34 ans des Intrigants

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« La Guerre ou l’Amour ?» revient sur la scène pour la paix

« L’année 2016, à la Compagnie Théâtre des Intrigants, CTI s’inscrit dans l’optique de la dynamique de la reprise et de la relance des tournées internationales, pour présenter des spectacles de théâtre déjà créés ». Le directeur artistique de la CTI, Valentin Mitendo Mwadi l’a confirmé à la presse culturelle, au cours d’un point de presse sanctionnant le 34ème anniversaire de la création de cette ASBL. A son actif, a témoigné l’orateur, la CTI a parcouru toutes les provinces du pays, plusieurs villes d’Afrique ainsi que d’Europe, «dans le but de promouvoir le théâtre et la culture congolaise. C’est dans cette optique, parlant du plan annuel 2016, que l’orateur a confirmé à la presse que trois spectacles feront l’objet de tournées à savoir, « Misère », « Caméléon » et « L’amour ou la guerre », mises à part d’autres activités.

Revenons sur le spectacle « L’amour ou la guerre », une des créations de la CTI. Tirée de « Lysistrata » d’Aristophane, cela est le fruit d’une mise en scène et scénographie de Michel Faure, sous une adaptation de Michel Faure et Kulumbi N’sin Mbwelia. La pièce « la Guerre ou l’amour » a été créée au Centre d’Initiation artistique pour la Jeunesse. Ce spectacle s’inscrit dans l’élan d’une dénonciation d’une guerre entretenue par des hommes et d’autres marchands d’armes. A travers ce spectacle, les femmes délient leurs langues pour réclamer leur droit de participer à la gestion politique et économique.

Les femmes de toutes les régions en ont assez des guerres interminables qui déchirent le pays. Dès lors qu’elles considèrent que ces guerres sont dues à la cupidité des hommes, elles se sont décidées de faire la grève du sexe,  pour contraindre « leurs » hommes à mettre un terme à la guerre.

Cette démarche révolutionnaire dans le registre de lutte pour la paix, paraît aussi osée que fatale pour les deux sexes. Les femmes motivées, ont partagé la calebasse de la résistance. Elles se sont même emparées de la radio, de la banque centrale au cours d’une mobilisation tous azimuts, avec la même ardeur de priver les hommes du sexe à tout prix. Elles les ont rendus faibles et nerveux.  Pas de sexe ni de bouffe, c’est le prix à payer pour l’instauration de la paix.  Une résistance qui a court-circuité les appétits voraces de certains hommes qui ne peuvent pas s’accommoder avec ce jeûne forcé. Ils ont disjoncté.  Les femmes ont chômé à la cuisine, mais également déserté le lit conjugal, afin de contraindre les hommes à se détourner de leurs ambitions belliqueuses. Les stratagèmes ont été bien conçus dans les laboratoires d’idées de l’assemblée de femmes. Certaines femmes ont failli même se désolidariser de cette démarche. Elles avaient aussi besoin de bénéficier de la chaleur de leurs maris. Mais, c’est plus les hommes qui ont payé le prix  de cette démarche révolutionnaire, « la grève du sexe ». Chaud lapin en a eu pour son compte. Il a vu son phallus bombé  en bloc, réclamant à tout prix sa charmante épouse. Celle-ci a épousé le mot d’ordre de l’assemblée de femmes « la grève du sexe ». Elle, pourvue de chairs fermes et aux rondeurs remarquables,  s’est parfumée au point d’exciter les bas de la ceinture de l’homme. C’est au prix d’un marchandage ardu entre la guerre ou l’amour  que l’homme a conclu d’abandonner son kalachnikov, pour humer l’air de la paix en communion avec son épouse.  De fil en aiguille, le dialogue de la paix a gagné toutes les régions. Malgré les tergiversations et le refus d’écouter les femmes, les hommes ont tous fini par capituler car ne pouvant supporter l’abstinence sexuelle que leur ont imposée leurs femmes. Enfin, la paix a été signée.

(Saint Hervé M’Buy)

 

 

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