptée et promulguée l’an dernier.

La parité est liée à l’essor économique, ou mieux, c’est un impératif économique, doit-on retenir. C’est dans l’intérêt de chaque nation, institution, organisation, entreprise, parti politique, communauté et famille, d’utiliser et d’optimiser le plein potentiel ainsi que les talents des femmes. En effet, la majorité de la population étant féminine, leur implication dans divers mécanismes visant la croissance économique et le développement permettrait une productivité plus accrue et un bénéfice réel.

Un marché en évolution

Une récente étude publiée par l’Institut de Hautes Etudes Internationales et du Développent de Genève, a démontré que « l’inclusion des femmes dans les négociations et processus de paix aboutit à l’atteinte des résultats en termes d’accords de paix et fournit une grande probabilité de mise en œuvre des accords signés ». L’implication des femmes congolaises dans la préparation et la tenue du dialogue inter congolais de Sun City, ainsi que leurs actions de plaidoyer en vue d’emmener les acteurs politiques à l’application effective des accords signés, sont quelques illustrations qui prouvent la véracité de cette affirmation.

D’autres recherches ayant porté sur l’impact du leadership féminin ont également révélé que les femmes constituent le marché en évolution le plus large au monde et que plus d’égalité conduit à des Produits Intérieurs Bruts plus élevés ; et plus d’égalité induit plus de productivité. En outre, un leadership plus sensible au genre produit une meilleure performance générale des organisations et institutions : plus de femmes leaders en politique induit plus de prospérité.

« J’aimerais souligner ici que partout dans le monde, les femmes contribuent au
progrès social, économique et politique de leurs pays. Cependant les progrès en
vue de la parité de genre sont restés minimes dans le mond
e entier et pas seulement
en RDC. Aux Etats Unis d’Amér
ique par exemple, la représentation féminine
actuelle tant au congrès, au gouvernement ainsi qu’au séna
t n’as pas atteint 20 en
moyenne. Ceci montre
à suffisance que l’égalité des sexes n‘a pas encore été
atteinte aux USA »
, a-t-elle renchéri.

Le Forum Economique Mondial a prédit en 2014 que l’égalité de genre ne pourrait
être atteinte avant 2095. En 2015, le même forum a estimé qu’il y a un
ralentissement et que la différence en matière de genre ne saurait être comblée
avant l’an 2133. Ceci est un appel urgent à l’action pour mettre fin aux inégalités et
promouvoir l’équité.

Il en découle clairement que la prise en compte de l’équité homme-femme ou la
mise en œuvre de la parité à tous les niveaux, fournit des bénéfices certains pour
les organisations, institutions et nations. Le déterminant majeur de la compétitivité d’un pays est son talent humain, lequel se mesure à travers les compétences et la
productivité de sa masse laborieuse. Il est donc important de promouvoir toutes les catégories de la population active, hommes et femmes, de donner des opportunités égales à tous, afin de leur permettre de réaliser leur plein potentiel.

 

D’où le cri pathétique de Mme Diana : « J’en appelle donc aux organisations et institutions ici représentées à créer une culture organisationnelle et institutionnelle dans laquelle les hommes et les femmes sont impliqués, valorisés et contribuent conformément à leurs capacités ; promouvoir une culture de changement et un leadership d’équité sensible au genre ; éliminer les stéréotypes et préjugés défavorisant les femmes dans leurs carrières dans tous les domaines : social, économique, politique, etc. ». Tel est le sens de l’acte d’engagement auquel tous ont été conviés pour la signature de ce jour.

(Emmanuel Badibanga)

 

 

 Ci-dessous l’intégralité dudit acte d’engagement, gravitant autour de 7 points

 Acte d’engagement pour faire avancer la mise en œuvre de la parité entre les hommes et les femmes en République Démocratique du Congo

Nous, Gouvernement, Parlement et Sénat, Partenaires Techniques et Financiers, Agences du Système des Nations Unies, membres de la Société Civile congolaise et internationale, acteurs engagés pour le
développement de la RDC,

~ Reconnaissant que la parité entre hommes et femmes s’appuie sur la déclaration universelle des droits humains

~ Soucieux de la promotion de l’équité et de l’égalité homme-femme dans nos institutions et interventions

~ Saluant la signature par le Chef de l’Etat de la déclaration solennelle des Chefs d’Etats africains sur l’égalité de genre

~, Conscients des efforts de la RDC dans la promotion du genre, lesquels se traduisent notamment par l’inscription de la parité dans la constitution du pays, l’adoption et la promulgation de la loi sur la parité, la Politique Nationale Genre ainsi que toutes les autres stratégies de promotion du genre

~ Reconnaissant que les défis et obstacles en matière d’égalité entre les hommes et les femmes persistent, malgré les avancées enregistrées au niveau du cadre légal

~ Conscients que l’application des dispositions du cadre légale contribuera à une participation citoyenne équilibrée et durable de la femme Congolaise à la prise de décision et la gestion des affaires

~ Convaincus qu’une application plus forte de la parité hommes-femmes va déboucher sur une amélioration globale des conditions politiques économiques et sociales au niveau national

~ Reconnaissant que l’amélioration de la parité entre les hommes et les femmes doit être appuyée de manière inclusive par les acteurs nationaux et internationaux

Prenons l’engagement, chacun en ce qui le concerne et dans sa sphère de pouvoir et d’influence:

  1. De promouvoir l’égalité en aidant les femmes et les filles à réaliser leurs ambitions et atteindre leurs objectifs;
  2. De soutenir une culture du changement par l’élaboration de politiques et stratégies sectorielles sensibles au genre, dont l’appui à l’éducation des filles, leur offrant de ce fait des opportunités d’épanouissement et d’autonomisation des femmes et des filles;
  3. De contribuer dans la mesure de mes capacités, à l’élimination des coutumes rétrogrades, lesquelles constituent un obstacle majeur à la promotion de l’égalité de genre en RDC
  4. De soutenir l’équité en valorisant le travail des femmes et des hommes de façon égale
  5. De contribuer à l’établissement d’un environnement protecteur en vue de préserver les hommes, les femmes et les filles de toutes formes d’exclusion, des violences et autres pratiques néfastes
  6. Faire de la parité hommes-femmes un thème transversal dans tous les secteurs et tous les niveaux d’intervention, en prévoyant des outils de concertation, de formation et des instruments méthodologiques pour intégrer la démarche genre dans toutes nos actions.
  7. Renforcer notre collaboration afin de renforcer la parité genre incontournable pour une meilleure politique de développement de la RDC.

 

 

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