17 mai 1997 – 17 mai 2015

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18 ans après, les compagnons de M’Zée Laurent-Désiré Kabila continuent à allumer la flamme de l’espoir

Dix-huit ans après, les compagnons de M’Zée Laurent Désiré Kabila et autres militants de l’idéologie lumumbiste ont célébré le samedi 16 mai 2015, la commémoration de la longue marche de libération. Marche partie du maquis de Fizi-Baraka dans le Sud-Kivu jusqu’à Kinshasa, en passant par Goma, Bukavu, Tingitingi, puis Kenge, en vue de mettre fin à la longue et douloureuse dictature de plus de 32 ans.

PPRD, PRP, Palu, CCU, ECT, Alliance des Patriotes Lumumbistes, Rama et autres formations politiques, en ce y compris les membres du Gouvernement, les ambassadeurs compagnons de M’Zée, les députés nationaux, provinciaux et sénateurs tous se sont amassés à la Cathédrale du centenaire protestant en vue de rendre hommage à tous les combattants de la liberté tombés sur le champ de bataille. L’officiant du jour, à savoir Monseigneur Marini Bodho s’est appesanti sur le pardon et l’humilité qui ont caractérisé M’Zée Laurent Désiré Kabila. S’appuyant sur la parole du Seigneur qui dit : « Si Dieu ne gouverne pas, si l’on ne gouverne pas selon les principes de Dieu, nous allons patauger dans la boue. Avant de créer le monde, Dieu a placé des principes et normes, mais que les hommes veulent placer les leurs, le contraire de ce que Dieu a fait. Or le pouvoir du 17 mai, voulait justement partir des principes d’une République et des normes pour redresser le Congo longtemps mis à genou. Hélas ! C’est des rébellions créées par les forces du mal qui ont freiné l’élan du développement », dit en substance l’officiant du jour, en invitant de mettre Dieu au centre du gouvernement pour voir sa bénédiction.

Pour Mme Agathe Mulimbi, les symboles du pays actuellement, notamment la monnaie, l’hymne national, le drapeau et le nom même du pays restauré, sont les symboles de la rupture avec le passé. Elle a cité le Président Joseph Kabila qui a dit que la date du 17 mai, marque la rupture avec l’ancien pouvoir qui a mis le pays dans un trou noir, sans aucun espoir.

Cap vers le Mausolée

Après la messe, les compagnons de lutte de la libération se sont rendus au Mausolée. Sur le lieu de recueillement, quelques uns d’entre eux se sont exprimés à la Rédaction du Journal L’Avenir.

Henry Mova Sakanyi (SG PPRD, compagnon de la longue marche de M’Zée)

Dix-huit ans après, nous faisons appel au sens de la continuation de la lutte commencée par M’Zée Laurent Désiré Kabila, selon les formes nouvelles que cette lutte a pu revêtir. C’est l’obligation de faire aussi bien que lui si pas mieux. C’est ça ce qu’on attend des élèves qui apprennent si pas les enfants qui naissent. Et donc, cette coïncidence à la tête du parti à quelques encablures de la célébration de la journée de la libération, est comme un appel en moi et un déclique à dire, tu ne peux commencer le mandat autrement qu’en revenant à la source, en te ressourçant à l’idéal qui nous animé, tel que j’ai encore tout abandonné en suivant M’Zée un peu aveuglement on ne sait pas si on avait bien réfléchit.

L’aventure était heureuse et aujourd’hui, la lutte continue. C’est pourquoi il est mort, il n’est pas trahi, mais nous n’avons que les ennemis qui n’ont pas encore dit leur dernier mot. Il est toujours possible que tout ce que nous avons acquis soit chambardé par diverses malices, parce que ces gens ont leur suppôt à l’extérieur et il y a quelques chevaux de trois déjà ici dans la bergerie.

Il est possible qu’ils nous assignent, inexorables qu’ils puissent reculer de beaucoup la marche de la révolution. Par ce que nous M’Zée nous apprenait de faire du peuple la pierre d’angle, le support essentiel, nous avons la certitude, la conviction et la foi que la victoire appartient au peuple. Quoi qu’il arrive, nous connaître le haut et le bas, nous connaitrons du recul parfois, nous connaitrons de défaites parfois, et à fin de compte, la victoire reviendra au peuple.

Et la prétention du PPRD en étant le parti du peuple, c’est d’être un instrument d’action politique du peuple congolais. Pas autre chose, c’est pourquoi on ne peut pas être un parti comme les autres ; nous ne sommes pas un parti politique classique, nous sommes avant tout un mouvement de libération, nous sommes devenus un instrument de mobilisation pour lutter contre la guerre, ça c’est Afdl et Cpp, puis à l’avènement du pluralisme, il fallait un instrument de combat pour continuer autrement le combat, mais dans la substance, dans l’essentiel, dans le fond nous restons sur le même cap de faire que le peuple soit au centre du jeu politique.

