A bord d’un taxi

par -
0 667
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

De faux agents de sécurité dépouillent un confrère de la RTG@

Décidément, rouler à bord de taxi de jour comme nuit devient un risque plein car certains malfrats trouvent là un terrain de prédilection pour commettre leur forfait.

Deux journalistes de la RTG@ viennent de subir l’amère expérience. Il y a un mois, la consœur Astrid Mbuyi s’était vu ravi sa paie mensuelle par des gens embarqués dans le même taxi que elle desservant la ligne Boulevard du 30 Juin-Kintambo Magasin. Arrivé au niveau de l’INSS, ils l’ont braquée, l’ont fouillée et ont pris tout l’argent de sa paie qu’elle venait de toucher ce jour-là ainsi que ses bijoux. Puis, ils l’ont contrainte de descendre de la voiture le canon du fusil sous sa joue.

Le lundi 3 août 2015, la même scène s’est répétée. Cette fois, la victime était le confrère Philémon Longonya. Ce dernier quitte la rédaction aux environs de 19 heures. Il va attendre un moyen de transport au Boulevard du 30 Juin au niveau de l’Ambassade de Belgique. Sa destination était Kintambo Magasin. Un des véhicules (taxi) s’arrête dont le chauffeur fait le geste signifiant qu’il allait à Kintambo Magasin. Il ne restait plus qu’une place à bord. Ne se doutant de rien, notre confrère s’embarque. Arrivé au niveau de la Regideso, le véhicule s’arrête. Poliment, les autres clients le prient de descendre parce qu’ils doivent prendre une autre destination. Mais, avant tout, ils lui tiennent ce discours : « Tu es des nôtres et nous voulons te dire la vérité. Nous sommes des agents de sécurité œuvrant à la Présidence de la République. Nous sommes nombreux et nous sommes disséminés à travers la capitale chargés de  traquer des éléments nuisibles venus du Congo/Brazzaville qui voudraient déstabiliser le régime de Kabila. Nous pouvons vérifier votre sac pour voir si vous n’avez pas des journaux politiques qui s’attaquent aux autorités du pays et aussi voir si vous n’avez pas de choses dangereuses …Il ne faut rien craindre, nous sommes là pour vous. »

Le confrère était surpris par ce discours dont le contenu était insolite et se demandait à quoi rimait tous ces propos. Le croyant avocat, il dut exhiber aux malfrats sa carte de presse. Puis commença la fouille de son sac. Il avait une certaine somme en francs congolais et une autre en dollars américains enveloppée dans un emballage en kaki. Et curieusement, ils n’ont saisi que la somme en dollars tout en laissant celle en francs congolais. C’est alors que le confrère a compris qu’il avait affaire à un groupe de bandits, de malfrats qui utilisent l’étiquette « d’agents de sécurité œuvrant à la Présidence de la République » pour commettre des forfaitures au détriment de la population.

Comment savaient-ils que le confrère avait de l’argent dans son sac ? Une certaine opinion pense qu’ils opèrent moyennant des gris-gris.

Que faire pour endiguer le fléau qui prend de l’ampleur ?

Le phénomène, certes, ne date pas d’aujourd’hui. La misère aidant, il tend à prendre une ampleur dangereuse. Il faut que les autorités (surtout celles de l’Hôtel de Ville) fassent quelque chose pour l’éradiquer définitivement. Car, il est inadmissible qu’une personne, fatiguée après une journée de travail harassante, puisse être victime de tels actes alors qu’elle est responsable.

A notre humble avis, pour que le banditisme à bord des taxis soit éradiqué, il faut que le gouvernement provincial réglemente l’usage des taxis. Dans ce sens que tous les véhicules qui font du taxi doivent être répertoriés et fichés. Tous les taxis doivent être colorés comme à une certaine l’époque et doivent porter un numéro d’ordre. L’avantage de cette mesure serait que toute infraction de ce genre qui se commettrait dans un taxi, ces auteurs seraient facilement identifiables et arrêtés, même plus tard.

Il y a quelques temps, l’Hôtel de Ville avait pris, certes, de pareilles décisions mais malheureusement, comme il est de coutume il n’y a jamais eu de suivi et l’application de la mesure a failli. A telle enseigne que n’importe quel véhicule peut faire du taxi. C’est de la concurrence déloyale au détriment des chauffeurs qui ont pour profession taximan.

Larguer de vrais agents de sécurité à travers la ville

Un autre moyen pour éradiquer le phénomène est que l’ANR doit larguer à travers la capitale ses agents pour traquer justement ceux qui usurpent leurs fonctions ; en d’autres termes traquer de faux agents de sécurité, les montrer au public à la télévision pendant que leur procès doit être public. Une fois condamnés, ces malfrats doivent méditer leur sort entre les quatre murs de la prison de Makala. Cela va certainement dissuader ceux qui planifient ces manœuvres diaboliques.

Et comme ils ne manquent pas à dire, nous voyons venir les fameux activistes des droits de l’homme qui vont certainement brandir l’argument selon lequel les malfrats bénéficient de la présomption d’innocence et de ce fait, ils ne peuvent être jetés en pâture à la vindicte populaire.

En tout cas, toutes les solutions idoines sont attendues pourvu que la tranquillité et la sécurité des Kinois soient garanties, de jour comme de nuit.

(D.L.  )

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse