17 mai 1997-17 mai 2017: 20 ans après, que reste des acquis de la révolution menée par M’zée Laurent Désiré Kabila

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Les acquis de la révolution afdlienne partie de la partie orientale de la Rdc, menée par M’zée Laurent Désiré Kabila à la tête des jeunes soldats dits « kagodo », totalise à ce jour, 20 ans de la libération d’un peuple opprimé par une dictature qui avait été enracinée pendant 32 ans, à la suite d’un coup d’Etat de groupe de Binza, dont à la tête, Joseph Mobutu Sese Seko.

Aujourd’hui, les congolais s’interrogent sur ce qui reste des acquis de cette révolution au soir du 17 mai, aux cris de « libérateur » après un âpre combat à kenge.

La Rédaction du Journal L’Avenir a approché la crème politique qui a mené la marche de cette libération à l’interne comme à l’extérieur en vue d’arriver au bout de la dictature. Parmi cette crème politique figure Charles Okoto Lola Kombe, Jean Claude Masangu Mulongo, Pius Muabilu Mbayu Mukala et Crispin Ngoy Ntambwe. Ils ont en commun la reconnaissance d’un peuple affranchi, devenu libre par l’enracinement de la démocratie avec deux expériences électorales jamais connu auparavant.

Charles Okoto Lola Kombe (Ambassadeur de la Rdc en Chine)

En votre qualité de journaliste que je connais parfaitement bien, vous êtes témoins que la démocratie aujourd’hui s’enracine dans notre pays, c’est l’œuvre du 17 mai. Aujourd’hui vous avez la liberté de la presse, vous vous exprimez comme vous voulez, vous avez un boulevard sans trou. C’est l’œuvre du 17 mai. Vous avez le renouvellement de la classe politique avec les jeunes à la tête du pays, pour ne citer que ces trois exemples.

Aujourd’hui nous devons saluer ce qui s’est passé et nous continuions avec l’idéologie de M’zée et nous pensons que la pertinence va s’enraciner davantage. Ce que nous déplorons aujourd’hui c’est le comportement de la classe politique en général. Je pense que je ne fais pas d’amalgame, c’est une classe politique qui demande un coup de balai de part et d’autre.

Ce qu’on peut retenir de M’Zée, est une question complexe. Chaque fois que j’évoque cet homme, je ne retiens pas mes larmes. Il fut mon papa et je crois être le plus grand bénéficiaire du régime de M’zée. Il a dirigé la République Démocratique du Congo, chaque année j’avais un décret. Le premier décret comme vice-gouverneur au Kasai oriental ; deuxième décret comme ministre des affaires étrangères ; troisième décret comme Gouverneur du Kasai Oriental et quatrième comme PAD de la Miba.

Donc, chaque année j’avais une mission et chaque fois Dieu m’accompagnait pour avoir une panacée, n’est fut ce que un palliatif aux problèmes qui enveloppaient le pays. Je dirais merci M’zée parce qu’il m’avait donné l’occasion de sauver la République Démocratique du Congo de la balkanisation, et je me vois à l’époque où je fus Gouverneur au Kasaï Oriental et la rébellion était au Sankuru. C’est moi qui ai arrêté cette rébellion pour que les rebelles n’arrivent pas à Kabinda. Imaginez-vous si les rebelles seraient arrivés à Kabinda, la répartition du Congo était totale.

Parler de M’zée, c’est parler de celui qui a fait de moi ce que je suis devenu aujourd’hui ; M’zée est un visionnaire et doit se reposer aujourd’hui en paix et comprenez Monsieur Pius, j’ai du mal à retenir mes larmes. M’zée était un tout pour moi. J’avais dit en son temps que celui qui a assassiné M’zée avait commis une grosse bêtise, parce qu’il a cru qu’on allait déraciner la mémoire de M’zée, aujourd’hui bien qu’il de petits ratés, aujourd’hui nous sommes en train de suivre le chemin de l’idéologie de M’zée parce que la lutte que nous avons menée ci pour libérer ce pays, c’était juste pour enraciner la démocratie. Vous pouvez vous imaginez qu’il y a dix ans, vingt ans qu’il y avait toujours de villes mortes, de marches et personne n’arrivait à déraciner la dictature. En six mois, nous avons pu obtenir l’adhésion populaire de toute la population du Congo et avons obtenu la chute de ce qui était hier une dictature et avons mis en place un système démocratique qui continue aujourd’hui pour pouvoir remettre le pouvoir au peuple.

