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Une fois de plus, l’Unc est en mauvaise posture au-devant de la scène avec ce qui pourrait devenir l’Affaire Kangudia. Du nom de son unique ministre resté au gouvernement à l’avènement de la primature «Bruno Tshibala». Le 23 octobre, Vital Kamerhe a contraint Pierre Kangundia à la démission.

Motif évoqué : non-respect de l’Accord du 31 décembre 2016 prévoyant les élections présidentielle, législatives et provinciales au plus tard le 31 décembre 2017. L’Unc soutient qu’il est de plus en plus évident que ces échéances ne seront pas organisées à la date convenue. Le 24 octobre, Pierre Kangudia a plutôt démissionné du parti pour garder son poste de ministre d’Etat chargé du Budget.

Pour la petite histoire, bien avant la Céni, il avait alerté l’opinion sur la possibilité de report des élections notamment pour des raisons justement budgétaires. Il ne reste plus à l’Unc que de prendre acte de la démission du ministre d’Etat, car il ne pourra plus l’exclure du parti.

Au fait, Vital Kamerhe a toujours rêvé de briguer la primature, et c’est tout ce qu’il y a de légitime. Il a failli y arriver à la faveur du Dialogue de la Cité de l’Union africaine. Après tout, il s’était employé à le faire réussir qu’on lui doit en partie la conclusion de l’Accord du 18 octobre 2016. Cette ambition remonte en réalité à 2006 dans le cadre des élections présidentielle et législatives. Il avait cru à l’époque le PPRD capable de l’emporter seul au premier tour qu’on nullement besoin du second tour pour faire gagner Joseph Kabila. Il avait mal encaissé la création de la plateforme Amp.

Le résultat est connu : au premier tour, le Raïs va obtenir non pas 50 %, mais plutôt 44 %. Ce qui va le contraindre au second tour, c’est-à-dire à des nouvelles alliances. D’où les protocoles d’accord avec d’abord l’Udémo, ensuite avec le Palu. Antoine Gizenga prendra la primature au grand dam de Vital Kamerhe.

L’ambition de s’emparer du poste va tellement dévorer notre homme qu’il lui fera certes perdre en 2009 le perchoir (présidence de l’Assemblée nationale), mais aussi le faire basculer dans l’Opposition en 2010. Aux élections de 2011, il aura l’infortune de voir Etienne Tshisekedi revendiquer son droit d’être Président de la République. Depuis, l’Unc est dans un processus continu de perte des membres.

Quand est-ce qu’alors Kabila a sauvé Kamerhe ?

Figurons-nous seulement qu’à la place de Samy Badibanga de l’Udps, le Président de la République ait porté son choix sur le président de l’Unc pendant que se dessinait déjà la perspective de la médiation Cenco ! Personne de raisonnable de voit comment Vital Kamerhe, nommé Premier ministre, aurait résisté aux pressions non seulement de « Rassemblement », mais surtout d’Etienne Tshisekedi qui, pour rappel, avait tenu à son égard des propos peu amènes en 2011.

A dire vrai, à l’Udps, on n’a jamais pardonné à l’Unc des promesses non tenues. Par exemple la production des preuves de la victoire du lidermaximo détenues et annoncées par ce parti pendant le contentieux électoral. En portant son choix sur Samy Badibanga, Joseph Kabila a épargné à Vital Kamerhe l’épreuve terrible de céder le poste de Premier ministre à l’Udps trois ou quatre mois seulement après l’investiture. Le Président de la République aura donc fait preuve de grande lucidité en laissant un Tshisekediste succéder à un Tshisekediste, et encore l’un et l’autre appartenant même espace kasaïen ! Si Vital Kamerhe n’a jamais perçu cette évidence, alors son ambition de briguer à tout prix la primature va l’éloigner davantage du Pouvoir. Et de l’éterniser dans l’Opposition. Faculté n’est pas donnée à tout le monde…

(Omer Nsongo die Lema/Cp)

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