Célestin Mbuyu Kabango (Député national PPRD)

Il nous fallait un homme comme M’Zée Laurent-Désiré Kabila, un homme déterminé, nationaliste, un patriote qui a longtemps résisté à la dictature puis l’a renversée. Donc, nous disons, la dictature la plus longue que l’on puisse connaître en Afrique et qu’après l’avoir terrassée, il nous a inculqué d’abord, la refondation de la nation, parce que notre pays était soumis à toutes formes des divisions intrinsèques et en second lieu, M’Zée Laurent-Désiré Kabila nous a appris donc en nous prendre en charge, à nous reconnaître nous-mêmes comme un être humain.

Donc, défendre notre dignité nous-mêmes avant que les autres ne viennent, puis aimer le travail tout en ne trahissant pas le Congo, parce que si vous n’aimer pas votre patri, tout ce que vous faites, c’est pour l’extérieur. C’est ce que nous constatons que la plupart des personnes qui se disent amis du peuple, qui se disent dirigeants du peuple, entre-temps, vous les trouvaient entrain de travailler pour l’extérieur.

Tout leur problème, c’est de le soumettre à l’extérieur, puis recevoir du même extérieur les directives, puis ils viennent agir. Ce dont M’Zée a dit non ! Pour lui, les Congolais doivent avant tout se prendre en charge. Et c’est vrai, nous sommes membres à part entière de l’ONU, de la plupart des organisations à caractère international, mais nous devons avoir notre propre identité et les autres doivent nous respecter en tant que tel. Et dans ce concert des nations, nous considérer et savoir que là, il y a la dignité de l’homme qu’il faut respecter et que nous-mêmes nous devons d’abord nous aimer, nous puissions aimer notre pays, puis le défendre. Là, M’Zée l’a bien compris et il nous a légué une nation unie jusqu’au sacrifice de sa propre vie, grande et respecté et respectant par les autres.

Il voulait la dignité de l’homme congolais, de la femme congolaise, et il voulait dès lors qu’on voie le Congolais et que l’on dise que ça c’est un Congolais et cette dignité, on ne peut l’acquérir que par le travail. Nous devons travailler, nous devons aimer le travail, nous devons nous aimer. Il est évident que dans tout pays, il y a la Majorité et l’opposition, mais le tout constitue le pays et cet ensemble que nous devons reconstruire le pays, pas nous exclure mutuellement, et ne pas non plus vendre le pays à l’étranger et croire qu’on est entrain de servir le peuple congolais, alors qu’on veut se servir soit même.

Josué Mufula (Kadogo à 11, militaire démobilisé, étudiant puis professeur à l’université)

Aujourd’hui, ça nous rappelle cette victoire à la Pyrrhus, après avoir beaucoup perdu certains de nos compagnons dans la marche. Moi, je suis parti du Kivu à Goma. Plus précisément, je n’avais que 11, aujourd’hui j’ai presque 30 ans à Kinshasa. Ça me rappelle en tout cas, cette victoire, comme la population de Kinshasa nous a accueilli, qui nous a donné de l’eau, qui nous a donné des bananes, il y a même des mamans qui tendaient leurs pagnes. Au-delà de tout ça, moi, je pense que c’est la dignité de l’homme congolais qui a été restauré.

Parce qu’on espérait par entrer dans cette ville, surtout avec la grande bataille de Kenge dans le Bandundu et celle de Tingitingi dans la province Orientale. D’ailleurs, vous vous souviendrez que le Maréchal Mobutu, avec à sa tête le Général Mayele, ne jurait que sur cette ville de Kisangani qui ne pouvait pas tomber ni la ville de Kinshasa. Eh ben, ce jour là était une victoire fulgurante, sept mois après la marche, nous sommes entrés dans la Ville de Kinshasa le 17 mai 1997.

Je crois que nous devons soutenir le Raïs Joseph Kabila qui poursuit la vision de M’Zée Laurent Désiré Kabila qui, bien attendu, consiste à remettre le pouvoir au souverain primaire et aujourd’hui, les élections s’organisent et le cycle électoral évolue. Maintenant, nous sommes dans le processus de rénovation de notre pays, je pense que maintenant, plus ce que jamais, notre pays a besoin des intelligences, du courage, de l’intrépidité de tous ses dignes fils et filles.

