57 ans après l’assassinat de Patrice Emery Lumumba: Lambert Mende présente un programme ambitieux pour la Rdc

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57 ans après l’assassinat du maître et inspirateur, le Héros National Patrice Emery Lumumba, avec ses compagnons Joseph Okito et Maurice Mpolo, Lambert Mende Omalanga, ministre de la Communication et Médias a produit une réflexion intellectuelle intitulée : « La Convention des Congolais Unis 57 ans après Lumumba ». Cette réflexion a été livrée hier aux militants et cadres de ce parti politique dans la salle ‘’Le Maximum’’ appartenant à ce parti politique membre de la Majorité Présidentielle, située dans la commune de Ngiringiri. Pour que notre pays reste effectivement à nous et que nous fassions un cadre plus beau qu’avant, Lambert Mende Fondateur de la CCU a fixé les esprits sur le programme qu’il propose de mettre à cette fin, lequel se décline en six points. Il s’agit de la relance de la production nationale, la défense des Intérêts Nationaux envers et contre les convoitises extérieures, la citoyenneté responsable, la maîtrise de la science et de la technologie, la promotion inconditionnelle de la souveraineté nationale de la RDC et la lutte contre les antivaleurs, le révisionnisme et le chaos.

(JMNK)

Ci-dessous l’intégralité de cette réflexion :

Aujourd’hui 17 janvier 2018, nous commémorons les 57 ans de l’assassinat de notre maître et inspirateur, le Héros National Patrice Emery Lumumba, avec ses compagnons Joseph Okito et Maurice Mpolo. Les développements politiques dans notre pays ces derniers mois rendent justice à ce grand combattant de notre liberté et de notre dignité que ses assassins et ceux qui les ont accompagné dans cette sale besogne ont échoué à effacer de l’histoire congolaise, africaine et universelle.

Aujourd’hui, 57 ans après, la pertinente actualité de sa lutte s’impose au regard des remous provoqués dans notre pays par quelques acteurs politiques et sociaux nationaux, et pas des moindres, au service d’un quarteron’ d’hommes d’influence de l’ancienne métropole coloniale en marge des procédures démocratiques tracées souverainement par les Congolais.

Voici qu’éclosent à nouveau les mêmes pratiques ignobles emballées dans la même rhétorique sophiste, paternaliste et méprisant qui faisait passer Patrice Lumumba pour un dangereux communiste et définissait cette doctrine politique par des véritables légendes terrifiantes. De telles légendes ont rendu possibles les comportements suicidaires et fratricides à l’instar de ce peloton de Congolais commandés par deux sous officiers belges qui ont pressé la gâchette pour tuer Patrice Emery Lumumba le 17 janvier 1961 à Shilatembo près de Lubumbashi dans le Haut-Katanga.

Voici, 57 ans après, à nouveau ce paradoxe des élites qui, ce matin encore, nous conduisaient dans une émouvante commémoration  religieuse du sacrifice de Lumumba mais qui s’évertuent, dans le même temps prêtes à exécuter avec un zèle aveugle des schémas de déstabilisation et de déstructuration de leur propre pays en échange de maigres prébendes des émules des néocolonialistes qui ont martyrisé ce Héros National qu’ils prétendent révéré. Ils n’ont eu de cesse à partir de septembre, octobre, novembre et décembre 2016, puis le 31 décembre 2017, de détruire les fondamentaux du vivre ensemble libre et digne dans notre pays qui est aux racines de l’idéal de Patrice Lumumba par la promotion d’un chaos peu propice à ces valeurs fondamentales et ce, pour des prétextes qui ne répondent à aucune logique rationnelle. On sait maintenant qu’ils soutiennent sans réserve, les extrémistes circonvenus par des groupes d’intérêts étrangers, avaient dans un premier temps programmé une sorte d’apocalypse dans notre pays à la date du 19 décembre 2016, marquant la fin du mandat constitutionnel du Président Joseph Kabila élu pour un second mandat en 2011, en violation délibérée de notre Constitution dont l’article 70 alinéa 2 décrète que pour autant que les élections n’avaient pas pu être organisées dans les délais prévus, le Président en exercice reste en fonction jusqu’à l’installation du nouveau président de la République élu. Comme si les éruptions de violence qui avaient mis alors aux prises les partisans des deux thèses avec à la clé des morts d’hommes et des destructions de biens à Kinshasa ne suffisaient pas, ils sont revenus à la charge fin 2017, alors que le processus électoral pris en charge par les Congolais eux-mêmes avait entamé sa vitesse de croisière.