Aujourd’hui, je suis Ambassadeur de la République Démocratique du Congo en Chine, je vous dirais que les relations avec le pays de Mao Tsé Tung se portent parfaitement. Nous sommes en train de métamorphoser la coopération et changer notre politique extérieure, d’autant plus qu’en Chine c’est la coopération sud-sud. C’est une coopération que j’estime très adulte parce que c’est du donnant-donnant et gagnant-gagnant contrairement à une coopération dont je ne veux pas citer le nom (Ndlr occidentale) que j’estime un dialogue de sourds. Aujourd’hui lorsque vous constater le petit changement qui s’opère à travers la République Démocratique du Congo, c’est grâce  à nos amis Chinois et nous continuons de travers de concert avec eux dans l’intention d’obtenir une panacée lu un palliatif aux problèmes qui nous enveloppent. Mais pour dégager cette inadéquation de l’optimisation, il faut une volonté et ce que je vous ai dit, un coup de balai au sein de la classe politique.

Jean Claude Masangu Mulongo (ancien gouverneur de la Banque Centrale, actuel président de l’UDCO/MP

Vous m’avez appelé Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, aujourd’hui je suis président d’un parti politique. Je vais devoir répondre d’abord comme Gouverneur. La première grande réalisation  avec feu Président de la République M’Zée Laurent Désiré Kabila, c’était la réunification des zones monétaire et l’introduction des francs congolais, nous avions mis fin au désordre monétaire et aujourd’hui nous avons les Francs congolais. M

Malheureusement aujourd’hui le franc bat de l’aile, conjoncturel et ce sont des choses qui arrivent, c’est un accident et à nouveau ça va se stabiliser, parce que les recettes de l’époque peuvent encore être appliquées. Donc, il y a la réunification de la monnaie par le franc congolais et l’effacement de la dette internationale. A titre de rappel, le régime Mobutu nous avait laissé une dette de 13 milliards de dollars, nous avons effacé 11 milliards de dollars par les efforts menés par le Président Joseph Kabila. C’était extrêmement important parce que ça nous a permis d’avoir une bouffée d’oxygène et à l’interne on ne pouvait pas rembourser la dette.

Troisième réalisation très importante porte sur les investissements directs étrangers. Donc, par nos politiques nous avons attiré les investisseurs directs étrangers de l’ordre de 18 à 19 milliards de dollars. C’est ainsi que vous avez vu des grandes sociétés telles Tenke Fungurume, le Banco etc. qui sont venues s’installer principalement dans les domaines miniers et nous avons pu stabiliser le cadre macroéconomique et nous avons pu stabiliser notre économie qui était en croissance. Ceux-là ne suffisent pas, ce sont les réalisations sur le plan économique très importantes. Nous avons débuté avec les cinq chantiers puis la Révolution de la modernité et nous avez vu qu’on a réfectionné plusieurs artères, les voies urbaines, les routes de dessertes agricole, les grandes routes ; la construction des grands bâtiments publics etc. nous sommes dans la construction, nous sommes en train de construire et c’est un élan qui faut garder  pour l’avenir. C’est extrêmement important.

Cependant sur le plan politique, nous avons eu des élections 2006-2011, nous avons mis fin à la guerre. Parlant des élections, en 2006, nous avons organisé la présidentielle, les législatives nationales et provinciales. Ces dernières ont voté les sénateurs et les gouverneurs des provinces. En 2011, grâce à nos propres efforts, nous avons organisé la présidentielle et les législatives nationales et nous apprêtons à l’organisation des scrutins d’ici fin  décembre de l’année en cours. Ces acquis doivent être consolidés mais il y a de petits regains d’insécurité par-ci par-là et sont des choses qui arrivent dans beaucoup des pays, voir ceux qui sont en occident. Sont des choses qui peuvent arriver parce qu’il faut que nous ayons une administration forte et qu’il faut la bâtir. A titre d’exemple, la Belgique n’avait pas de Gouvernement, a tenu pendant plus d’une année et qu’il faut bâtir cette administration, qu’elle soit solide et que l’on puisse compter sur elle.