Parlant de la nomination du Secrétaire général Henry Mova Sakanyi à la tête du PPRD, Josué Mufula dit que c’est quelqu’un qui lui avait dit de n’est jamais oublié ses origines. La nomination du SG à la tête du PPRD, parti qui tire ses origines dans le Chama chamapinduzi, le PRP de M’Zée Laurent-Désiré Kabila dans le maquis, je pense que c’est une façon de pouvoir revenir aux sources, c’est un signe qui ne trompe pas et voilà que les compagnons de M’Zée sont toujours disponibles, nous autres on a été Kadogo de l’Afdl, bien qu’aujourd’hui démobilisés, nous avons poursuivi les études et devenus intello même enseignant à l’’université, je pense que toujours nous seront à la disposition du pays, tant que le pays s’est bien canalisé tous ses atouts.

C’est la personne qui demandait aux PDG d’enlever la cravate est d’aller au fond travailler, a dit Kimbembe Mazunga. M’Zée dans le Mausolée, ne vit pas comme un mort, mais comme un libérateur dans les esprits du peuple congolais. Il s’est engagé comme soldat du peuple pour marcher contre la dictature ; il a réveillé dans le chef des Congolais le patriotisme, l’amour du pays, le nationalisme. C’est le moment d’éviter de porter le flanc à tous ceux qui veulent vendre ce pays.

Nestor Diambwana (Ancien vice-gouverneur de la Banque Centrale du Congo)

Je souhaite d’abord longue vie à notre mouvement qui a fait que nous avons eu à changer les affaires dans notre pays. Mais, j’ai toujours dit même au temps de M’Zée Laurent-Désiré Kabila, cette journée est très intéressante à raconter surtout au Journal L’Avenir qui avait publié ma tentative d’apporter quelque chose ici au Congo.

J’étais ici à Kinshasa, j’étais responsable numéro un du commerce de la BCDC. J’avais congé de 6 mois, parce que, quand j’ai quitté Mbuji-Mayi où j’étais gérant de plus de 3 ans, la Banque m’avait muté à Kisangani. Et à Kisangani, j’ai fait 3 ans sans aller en congé. Alors, quand j’étais muté à Kinshasa, on m’a donné un congé de 6 mois. Ce n’étais pas le même jour, mais plusieurs années sont arrivées, on m’a donné un congé en 1996. Alors, j’ai pris congé, je me débrouillais comme tout garçon de Kinshasa, je suis allé acheter de l’huile de palme à Tshela. C’est là oùj’ai appris qu’il y a une rébellion dans notre pays au niveau de Goma et que M’Zée venait d’arriver et qu’il présentait au Kadogo. Alors, j’étais curieux ! C’est l’Afdl avec à sa tête M’Zée LDK, alors j’étais tellement émerveillé de ce qui se passait dans notre pays, j’ai pris ma force, je dis je dois aller à Goma.

Pendant que j’étais en congé, j’ai pris mon vol pour Naïrobi, vers Kampala, Kigali, Gisenyi et Goma. Arrivée à Goma, je parlais avec mes agents de la BCDC qui me connaissait, et me disaient, vieux, tu es venu dans cette aventure toi qui est Directeur de la Banque. Je leur dit, non ! Je veux aider M’Zée et je leur est demandé me chercher l’adresse qui peut me rapprocher de M’Zée Laurent-Désiré Kabila. J’avais quitté Kinshasa le 18 février 1997 avec la tentative d’être rebelle, donc j’étais en contact avec personne, après tout ce parcours, et je ne voulais pas en faire part à ma femme au risque de me décourager.

La symbolique d’aujourd’hui, ce que ça me réconforte parce que, ce que nous avons cherché, c’est qu’on renverse le pouvoir en place. C’était pour moi une sorte de vengeance. Lors des pillages on m’a tout pillé, plus mes chambres froides qu’on a déterrées lors du premier pillage. Lors du second pillage alors, j’ai tout perdu, je me suis dit, je dois chercher les moyens d’aller me venger. Pour moi, Cette journée doit être enseignée à toutes nos générations pour se souvenir de la libération du peuple longtemps opprimé.

De l’autre côté de la rive du fleuve Congo, c’est l’ambassadeur Christophe Muzungu qui organisa la messe en mémoire de M’Zée dans la commune de Mongali, à Brazzaville. Pour l’ambassadeur Muzungu, contrairement aux attentes, M’Zée Laurent-Désiré Kabila a prôné la révolution pardon. Une date qui confirme l’indépendance de la République Démocratique du Congo. Indépendance perdue après 6 mois, il faille reconquérir pour restaurer le pays, et l’aligner dans le concert des nations

(Pius Romain Rolland)

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