On a l’impression que pour ces gens en quête de raccourcis vers les prébendes et le pouvoir et surtout pour leurs mentors en Belgique, les Congolais ne sont que de la chair à canon malléable et corvéable à volonté. Il n’est pas exagéré d’affirmer qu’ils ont, pour ainsi dire, vendu leur âme à ces puissants groupes d’intérêts qui semblent ne plus vouloir des élections dont ils ne seraient pas assurés de contrôler les résultats au mieux de leurs propres agendas particuliers. La paix chèrement acquise, au prix du sang de milliers de nos compatriotes est ainsi délibérément sabotée par ces hommes d’influence et leurs affidés auxquels ils font miroiter la reproduction du printemps arabe, comme si notre pays au passé déjà si macabre pouvait espérer se porter mieux que tous ces autres Etats jadis prospères qui, à l’instar de la Lybie, en ont été démantelés, ou en voie de l’être du fait de cet épisode dont le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a pas tenu ses promesses, loin s’en faut.

La RDC, notre pays est aujourd’hui confronté à une véritable offensive révisionniste de la part de ces forces nostalgiques auxquelles le prédicateur du Temple du Centenaire protestant a demandé hier du haut de l’autel au cours de l’office célébré en mémoire du regretté Mzee Laurent-Désiré Kabila de « laisser le Congo aux mains des seuls Congolais », A bon escient car, après avoir fait neutraliser puis éliminer physiquement par des Congolais Patrice-Emery Lumumba et Mzee Kabila qui portaient les espoirs de leur peuple, poussent cyniquement d’autres Congolais, à rééditer aujourd’hui le crime fondateur du système néocolonial congolais perpétré le 17 janvier 1961. Des élus légitimes du peuple congolais sont dans leur collimateur. Il est du devoir des vrais disciples de Patrice Emery Lumumba de résister à cette engeance criminelle et de faire échec à sa téméraire entreprise de dépossession. Pour que notre pays reste effectivement à nous et que nous fassions un cadre plus beau qu’avant. Mon but aujourd’hui est de fixer les esprits sur le programme que nous nous proposons de mettre à cette fin, lequel se décliner en six points:

