20 ans après la Révolution Afdl: Théodore Mugalu appelle à la révolution des cœurs

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20 ans après la Révolution menée par Mzee Laurent-Désiré Kabila, le chef de la Maison civile du Chef de l’Etat garde encore tout frais les souvenirs de ce soulèvement, auquel il estime qu’il est capital d’ajouter « la révolution des cœurs »,  maintenant que le pays s’engage dans la transition pour l’organisation des élections à la fin de l’année.

«  Mzee a mené la révolution agraire, de la constitution et des institutions démocratiques mises en place. A ces acquis, doit s’ajouter la révolution des cœurs. Les Congolais doivent se laisser conquérir par la Parole de Dieu », a exhorté  Théodore  Mugalu. C’était lors d’un  entretien eu à l’occasion du 20è anniversaire de l’entrée de l’Alliance des Forces démocratiques pour la libération (Afdl) à Kinshasa.

Et pour ça, il pense que c’est de la responsabilité de l’Eglise et des serviteurs de Dieu, qui doivent travailler à la conversion de l’espace politique au travers le souverain primaire à qui il faut apprendre comment voter et pour qui voter.

«  Si le cœur est tortueux, quoique l’on fasse, l’on ne pourra jamais atteindre les objectifs. Les desseins de Dieu sont pervertis par le cœur tortueux. Et les  pasteurs doivent évangéliser pour que le pays honore Dieu selon Osée 8, 4 », a-t-il ajouté, avant de mentionner que : «  La révolution de Mzee n’était pas celle des gens de l’Orient contre ceux de l’Occident. Sinon, il n’y aurait pas adhésion massive de la jeunesse congolaise tout le long du parcours de l’Est à l’Ouest ; sinon le Congo ne serait pas conquis en 7 mois ; il y aurait eu résistance des gens de l’Ouest. Cela veut dire que les idées n’étaient pas de Laurent-Désiré Kabila C’était la révolution des pères de l’indépendance ressuscitée par Laurent-Désiré Kabila ».

Dans sa révolution, souligne le chef de la Maison civile du Chef de l’Etat, Mzee  a mis un point d’honneur sur l’agriculture (Service national). « Cette révolution devait remettre les villageois au travail afin que les villages approvisionnent les villes et autres centres urbains et que l’argent circule dans les villages, qu’ils soient bancarisés et que l’assiette fiscale soit élargie jusqu’au village ».

Thédore Mugalu appelle au renouvellement de la classe politique

« Il faut renouveler la classe politique selon la vision de Laurent-Désiré Kabila. Que le souverain primaire prenne ses responsabilités de renouveler le personnel politique du pays. Mzee est venu avec la révolution du cœur, mais elle a été monnayée par son entourage. Des gens ont payé de l’argent pour mériter de ce pardon. Et ceux qui ont été pardonné sont revenus avec d’autres agendas parce qu’on ne peut pardonner sans confession. Il était question que la révolution pardon mette en place un processus, la marche à suivre pour accéder à ce pardon : reconnaître ce qu’on a fait, le confesser publiquement, placer ceux qui doivent être pardonnés dans un camp de repentance,  ils remboursent une partie de ce qu’ils ont pillé. Mais les gens sont venus pêcher en eaux troubles », a souligné le Chef de la Maison du Chef de l’Etat,  indiquant que ceux qui héritent de la révolution- pardon doivent être sélectionnés.

Cependant, quant à l’alliance politique aujourd’hui avec l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) en termes de commande à l’issue de l’Accord de la Saint Sylvestre, Théodore Mugalu estime que tout est question du testament politique hérité. « La question principale, c’est le testament de Mzee hérité de Lumumba et des pères de l’indépendance. Le pardon du cœur exige que les montagnes et collines politiques apportent vers la vallée où demeure le peuple. Ensuite, ceux qui sont héritiers du testament doivent faire attention de peur de se faire déposséder du testament s’ils ne sont guidés par la restauration de la paix. Joseph Kabila a hérité du testament politique de son père. Il est toujours calme ; on l’a même appelé « momemi maki abundala te», car s’il se bat ou insulte, il perd le droit d’aînesse.  Tshisekedi a légué un testament, l’héritier doit suivre les principes rigoureux de ce testament : la paix qui est un principe divin. Le devoir des héritiers de la gauche, c’est de prendre le testament des pères de l’indépendance et partager la même vision politique pour se mettre ensemble. Et aujourd’hui, le moment s’y prête bien, car le trépied politique du pouvoir Kabila est en train d’être reconstitué : Premier ministre de l’Udps (Bruno Tshibala), Président Kabila et la Cenco qui a raté le coche ».

Cependant, le chef de la Maison  civile du Chef de l’Etat  note qu’il y a incompréhension entre les héritiers du combat de la révolution-pardon. Les vrais héritiers, pense-t-il, sont les habitants du village, de l’arrière-pays, les Kadogos qui sont oubliés aujourd’hui parce que Kinshasa a pris en otage la démocratie, et que Joseph Kabila est le plus controversé que son père considéré comme héros même dans l’opposition.

(Prince Yassa/Cp)

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