48 ans de l’INA sur fond de menaces d’appropriation

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Les futurs artistes requièrent un campus digne de ce nom

Le spectacle « Gapugulu ou la légende de la chauve-souris » va être présenté le Vendredi 12 février à 19 heures à la Grande halle de la Gombe. A l’occasion, l’Institut National des Arts célèbre son 48ème anniversaire et propose à cette occasion une pièce de théâtre mettant en scène les étudiants de ses trois sections: musique, art dramatique et animation culturelle. Tirée de la tradition orale bindji de la province du Kasaï occidental, “la légende de la chauve-souris” évoque dans un ensemble chatoyant, l’ensemble des discriminations et des rejets que subit la chauve-souris de la part des souris et des oiseaux.

 A ce jour, les bâtiments de l’Institut National des Arts se retrouvent aux prises aux menaces d’appropriation de la part des tierces personnes. « Pour le moment, nous y sommes et nous y resterons », C’est la réponse du Directeur général de l’Institut National des Arts, à tous ceux qui s’élèvent et réclament l’appropriation des bâtiments de son institution.

« Nous ne sommes pas de sans domicile fixe, l’INA s’est installé dans ses bâtiments officiellement depuis 1987 sur ordre du gouvernement précédent mais confirmés par les gouvernements qui ont suivi. Nous les artistes, nous attendons le jour où nous aurons un campus digne de ce nom qu’on nous a promis, nous quitterons s’il le faut », a martelé Yoka Lye Mudaba, Directeur général de l’INA. En effet, l’INA a été délocalisée du pont Cabu pour l’érection du stade de Martyrs de la Pentecôte, pour les locaux du bâtiment actuel convoitée par certains potentiels acquéreurs.

Cette solution de l’Etat était à titre provisoire jusqu’à l’octroi d’un nouveau campus pour cette institution. Depuis 1987, c’est l’éternel bras de fer avec de potentiels acquéreurs qui minent les activités de l’Ina. Le comité de gestion estime que le savoir doit être transmis dans la quiétude ; et non dans un environnement agité.

Yoka Lye Mudaba confirme à la presse que les institutions judiciaires et le Ministère de tutelle sont au courant de ces démêlées avec certaines quidams qui se réclament acquéreurs de cet immeuble. Mais en vain, aucune démarche n’est faite pour contrer ces menaces. Ces individus promettent et menacent de mettre l’INA dans la rue. « Il faut aller à la source de là ou on forme les artistes, c’est l’INA. Nous sommes la seule institution en Afrique centrale. Il y en a que quatre en Afrique.

Vivre dans cette condition-là, ne permet ni l’inspiration, ni l’ascension ni la promotion des arts », a déplore Yoka Lye Mudaba. Au moment où L’INA s’apprêtait à mettre le coup de pioche pour l’érection de son campus au quartier Mombele à Limete, l’initiative de cette institution s’est heurtée aux menaces de construction anarchique sur son site. Heureusement, le gouvernement provincial a volé au secours de l’INA, lui accordant officiellement ce terrain du quarter Mombele pour l’érection de son campus.

(Saint Hervé M’Buy)

 

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