50 ans après: Le décret « Ad Gentes » au centre d’un colloque international à Kinshasa

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Une photo de famille des participants

C’est hier, à travers une célébration eucharistique dite par le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, qu’a été lancé le colloque international à l’occasion du 50ème anniversaire du décret « Ad Gentes » du Concile Vatican II et du 40ème anniversaire de l’exhortation apostolique « Evangeliee Nuntiandi ». Ce Colloque organisé par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), en collaboration avec la Fondation « Evangelii nuntiandi in Africa (ENIA) est placé sous le thème : « La mission évangélisatrice de l’Eglise dans l’Afrique aujourd’hui : Défis et perspectives ». Le Gouvernement de la République était représenté par M. Willy Makiashi, Vice-Premier ministre et ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale.

Disons que le Consul Vatican II qui est une grande assemblée ecclésiale a produit le document quatre constitutions et le décret. « Ad Gentes » c’est le décret sur l’activité missionnaire de l’Eglise, soit la grande charte de la mission qui appelle entre autre les jeunes églises, les églises locales, à travailler dans le dialogue avec les cultures, à responsabiliser les églises locales. Au cours de ce Colloque, il sera important pour les participants de réfléchir pour savoir, qu’est-ce qui a été fait dans cette prise de responsabilité comme sujet ecclésiale d’annonce, 50 ans après? Quels sont les défis propres du contexte congolais dans l’évangélisation et quelles sont les réponses qu’il faut proposer? Le décret Ad Gentes est un décret sur l’activité missionnaire de l’Eglise envoyée vers les Nations.

A en croire le Professeur Abbé Léonard Santedi, Secrétaire général de la CENCO et Modérateur général du Colloque, c’est toute cette panoplie de questions que les participants vont visualiser pour analyser la parole et l’action de l’église, dit-il, avant d’ajouter que nous espérons que les réflexions engagées au cours de ce colloque pourront être de grande utilité pour nos pays africains.

C’est le Cardinal Archevêque de Kinshasa qui a été le premier à prendre la parole. Il s’est salué les participants qui ont fait ce choix de venir honorer l’église de la Rd Congo, d’autant plus que ces deux documents ont orienté toute l’action évangélique de l’Eglise pendant ce dernier siècle. Pour sa part, M. Maurice, le Représentant-pays de CAFOD a fait voir que l’image du missionnaire était des gens qui quittaient le monde développé vers l’Afrique, devenue à son tour missionnaire.

« Ma vocation est née ici en Afrique », explique Père Michel, Directeur national de Missio-Belgique, avant d’insister sur le fait qu’en ce qui concerne les séminaristes, il faut prendre en compte le mode particulier de penser de son propre peuple et tenir compte de la nécessité pastorale.

Une Eglise en pleine croissance

Pour Willy Makiashi, Vice-Premier ministre et ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, une caractéristique de l’Eglise en Rd Congo, est qu’elle est en pleine croissance. D’où la nécessité d’une évangélisation en profondeur. Rappelant la dernière conférence qui s’est tenue dernièrement à Kinshasa, il a indiqué que depuis les années 2000, l’Afrique connaît un taux de croissance du PIB, mais qui n’a pas eu d’impact sur le fort taux de chômage, de l’urbanisation rapide, etc. Et pourtant, l’ambition du Gouvernement est de ne laisser aucun jeune pour compte et le rôle de l’Eglise doit trouver tout son sens dans cette mission évangélisatrice. Voilà pourquoi son Gouvernement cherche des voies et moyens en mettant les jeunes au centre des préoccupations. C’est en ceci que l’éducation est devenu secteur prioritaire, soit 16% dans el budget 2016, même si l’objectif est d’atteindre 19 à 20%.

La réflexion du Nonce apostolique a épinglé deux aspects de l’évangélisation (l’être envoyé par Dieu au peuple et la prédication de l’évangile à tout le monde). Abordant le premier aspect, il a relevé trois dangers (un superficiel, un paresseux et un présomptueux). Quant au deuxième aspect, il insiste pour dire que les réalisations de l’Eglise sont visibles à travers la Caritas. Mais il a vite prévenu que l’Eglise n’est pas une ONG, car si Jésus n’est pas au centre de l’évangélisation, les activités sont vidées de leur contenu.

Enfin, Mgr Nicolas Diomo, Président de la CENCO a prononcé son discours d’ouverture, dans lequel il s’est posé la question de savoir, quelle sera l’image de l’Afrique et de l’Eglise en 50 ans ? Avant de répondre lui-même, à l’instar de Saint Paul, que malheur à moi si je n’éduque pas les jeunes, si je ne prends pas en charge les malades. Disons que les travaux se poursuivent aujourd’hui jusque samedi 21 novembre 2015.

(Jean-Marie Nkambua)

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