20 ans de Libération à Kinshasa: Le témoignage ‘Devoir de mémoire’ de Lambert Kaboyi relaté à la presse

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Une attitude de Lambert Kaboyi (ph tiers)
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Dans le cadre de la commémoration du 20ème anniversaire  de la Libération  de la RDC par les forces  de l’ AFDL et en vue de marquer cette date , les journalistes ayant participé à la campagne  de l’arrivée de M’Zee  Kabila à Kinshasa se sont retrouvés autour  de M. Lambert  Kaboyi, mardi 16 mai courant à l’hôtel Emilton de Lingwala. Initiateur  et ancien directeur de la Radio  politico-militaire pendant la guerre de la libération  conduite par M’Zee  Laurent Désiré Kabila, puis directeur de la presse présidentielle à l’époque, Lambert  Kaboyi a saisi cette rencontre, pour échanger avec la presse sur ce moment historique, en relatant son poignant témoignage en présence d’un parterre de journalistes,  entre autres  Barnabé Wimana  Isombya , Kibambe  Somwe  Issa , le photographe  Nzombo de M’Zee Kabila, Jean-Marie  Basilwango  et  Primo  Mukambilwa.

Définissant dans tous ses aspects  le devoir de mémoire, Lambert  Kaboyi  en sa qualité d’enseignant d’histoire à l’Université  pédagogique  nationale, UPN, a fait remarquer qu’il s’agit  d’utiliser tous les moyens  s’inscrivant dans les actions menées, l’hommage, la reconnaissance, à ceux qui nous ont devancés et accomplis des vies exemplaires, recherches, exploits, sacrifices… en vue de construire la paix, sans oublier les drames, les sacrifices, la folie des hommes qualité d’enseignant d’histoire à l’Université pédagogique nationale, nous sommes interpelés par notre conscience de garder pour nous-mêmes certaines réalités quelque peu ignorées par les masses populaires. C’est dans cette optique que des documents inédits sur l’histoire sociale de notre pays sont encours d’édition, notamment la contribution de la radio politico-militaire

Kinshasa.

Histoire sociale, base de publication

L’histoire sociale identifie les  aspects majeurs de la  vie quotidienne et l’apport des médias dans la guerre de libération a été considérable.

« Je me souviens de la date du 29 octobre 1996, lorsque les militaires de lAFDL avaient envahi la ville de Bukavu. Comme dans de telles circonstances, les habitants de la commune dIbanda s’étaient réfugiés à Kadutu qui navait pas été envahi par les soldats de lAFDL. Ceux de la commune-dortoir de Bagira plièrent bagage pour aller à Mbobero et à Mbinza. Donc la ville était vidée de ses habitants.

Il fallait donc une sensibilisation tous azimuts pour le bien-fondé de cette lutte et convaincre la population à retourner chez elle, afin de continuer à vaquer à ses occupations… »  a-t-il rappelé.

Trois jours plus tard, le président de l’AFDL, Mzee Laurent-Désiré Kabila fit appel au journaliste  Lambert Kaboyi, transfuge du journal

JUA, de la Radio Maendeleo et de l’Agence Zaïre Presse(AZAP)  pour l’étude de faisabilité. D’où, la création de la radio baptisée « Radio politico-militaire »  ayant pour objectif d’accompagner les militaires sur le champ de bataille, de décourager l’ennemi et d’encourager la population à adhérer à la cause du mouvement. Les médias internationaux qui couvraient le déplacement de nos troupes l’appelaient « Radio rebelle de Bukavu ».

Lancée le  31 octobre 1996 par l’éditorial écrit de la plume de Mzee en personne, elle mobilisait  les masses populaires à se rallier à la cause du mouvement visant la libération du Zaïre.

C’est à cette occasion que le pays fut rebaptisé « République Démocratique du Congo » et l’Office zaïrois de radiodiffusion et de télévision, OZRT devint la Voix du Peuple. Dans son éditorial, Mzee Laurent Désiré Kabila parlera pour la toute première fois de « Forces Démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre » (AFDL) et de l’objectif du mouvement de renverser le régime dictatorial de Kinshasa.

Des informations de terrain des opérations militaires étaient dictées par Mzee pour nous permettre de rédiger les communiqués de presse et les dépêches à déposer à la permanence de la presse étrangère logée à l’occasion à l’hôtel « La

frontière » de Goma avec des copies à la base du commissariat en charge de l’information.

Recommandation avait été faite de les confier à Magloire Paluku et à José Kajangwa.

15 mars 1997, Kisangani tombe, à la surprise générale des Congolais étant donné qu’on y avait érigé une forteresse, sous le commandement de mercenaires serbes et croates. Ici, lors d’un rassemblement populaire au stade Lumumba, Mzee demanda l’avis de la population, devant un représentant du secrétaire général de l’ONU s’il pouvait envisager une descente sur Kinshasa, en vue de prendre le pouvoir. C’était donc là une sorte de referendum populaire. Avec cet avis favorable de la population en liesse, Mzee

annonça à la presse l’objectif d’envoyer une expédition à Kinshasa pour en terminer avec le régime de Mobutu.

Avec la chute de Lubumbashi, le 9 avril 1997, des délégations de l’AFDL se déferlèrent au Katanga où Mzee affréta des charters pour transporter les populations dans leurs régions d’origine particulièrement au Kivu et dans l’ancienne province du Katanga.

A l’étape du Katanga, Mzee Laurent Désiré Kabila décida de la création de la presse présidentielle qu’il baptisera « Unité de la presse Présidentielle », tâche  confiée à M. Lambert Kaboyi . De Goma, les trois journalistes qui prestaient déjà à nos

Côtés : Persévérance Ndegey et Iliza étaient appelées à nous rejoindre au Katanga. Sur place, dans la capitale cuprifère, nous avons fait appel à André Ngwej Katot, Jacques Mukaleng Makal et Ernest Mulumba, a-t-il rappelé .

Arrivé à Kinshasa, le 20 mai 1997, un appel a été fait à   Séverin Bamany et  Kibambe Somwe et autres.

La presse présidentielle procédait, dès lors, au recrutement  d’éléments représentant toutes les provinces dans le cadre de la lutte contre les germes de la division ethnico-tribale dans l’administration publique, a-t-il conclu.

(Franck  Ambangito)

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