17 mai 2017-17 mai 2018: Une année depuis que la prison de Makala a été attaquée

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17 mai 2017-17 mai 2018, près d’une année s’est écoulée depuis que la ville province de Kinshasa a été mise à feu et à sang, mieux, depuis que la prison de Makala a été attaquée. Il a fallu que la bande à Ben Tshimanga soit neutralisée, pour qu’enfin la paix et la sécurité reviennent à Kinshasa. Que des morts, des évadés et des biens des paisibles citoyens incendiés par des terroristes identifiés comme étant de Kamwina Nsapu, aile de Kinshasa. Même s’il était difficile, dès le premier jour d’identifier les auteurs de ces actes odieux, grâce aux enquêtes qui ont été menées, la théorie des disciplines à Ne Mwanda Nsemi a été vite écartée, au profit de celle d’un mouvement qui a commencé dans le grand Kasaï et dont les affres ne sont plus à rappeler.

Pendant que le pays se préparait à commémorer la date du 17 mai, consécutive à la libération du pays par les troupes fidèles à Laurent-Désiré Kabila, des réunions se tenaient à Bibwa, Bandalungwa, Lingwala et dans d’autres « Tshota », avec au centre des pratiques fétichistes d’initiation, afin d’attaquer les institutions du pays et prendre ainsi le pouvoir. Au finish, une trentaine des personnes interpellées, la paix et la sécurité désormais au rendez-vous dans la ville province de Kinshasa.

C’est dans cette perspective qu’un procès a été ouvert à cet effet par le Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe, qui siège en audiences foraines à la prison militaire de Ndolo, commune de Barumbu. Et ce, dans l’objectif de faire de la lumière sur les auteurs, les co-auteurs et les complices, pour sanctionner les coupables et pour que ces genres d’actes ne se reproduisent plus. Ce procès ayant aussi un caractère pédagogique, les uns et les autres ne manqueront pas de tirer des leçons. Surtout l’Etat congolais dont les symboles ont été sabotés, le personnel humilié, les biens incendiés, …

L’étau se resserre sur Francky Kalewu, Ben Tshimanga et Christian Mukadi

Comme nous venons de le dire, l’instruction de l’affaire Ministère public contre les présumés terroristes Kamwina se poursuit à la prison militaire de Ndolo, où trois personnes soupçonnées d’avoir porté les coups mortels à Mme l’Administratrice du Grand marché, communément appelé « Zando », sont en train de comparaitre. Il s’agit de Francky Kalewu Kabamba, Ben Tshimanga et Christian Mukadi. Francky Kalewu est présenté par le Ministère public comme celui-là même qui avait tiré deux coups de balles fatidiques à la victime, dans son bureau de travail. Il a été reconnu même par un renseignant appelé à la barre, qui s’en était sorti avec des blessures. Il a appris à manier l’arme depuis Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental où il a été creuseur clandestin. Ayant appris que ses collègues étaient recherchés par les services de sécurité, il va aller s’enrôler, avec une autre identité. Ben Tshimanga est celui qui coordonnait l’opération, mieux, le donneur d’ordre. Pendant que Christian Mukadi n’est autre que celui-là qui avait déjà aspergé de l’essence le bureau de Mme l’Administratrice, afin de l’incendier.

Invité par le Tribunal, la partie civile Falo Useni a donné des détails de l’attaque intervenue le 14 juillet 2017 autour de 13h00. « Non  seulement que le renseignant a apporté des éléments de preuve (procès-verbaux antérieurs), ensuite il a fait une démonstration éloquente qui consistait à superposer la tenue qu’il avait porté sur son corps et on a vu effectivement les impacts qui ont eu à pénétrer sur son corps et on a conclu qu’il y avait des blessures qui avaient perforé sa tenue et qui correspondaient à l’emplacement de son corps », a indiqué à la presse le Bâtonnier Frederick Diamano, avocat de la partie civile Rdc, avant d’ajouter que les preuves en matière pénale peuvent émaner de n’importe quand  et à n’importe quel moment. Et le dossier qui est ouvert est celui du Ministère public et à l’audience publique, le Tribunal, le prévenu ou les autres parties peuvent verser les pièces pour éclairer la religion du juge.

Et de renchérir qu’il y a des pièces à conviction résultant des examens médicaux qui renseignent sur l’origine des blessures. Ensuite, l’astuce de la partie prévenue consistait à ce qu’elle demande qu’on expertise l’arme, de sorte qu’on puisse retenir les empreintes digitales du prévenu. Or, l’arme est passée  de main à main. On vous a dit qu’elle a été abandonnée, récupérée par la troisième ou la quatrième main.  L’expertise ne sert à rien et tout le monde est d’avis que c’est la même arme que détenait la partie civile.

Et le Bâtonnier Diamano d’expliquer que l’imputabilité, c’est la relation entre les actes et la culpabilité. Cette relation ne peut pas absolument résulter d’un seul fait. Pour qu’on impute un fait à un prévenu, il faut la réunion de toutes les preuves, mais aussi les procès-verbaux et ses propres déclarations. Et dans le cas d’espèce, le Tribunal s’est déjà prononcé sur la valeur des procès-verbaux. Il faut que la défense se réorganise et considère qu’on a atteint la vitesse de croisière. Autrement, c’est une perte de temps pour elle.

(JMNK)

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