2 mois après son jubilé d’or: Masumu Débrindet initie plusieurs stratégies culturaux-artistiques

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Le vendredi 16 juin 2017, l’ambassadeur de la paix, l’artiste-comédien Ndungi Mambindi connu sous son nom de scène « Masumu Débrindet » a célébré son jubilé d’Or pour ses 50 ans de pratique artistique ininterrompue. Cette manifestation a connu sa première phase au Palais du peuple et devra se poursuivre dans d’autres sites jusqu’à la clôture qui interviendra à la fin du mois de décembre 2017 comme nous le démontre le patron du « Théâtre Plus » à travers cette intéressante interview qu’il bien voulu nous accorder. Suivez :

L’Avenir : Après la cérémonie de votre jubilé d’Or qui s’était déroulée au Palais du peuple, vous aviez annoncé de nombreuses manifestations qui devront s’échelonner jusqu’à la fin du mois de décembre 2017. Aujourd’hui nous voguons vers la fin du mois d’août, qu’est-ce-que vous avez encore fait de consistant pour concrétiser vos dires ?

Masumu : Bien merci. Après la grande manifestation du Palais du peuple qui s’était déroulée sous le patronage du Ministère de la Culture et des Arts, de nombreuses choses sont en vue. Je tien d’abord à remercier l’Honorable Aubin Minaku, le Président de d’Assemblée Nationale qui a accepté de mettre à ma disposition la grand espace de l’Hémicycle pour que mon jubilé d’Or puisse se dérouler dans des bonnes conditions. C’est un signe d’encouragement pour le travail que j’abat depuis 50 années et un soutien au rayonnement de la culture congolaise en général et particulièrement à ma troupe la « Théâtre Plus » qui a toujours milité pour l’expansion de jeunes talents.

Tel que je l’avais dit, les manifestations vont se passer jusqu’à la fin de l’année. Plusieurs activités sont prévues à cet effet. Sauf changement de dernière minute, dans 2 semaines, il va s’ouvrir à la « Place des Artistes » au rond-point Victoire, une grande exposition de plusieurs de mes photos retraçant mon parcours artistique ; à l’occasion on y disponibilisera l’ouvrage « Masumu Débrindet. La Percée d’un artiste visionnaire » écrit par la Professeur Ndundu Kivuila de l’Institut National des Arts.

Tout de suite après cette activité, il est prévu une journée de dédicaces dans l’une des grandes salles de la capitale congolaise afin de permettre aux férus du « Théâtre Plus » en général et de Masumu Débrindet en particulier de venir communier avec leurs artistes chéris. Ce sera aussi une occasion pour tous ceux qui ne connaissent pas ceux qui évoluent au sein de « Théâtre Plus » ou qui ne le voient qu’à travers la télévision de le voir en visu. J’en profiterai aussi pour faire des autographes. Une occasion toute donnée aux autorités tant civiles que militaires et pourquoi pas aux citoyens lambda de saisir cette opportunité et de venir nombreux de 10 heures à 18 heures dans cette salle qui leur sera communiquée incessamment.

L’occasion faisant le larron, nous saisirons cette pertinence pour projeter quelques films de nos séries et surtout le long-métrage sur Simon Kimbangu.

Dans ce cheminement, il est aussi prévu un grand spectacle : « Le retour de De la Pente », cette séquence qui avait fait fureur à l’époque et fait couler beaucoup d’encre. Elle revient en force dans un grand spectacle qui sera réalisé grâce au professionnalisme des acteurs qui seront sélectionnés. Il y en aura de ma génération, de la génération moyenne ainsi que ceux de la nouvelle génération afin que tout le monde puisse jouer dans cette nouvelle version de la pièce « De la Pente » que je suis en train d’écrire.

Ce spectacle se passera aussi dans une grande salle de la place et l’entrée sera payante.

En outre, d’ici-là, on va lancer un concours sur le télé-dramatique afin de créer l’émulation entre les artistes du théâtre et du cinéma. Ceci va nous pousser à organiser un Festival des séries congolaises.

Nous verrons par le canal du Ministère de la Culture et des Arts, pour ce qui seront bien faits, comment les booster sur le créneau des grands spectacles qui se passent à travers le monde pour qu’on puisse projeter les séquences produites par les acteurs qui accepteront de participer à ce concours que nous lancerons bientôt.

Ne songez-vous pas à une activité de récupération pour tester, une fois encore, si vos invités ne vont plus briller par leur politique de la chaise vide en ne répondant pas à votre invitation ?

Evidemment pour ce que nous projetons de faire, nous allons réinviter les autorités tant civiles que militaires et nous espérons que, cette fois-ci, elles comprendront la portée de ce que nous organisons. J’envie mes collègues musiciens parce que si c’était un événement musical ce sera toute la crème des décideurs qui allait répondre favorablement à l’invitation. Même le Président de la République bien qu’il ne sera pas dans la salle va suivre l’événement en différé sur la télé.