  1. La relance de la production nationale dans cet immense pays que nous avons hérité de nos aïeux et que nous avons le devoir de léguer, en meilleur état à nos descendants. Pour cela, nous devons ‘hic et nunc’ réconcilier les hommes et les femmes du Congo avec le travail et les faire renoncer à la culture du moindre effort et de la main tendue qui a fait de nous un peuple indigent assis sur un trésor que le capitalisme mondial veut s’approprier. Pour réaliser cet objectif, les seules ressources sont l’organisation du travail et la rigueur dans l’exécution des tâches à quelque niveau que ce soit. C’est le défi que Lumumba nous demandé de relever en prenant l’engagement de démontrer ce que l’homme noir peut faire lorsqu’il prend en mains sa propre destinée.
  2. La défense des Intérêts Nationaux envers et contre les convoitises extérieures qui prennent des formes tantôt insidieuses (en passant par des marionnettes recrutées parmi nos propres compatriotes parfois les plus respectables), tantôt agressives (lorsque les maîtres autoproclamés du monde sortent eux-mêmes du bois pour tenter de faire marcher à reculons le train de l’Histoire). Le scandale géologique qu’est la RDC provoque naturellement ces tentatives plus ou moins grossières de dépossession que nous avons vécue et dont nous expérimentons encore les tentatives de réédition ces derniers jours. Notre pays ne peut espérer vivre dans la quiétude que si, et seulement si, il devenait une citadelle fortifiée grâce à une armée puissante et dissuasive chargée de lui servir de bouclier et de rempart. Une autre question doit nous interpeller: si des groupes d’intérêts particuliers n’ont pas hésité à nous agresser militairement pour faire main basse sur une partie de nos minerais stratégiques, qu’en sera-t-il de la guerre de l’eau auquel nous expose notre statut de plus grande réserve d’eau douce du continent avec le réchauffement climatique généralisé et qui, elle, risque d’impliquer des Etats avec leurs forces conventionnelles? C’est pourquoi nous prévoyons un enrôlement massif de tous les jeunes, quel que soit leur niveau de formation scolaire ou académique, au sein des Forces Armées de la République. Notre pays qui ne peut être mieux défendue que par ses fils devrait, au regard des agressions et menaces d’agressions observées, rendre le service militaire obligatoire à un certain âge ou tout au moins faire de nos jeunes des réservistes des forces armées, comme c’est le cas dans d’autres entités connaissant une situation similaire.
  3. La citoyenneté responsable qui est un état d’esprit favorable à l’émergence du pays, à la préservation des valeurs de patriotisme, d’unité nationale et de paix. Elle implique une action pédagogique constante pour amener les élites congolaises à rompre avec l’instrumentalisation du concept même de « peuple» qui semble avoir une résonnance condescendante et même auto dérisoire car accolé à des personnes supposées mal formées ou ne disposant que de compétences insuffisantes, éligibles à toutes sortes de manipulations « moutonnières» à des fins politiciennes, économiques, sociales ou autres. Cette inclinaison est tellement ancrée chez certains acteurs politiques 4 et sociaux congolais qu’ils trouvent normal de se rendre régulièrement en Belgique prendre des ordres ou rendre compte à leurs mentors. Un comble pour des gens qui ont vécu le joug de la domination coloniale il y a à peine quelques décennies! La citoyenneté responsable c’est ce que Mzee Laurent-Désiré Kabila a exprimé à travers son appel historique à « ne jamais trahir le Congo ». C’est le recours à notre propre génie créateur, notre force, notre courage, notre audace face aux manipulations et aux chantages de toutes sortes pour résoudre nos problèmes de développement, de progrès et d’émergence. Elle implique une bonne connaissance de notre propre histoire et des leçons qui en résultent. Il nous revient de la cultiver en permanence, en maintenant la conscience des Congolaises et des Congolais éveillée par une réminiscence systémique des humiliations subies du fait des expériences avilissantes de l’esclavagisme et du colonialisme qui semble se reproduire sous une forme plus subtile. Voir des émules des esclavagistes et des colonisateurs manipuler notre peuple en s’autoproclamant champions des Droits de l’Homme sous nos tropiques est un scandale. La citoyenneté responsable permet de nuancer les effets sur notre univers mental de leur matraquage médiatique pour nous faire passer pour des sauvages sans aucune considération pour leurs propres congénères et jeter un voile pudique sur leurs innombrables méfaits sur notre peuple comme les mains coupées, la chicotte, les corvées agricoles obligatoires, le supplice ou l’assassinat des Kimpa Vita, économiques télécommandées charité … Lumumba ou Mzee Kabila, guerres économiques télécommandées qui furent tout sauf des actes de charité…
  4. La maîtrise de la science et de la technologie pour permettre à la République Démocratique du Congo de devenir compétitive dans une planète mondialisée dont l’évolution vertigineuse rend la concurrence de plus en plus acharnée. Car le génie congolais n’est pas une vue de l’esprit. II existe et ne demande qu’à être déverrouillé. Pour cela il importe de déconstruire une fois pour toutes les complexes d’impuissances et les illusions messianiques entretenus dans notre univers mental notamment à travers des faux prophètes talentueux et des technostructures que sont l’enseignement et les médias pour nous maintenir dans des schèmes comportementaux favorables à des intérêts qui ne sont pas les nôtres, loin s’en faut. L’apogée du Congo ne sera pas une génération spontanée.
  5. La promotion inconditionnelle de la souveraineté nationale de la RDC chahutée par ceux qui vivent de l’asservissement de notre peuple est le cinquième élément de notre programme. La conquête d’un avenir pacifique qui conditionne la prospérité et l’émergence de la RDC dans le concert des nations ne peut en aucune manière s’accommoder du contrôle des affaires de notre pays par des personnes physiques, morales ou des puissances étrangères sous une forme ou une autre. Il importe dès lors que toutes les réalités historiques et géostratégiques auxquelles le pays se trouve confrontées soient intériorisées par toutes les générations de Congolais afin qu’elles deviennent plus conscientes de leurs devoirs qui sont aussi nobles que leurs droits. Il n’est pas inutile de rappeler à ce sujet les propos de l’ancien Président français François Hollande en réaction à des critiques acerbes du président américain Donald Trump qui exprimait avec le style cru qu’on lui connaît son pessimisme quant aux chances qu’avaient les pays de l’Union Européenne de surmonter les problèmes créés par le Brexit (sortie de la Grande Bretagne de l’Union). « L’Europe n’a pas besoin de conseils extérieurs pour lui dire ce qu’elle a à faire» avait déclaré sèchement M. Hollande. Il avait été suivi quelques jours plus tard par Mme Angela Merkel, la chancelière allemande qui a déclaré : « Nous, Européens, nous tenons notre sort entre nos propres mains ». Pourquoi donc ces Européens-là se permettent-ils en même temps de donner aux Congolais en particulier et aux Africains en général des leçons de gouvernance et de bonne gestion? Comme lorsque François Hollande, évoquant le calendrier électoral en RDC avait dit : « je ne transigerai pas sur le respect des dates pour la tenue’ de ces élections », ce à quoi nous lui avons rétorqué que « la ROC, n’était pas un département ou une sous-préfecture de la République Française … ».
  6. La lutte contre les antivaleurs, le révisionnisme et le chaos qui font tourner en rond nombre de pays du Sud en provoquant des sauts de puces de révolution en contre-révolution. La timidité des mesures de lutte contre ces antivaleurs (corruption, népotisme et pratiques bureaucratiques petite-bourgeoises) deviennent un terreau fertile pour le révisionnisme perpétuel qui se présente à l’opinion, paré des atours d’un conformisme entretenu quotidiennement par les médias dits globaux étrangers qui ont envahi notre vie quotidienne et tapissent l’enfer des meilleures intentions pour nous faire tourner en dérision.

