3ème phase de la campagne «« Brisons le silence » Le BRP dit non aux arrangements à l’amiable

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Le Bureau de la Représentante personnelle du Chef de l’Etat en charge de la lutte contre les violences sexuelles et le recrutement d’enfants  dans les groupes armés (BRP) a lancé, hier lundi,  la 3ème  phase de la campagne « Brisons le silence ». C’était à la paroisse Notre Dame de Fatima à la Gombe.

En effet, ce lancement de la 3ème phase de la campagne «Brisons le silence » a été donné par Marie Antoinette Saya, au cours d’une conférence de presse organisée par le BRP en collaboration  avec les ONG de lutte contre les violences sexuelles, avec l’appui de l’ONU – Femme et l’Unfpa.

Mme Saya a, dans son adresse, donné un bref aperçu de la mission du BRP, en mettant l’accent sur la construction d’un monument « Devoir de mémoire ». C’est un mémorial de femmes victimes des violences sexuelles à Kashusha dans le Nord-Kivu. L’oratrice a également invité la presse à appuyer le déroulement de cette campagne à travers le numéro vert « 122 » qui permet aux victimes de dénoncer les auteurs de viols et violences sexuelles de rompre avec le silence.

Prenant la parole, Mme Gladys Mambulu du BRP a invité toute la population congolaise, les membres de familles à dénoncer tout cas de viol, de violence sexuelle au « 122 ». Elle a rappelé que la campagne « Brisez le silence » a été lancée en mars 2015. Pour 2016, elle a indiqué que c’était une année d’étude. C’est ainsi qu’intervient la 3ème phase de la campagne. La presse est invitée à relayer ce message à un plus grand nombre de personnes. Elle a noté que plusieurs activités seront organisées durant cette période. Déjà, un spot sera diffusé à travers les télévisions de la ville et du pays, lequel sera relayé dans les chaînes de radios.

Des séances de sensibilisation et de formation seront organisées dans des écoles et universités, et avec des chefs religieux. Il est prévu également la sensibilisation dans des marchés et autres lieux publics.

Elle a mis un accent sur l’importance de la sensibilisation, la finalité étant de mettre fin à ce fléau dans notre société, par zéro cas de viol en RDC. Pour la représentante de CAJEM, clinique juridique qui accompagne le BRP dans la lutte contre les violences sexuelles, plus de 125 cas de victimes de viols ont fait l’objet d’un accompagnement psychosocial et juridique. Elle a appelé les parents à davantage de vigilance, à dénoncer tout cas de viol, à éviter les arrangements à l’amiable. « Dénonçons ensemble pour lutter contre ce fléau, a-t-elle conclu. Dans un jeu de question-réponse, il a été notamment question de savoir comment dénonceraient les femmes vivant avec handicap et les enfants. Mme Saya a indiqué qu’il y a toujours un témoin de viol. Certains sourds-muets ont déjà dénoncé à travers leur langage. Des élèves sensibilisées peuvent aussi en parler. C’est question de les informe à ne pas garder silence. Parlant de l’accompagnement juridique, la question a été de savoir si un enfant victime peut se faire accompagner de son avocat pour témoigner. Dans les soixante-douze (72) heures qui suivent l’acte, il y a une bonne prise en charge médicale. Cela peut éviter à la victime des maladies sexuellement transmissibles. L’enfant doit être protégé pour lui éviter d’être stigmatisé. Son avocat parlera à sa place.

A la question : sur les arrangements à l’amiable, au cas où l’enfant dénonce au 122, quel serait l’apport du BRP ? L’oratrice : le BRP condamne tout arrangement à l’amiable, car cela donne le quitus à l’auteur de pouvoir continuer ces actes. Pour éviter qu’on en arrive-là, il faut toujours sanctionner.

(Rebecca Muzama Tuzizila)

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