Nonobstant toutes les insanités, toutes les bêtises déversées par les musiciens dans leurs chansons, ils ont de la considération auprès des autorités qui ne viennent souvent au spectacle pas pour écouter la musique mais pour voir en live des filles presque dénudées qui se moulent devant elles. Quelle conception ? Quelle considération pour les artistes-comédiens qui, sur un volet non négligeable sont des vrais ambassadeurs de la culture de notre pays tant ici qu’à l’étranger ?

Toutefois, cela ne va nullement nous décourager étant donné que nous avons le devoir de leur demander d’avoir une oreille attentive sur ce qui se passe dans le domaine de la culture, toutes disciplines confondues, et le spectacle « De la Pente » sera une référence qui permettra aux autorités d’appréhender cette opportunité leur offerte par Masumu Débrindet dans l’intérêt de la culture congolaise et au de-là, de tous les artistes qui continuent à fournir des efforts pour promouvoir notre culture. Pour cela, il me faut des sponsors et des partenaires très sympas qui viendraient soutenir notre action.

Vous avez écrits beaucoup de pièces mais pourquoi vouloir seulement revenir sur « De la Pente »,

« De la Pente » est rival au film « Simon Kimbangu » en ce sens que ce sont mes 2 productions qui ont vraiment frappé le monde culturel congolais. Retenez qu’avec « De la Pente », j’étais en super forme et cela a même provoqué une polémique au niveau des autorités nationales et même de la population. C’est un spectacle qui m’a hissé eu summum de la gloire.

Et le film « Simon Kimbangu » a créé des émules et pourquoi pas beaucoup de surprises auprès du public qui ne pouvait pas  croire que quelqu’un puisse créer un spectacle sur Simon Kimbangu le vrai Prophète noir. Par curiosité, certaines personnes n’ont découvert Simon Kimbangu qu’à travers mon film et beaucoup m’ont soutenu pour cette action, ô combien, avantageuse.

Ce sont donc là les deux (2) faits saillants qui ont marqué mes 50 années de vie artistique pour ne pas dire deux (2) faits hautement culturels qui, ensemble, contribuent à l’éclosion de la culture congolaise.

Quels sont les moyens de votre politique ?

C’est d’abord la volonté, l’espérance, la détermination et la foi que j’ai en ce que je fais. Je sais que la vie est un combat et que tout n’est pas rose. Il n’y a que ceux qui osent qui peuvent faire quelque chose pour cela, il ne faut jamais vivre dans  résignation.

En ce qui me concerne la pièce « De la Pente », nous allons voir quelle sera l’équipe type et nous allons signer des contrats avec ceux qui vont jouer pour que chacun puisse se retrouver. Tous les sponsors, toutes les personnes de bonne volonté, morale ou physique, qui voudraient me soutenir dans tout ce que j’entreprends seront les bienvenus car je souhaite être soutenu du moment où je suis encore vivant que de l’être à titre posthume. Le congolais, d’une façon générale, sont des hypocrites. Ils préfèrent voir quelqu’un mourir pour venir avec des fleurs au lieu de le soutenir pendant qu’il est vivant et à priori pendant qu’il est malade. Ce n’est même pas une compassion mais plutôt une moquerie. Si on pouvait avoir cette détermination du vivant de l’être, beaucoup de nos compatriotes seraient encore en vie mais, hélas !

Je lance un vibrant appel à la Première Dame, Maman Olive Lembe Kabila qui est une femme au cœur sensible afin qu’elle m’assiste dans tout ce que je suis en train de faire pour la culture congolaise.

Vous êtes catholique, pourquoi cet attachement à Simon Kimbangu ?

Simon Kimbangu est une personnalité historique de notre pays que les congolais dans leur hypocrisie ont fait qu’il soit inconnu. Complexé, ils ont préféré que nous puissions connaître Jeanne d’Arc et les autres et non cette grande personnalité qu’était le Prophète Simon Kimbangu. Il y a de nombreuses 2glises qui sont en vogue dans notre environnement et qui ont été créées par des Occidentaux qui sont venus en colonisateurs chez nous.

Simon Kimbangu est la dignité de l’homme noir, de l’africain. A son époque, le Cardinal Malula n’a pas eu le courage de citer son nom a pu de par ses gestes approché l’idéologie du Prophète Noir en africanisant le culte. On a commencé à prêcher en langues nationales, les religieuses s’habillent en pagne, etc… Simon Kimbangu vaut plus que tout ce que nous pouvons croire. C’est faux lorsqu’on dit que le plus vieux prisonnier noir du monde c’est Nelson Mandela que ni’a fait que 27 ans de prison. Le plus vieux prisonnier noir du monde c’appelle Simon Kimbangu qui a fait 35 ans de prison jusqu’à en mourir.

(  Interview conduite par Kingunza Kikim Afri)

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