Crispin Ngoy Ntambwe (Député national Rudec/Mp)

 Merci beaucoup de me rappeler de cette date. Je me souviens à cette heure quand les vaillants soldats de l’Afdl entraient à Kinshasa. C’était la ville en liesse, toute la ville sillonnait, criant dans tout le sens que vive « le libérateur ». C’était la libération à grande échelle, c’était la libération totale, c’était la libération avec joie, c’était la libération d’un peuple. Et moi, je peux considérer que c’était l’indépendance pour ceux qui étaient au 30 juin 1960. C’était pratiquement la même chose le 17 mai 1997, c’était une libération totale. Qu’est-ce qu’il faut retenir ? C’est le retour du pouvoir au peuple, par le peuple ; c’était le jour où le peuple congolais récupérait tout son pouvoir et jusqu’à ce jour le peuple congolais est détenteur de son pouvoir. Nous retenons que le pouvoir est entre les mains du peuple et le peuple est en train d’utiliser son pouvoir comme il veut. C’est le peuple qui désigne le Président de la République, c’est le peuple qui choisit ses députés nationaux ; c’est le peuple qui désigne les gouverneurs, les sénateurs et jusqu’au plus bas du pouvoir. C’est la démocratie qui est en cours. Nous avons déjà organisé deux élections et nous tendons vers la troisième. Donc, nous sommes en train d’évoluer dans la démocratie que nous avions acquise le jour du 17 mai 1997 sous la conduite de M’zée Laurent Désiré Kabila pour lequel nous lui devons beaucoup de reconnaissances.

Si l’Occident a présenté M’zée comme un dictateur, ce qui n’est pas vrai et juste. Je suis de ceux qui disent l’occident aux occidentaux, et le Congo aux congolais. Nous sommes d’abord différents avec les Occidentaux ; différents de race ; de vision, de raisonnement, différents de culture, différents de gestion. Chez nous en Afrique, plus précisément au Congo démocratique tout palabre fini en dessous un arbre. Ce qui ne  pas le cas en Occident. En réalité, l’occident n’a pas une leçon morale à nous donner, n’a même pas de termes à nous dire. Chez nous, nous avons horreur au non-respect de l’autorité. Chez nous l’autorité est sacrée ; chez nous toute autorité vient de Dieu ; chez nous il faut s’incliner devant toute autorité. C’est ne pas le cas avec l’occident. Ce que l’occident appelle dictateur chez eux, chez nous c’est une autorité. Nous sommes des hommes libres et nous vivons libres sur notre territoire. Le jour qu’ils nous verront en occident, qu’ils nous imposent leur manière de vivre, ici chez nous, nous avons notre manière de vivre.

Pius Muabilu Mbayu Mukala (Député national et président national du Cnc/Mp)

 Ce qu’il faut retenir ce que, Monsieur le journaliste vous êtes témoins de ce qui se passe dans cette salle des Congrès du palais du peuple. C’est l’expression même de l’arrivé de l’Afdl et la conquête du pouvoir par M’zée Laurent Désiré Kabila. Est-ce que l’ambiance était comme celle qui se vit actuellement avec l’arrivée de M’zée Laurent Désiré Kabila ? Aujourd’hui, le Congo en Afrique n’a pas son pareil sur le plan démocratique. Regardez le nombre de partis politiques (ndlr 567), regroupements politiques, associations, la liberté d’expression, de mouvement est garantie, regardez le nombre de chaines de télévision, stations radio et journaux paraissant en République Démocratique du Congo, j’affirme que le Congo en Afrique n’a pas son pareil. Donc, M’zée Laurent Désiré Kabila est venu rendre au peuple congolais son pouvoir. Pour moi, c’est une grande fierté et c’est un jour mémorable qu’il ne faut jamais oublier. Le 17mai, un jour à retenir, un jour historique et un jour du peuple congolais pour les congolais, par les congolais.

A la jeunesse congolaise, je peux dire que M’zée nous a laissé un héritage formidable. Cet héritage est resté graver dans les mémoires collectives des congolais et restera toujours graver dans leur mémoire. Il s’agit de « Ne jamais trahir le Congo » un souvenir inattaquable, qui ne peut pas s’effacer de la mémoire collective nationale car, le Congo est un patrimoine national, collectif et formidable que nos pères de l’indépendance nous ont légué, un patrimoine sans lequel le Congo est rien, à savoir le héros national  Patrice Emery Lumumba et ses compagnons de lutte. Cette flamme de la révolution se poursuit à travers les grands chantiers de la reconstruction et construction du Congo sous le leadership de Joseph Kabila Kabange, digne héritier de cette révolution qui a libéré le peuple congolais de l’emprise de la dictature.

(Pius Romain Rolland)

 

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