6ème édition du colloque du secteur minier à la Fikin

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Perspective de création du Fonds minier et de dissolution de la direction géologique

Les rideaux tombent demain samedi sur la 6ème édition du colloque du secteur minier congolais. La série de communication, à cet effet, portant sur le thème : « Pour un secteur minier moteur de croissance économique en vue de l’émergence de la RDC ». Le programme s’est poursuivi hier, dans la salle de réunions de la Fikin, avec deux exposés, sous la modération de Mandja Andia. Le professeur Mack Dumba est Coordonnateur de l’ITIE/RDC. Dans son exposé, il a planché sur : « La transparence dans l’industrie extractive : un facteur de croissance et d’émergence de la RD Congo ». L’exposé du ministre provincial des Mines/Katanga, Audax Sompwe, a eu pour intitulé : « Opportunités  d’investissements miniers dans la province du Katanga  et stratégies du développement ».

Recherchede la transparence, responsabilités partagées

« Notre rapport ITIE 2013 comprend 250 pages. La semaine prochaine, son contenu sera disponible sur le site. Nous n’entretenons pas la langue de bois comme le pensent certains ; notre rapport est suffisamment clair, il n’y a pas de non-dit », a souligné le Coordonnateur national.

Il a relevé une évidence : « les ressources minières sont non renouvelables ». Pour cela, il a insisté sur les responsabilités des acteurs dans la prévalence d’une gestion qui mette à l’avant-plan la bonne gouvernance, pour le bien de la communauté. « Les responsabilités sont partagées pour la recherche de la vérité, de la transparence et de la bonne gouvernance », a-t-il dit. Et d’insister : « Ce n’est pas l’ITIE qui change la situation des gens ; c’est le gouvernement. Les médias, les chercheurs, les leaders d’opinion, s’ils veulent en savoir davantage sur la façon dont est géré le secteur minier, ils doivent s’en remettre au gouvernement. Nous avons listé tous ceux qui dirigent les entreprises minières et pétrolières au Congo. Un jour, l’ITIE cessera d’exister car elle n’est pas une structure permanente.Quand elle ne sera plus, alors nous aurons déjà appris la transparence dans la gestion des secteurs minier et pétrolier », s’est-t-il satisfait.

Et le modérateur saisissant la balle au bond, a renchéri en ces termes : Les ressources minières sont non renouvelables. C’est en connaissance de cette évidence que le gouvernement projette la création du fonds minier. Ceci est l’expression que les efforts d’exploitation présents tiennent compte des générations futures. Par ailleurs, la direction géologique va disparaître, au terme d’un processus mûrement pensé par le ministère de tutelle. Si nous restons seulement dans le modèle de la production des cuivres, sans aller au-delà, nous ferons du sur place. Il nous faut donc faire preuve de dynamisme, en nous adaptant au temps et aux exigences du marché.

Le rapport ITIE 2013: un succès reposant sur la viabilité de l’expertise locale 

« Dans tous les pays africains, la société civile doit se saisir du rapport et le disséminer auprès du public. Ce qui n’est pas malheureusement le cas chez nous », a constaté le Coordonnateur national de l’ITIE. Vantant la valeur du rapport 2013, il a salué, dans cet ordre d’idée, la collaboration des entreprises qui apportent  des éléments vérifiables. « Les entreprises qui font leur déclaration au processus ITIE se soumettent aux normes internationales. Les chiffres déclarés sont fiables. Le système de gouvernance fonctionne de telle sorte qu’un audit de fiabilité interne aux entreprises précède leur déclaration », a-t-il relevé. Séance tenante, l’orateur s’est félicité de la bonne appréciation dont jouit l’ITIE/RDC auprès du secrétariat international. « Voici comment fonctionne l’ITIE. Nous avons la lassitude de publier le rapport deux ans plus tard. C’est-à-dire fin 2015, le rapport 2013 est opportun et le bienvenu. Fin 2016, il nous est loisible de publier le rapport 2014 », a-t-il précisé. Et d’ajouter : Le secrétariat international a félicité la RDC d’avoir publié le rapport 2013 avant le délai. Aussi le gouvernement de la République, a-t-il trouvé favorable que désormais, le rapport soit apprêté annuellement.

Nécessité de rendre systématique la prospection minière

Le ministre provincialdes Mines/Katanga, sans se faire prolixe, a démontré que la province offre amplement d’opportunités en termes d’investissements. L’avantage, a-t-il insisté, réside notamment dans l’effort à ordonner la prospection minière (qui fait défaut), en vue d’accroitre les opportunités d’investissements. Dans le même ordre d’idée, l’orateur a ressorti le bénéfice que tirerait l’Etat à emménager le cadre provincial, pour stimuler l’intérêt des investisseurs potentiels. « En dehors du secrétariat général, les acteurs institutionnels dont notamment le cadastre minier, doivent s’assumer », a-t- il souligné. Pour cela, le déficit conjointement  énergétique et d’infrastructures mérite que les décideurs s’y penchent vraiment. Car, a-t-il rappelé, la gestion des ressources minières relève des prérogatives du gouvernement central.

(Payne)

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