Notre pays a, de notoriété publique, atteint le point de non-retour dans l’édification d’un Etat de droit et tous nos efforts devraient converger vers la consolidation de la démocratie à travers des élections libres et transparentes, les troisièmes après celles de 2006 et 2011. La CENI gère avec succès les crampes sécuritaires et opérationnelles qui ont techniquement rendu irréalisables des élections en 2016 en prenant appui sur un consensus laborieux obtenu grâce à une convergence de toutes les forces politiques et congolaises appelées à la rescousse d’un processus électoral fiable et apaisé. Mais on nous rabat les oreilles avec des interprétations qui défient l’intelligence et tendent à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. L’accord du 31 décembre 2016 est entré effectivement en œuvre mais on veut nous convaincre du contraire parce que des « clients» de tel ou tel réseau néocolonialiste n’en ont pas profité pour exécuter leur plan machiavélique de capturer le pouvoir sans élections au profit des intérêts de leurs maîtres. A l’heure où se préparent les grandes manœuvres de restructuration des formations politiques dans le cadre de la nouvelle loi électorale qui vient d’entrer en force, c’est à l’aune d’une proximité idéologique basée sur ces six idées – forces de son programme politique, et à cette aune seulement, que la Convention des Congolais Unis, notre parti, évaluera l’utilité de conclure une alliance avec l’une quelconque des autres forces politiques qui en ressentirait le besoin en perspective des prochains scrutins. J’invite le Président National de la CCU à bien vouloir convoquer sans délai une session du Bureau Politique du Parti à l’effet d’en examiner sans états d’âme la possibilité en se servant avec et rigueur les indications de cette boussole politique.

Merci.

Lambert Mende Omalanga

(Fondateur de la CCU)

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