16 janvier 2001-16 janvier 2017: Il y a 16 ans mourrait M’Zée Laurent Désiré Kabila

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L’engouement populaire au Mausolée M’Zée Laurent Désiré Kabila justifie l’attachement des Congolais à son défunt Président
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Etre au service des autres et non se servir

« Ils crièrent d’une voix forte, en disant : jusqu’à quand, Maitre Saint et véritable, tarde-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre ? »  dit la Bible. En Réponse à l’appel des martyrs « une robe blanche fut donnée à chacun d’eux, et il leur fut dit de se tenir en repos quelque temps  encore, jusqu’à ce que fût complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux », dit le livre de Révélation   : 6 :10-11.

16 ans après l’assassinat du Chef de l’Etat en plein exercice de ses fonctions par les ennemis du peuple, les Congolais ne cessent de se souvenir de M’Zée Laurent-Désiré Kabila. Ce soldat du peuple lâchement assassiné, continue à faire encrer sa lutte politique, son idéologie qui inspire beaucoup de Congolais, plus particulièrement la nouvelle génération politique, dans la sphère politique congolaise. Mort en héros pour avoir refusé de trahir son pays, contacter une aide aux institutions des Breton Wood et avoir mis en place le Service national (SN).

Le tombeur du Maréchal Mobutu n’a pas eu le temps de mettre en musique son projet de société basé sur l’auto-prise en charge. Concepteur du Service national, basé sur l’agriculture, ce projet de société n’a existé que peu de temps.

16 ans après, les Congolais ont une fois de plus commémoré cet homme, ce personnage, ce martyrs et héro du peuple en la cathédrale du Centenaire protestante de Lingwala.

Plusieurs personnalités y ont assisté, du Président de l’Assemblée nationale, au Premier ministre, en passant par les députés nationaux, sénateurs et membres du gouvernement et gouverneurs. Il y a eu aussi les présidents des institutions d’appui à la démocratie, les officiers supérieurs des FARDC et police nationale congolaise. Tous se sont tous souvenus du soldat du Peuple.

Les compagnons de lutte de l’AFDL et les membres des familles biologiques des deux héros nationaux (Patrice-Emery Lumumba et M’Zée Laurent Désiré Kabila) ont pris part à la messe d’action de grâce.

Une prédication chrétienne modèle et pleine de sens politique

C’est le Révérend Docteur François David Ekofo Bonyeku qui a puisé sa prédication del’Evangile de Marc 10 : 35-45. Pour l’officiant, ce texte est important, parlant du pouvoir, ou plutôt de la manière dont on doit utiliser le pouvoir. « C’est un texte que le Seigneur m’a inspiré pour qu’on partage en ce jour où nous nous rappelons notre héros national qui est mort pour ce pays. Ce n’est pas lui qui a demandé qu’il soit héros national, c’est nous, en voyant ce qu’il était,  ce qu’il a fait, nous avons dit qu’il doit être notre modèle. C’est pour cela que nous disons qu’il est héros national. Et nous voulons que ce texte que nous allons analyser bientôt fasse de nous les gens qui aimons notre pays, comme lui a aimé son pays : je dis M’Zée Laurent-Désiré Kabila.

Dans le groupe de Jésus, il y avait ses douze disciples qui l’accompagnaient partout. Il y a un groupe de deux frères Jean et Jacques fils de Zébédée. C’est groupe de frères était venu poser un problème. Nous voulons, que le jour où tu seras dans ta gloire, que chacun de nous soit l’un à gauche et l’autre à ta droite. Les autres disciples ayant entendu cela, ont commencé à murmurer. Certainement, même si la parole de Dieu ne le dit pas, on peut comprendre ce qu’ils ont dit : ils se prennent pour qui ? Qu’est-ce qu’ils pensent et Jésus appela tout le groupe pour donner ce conseil : c’est vrai que vous avez l’image du monde. Dans le monde quand on est chef, on est au-dessus de tous, on dicte ses lois ; ce qu’on veut c’est ça qui va se faire. Le chef n’a jamais tort, il y a toujours raison, même lorsque vous le trouvez ronfler dans son bureau, il ne faut pas dire que le chef dort, il est entrain de méditer parce que le chef n’a rien fait de mal. On dit qu’à l’époque de Louis XIV, parce qu’il a commis une erreur française, cette erreur est restée dans le français courant (Ndlr Le Sentinelle ou lieu de la Sentinelle). Le chef n’a jamais tort. Ça c’est la vision du Monde.

Mais ce n’est pas comme ça auprès de Dieu dans votre groupe. Pour les disciples, pour les enfants de Dieu, les serviteurs de Dieu. Chez Dieu, le chef c’est le serviteur de tous ; il n’est pas au-dessus,  il est en-dessous, il travaille pour les autres ; il pousse les autres vers l’excellence. Et Jésus lui-même dit, je suis venu sur la terre non pour servir à être chef dans le sens du monde, mais je suis devenu esclave, je suis venu pour être esclave et servir les autres. Vous voulez être premier, servez les autres. C’est ainsi que Dieu nous conseille.

L’enfer et le paradis se vit sur la terre

Dieu est un grand pédagogue. Un jour il va corriger l’addition d’un de ses serviteurs. Ce monsieur a toujours demandé à Dieu : je sais que l’enfer existe, je sais que le paradis existe que ça sera à la fin de la vie ; quand nous allons terminer notre vie sur cette terre, les meilleurs enfants iront au paradis auprès de toi, les autres iront en enfer. Mais, le Seigneur va lui dire que l’enfer n’est pas seulement ce qui vient après et le paradis, mais aussi sur la terre où vous vivez  vous pouvez connaitre l’enfer et connaitre le paradis. Et dans un rêve qui est resté mémorable pour ce serviteur de Dieu, le Seigneur va lui montrer cela ; il va l’emmener tout d’abord à visiter l’enfer. Il arrive en enfer contrairement à ce qu’il est sensé trouver de mauvais, des gens  qui sont sensés bruler sans être consumés, entrain de crier, il a trouvé une grande belle salle de fête, d’un luxe inouïe. Dans cette grande belle salle de fête il y avait une grande table où on a placé de très bons couverts en or, des verres en diamant, etc. On a préparé de la très bonne nourriture, il sentait l’odeur comme s’il était là, une belle odeur et tout a été préparé et maintenant les convives venaient, les invités, les hommes bien habillés en nœuds papillons ; les dames avec les robes de fête, les cheveux bien traités. Ils allaient à la fête, et il remarque que tout le monde avait le coude barré ; ils ne peuvent pas plier leur bras. C’est avec nos coudes qu’on plie les bras et si l’on barre le coude, le bras reste tendu. Et tout ce monde avait un coude barré ; leur bras et leurs mains étaient tendus. Ils arrivent et chacun prend possession de sa place, la nourriture est au milieu. Et voilà qu’en enfer, chacun cherche à se nourrir ; ils cherchent par tout le moyen à se nourrir, personne n’y arrive. Ils prennent de position bizzard juste pour se faire manger et comme le bras ne se plie pas, ils n’arrivent pas. C’est comme ça que le serviteur de Dieu comprend que c’est vraiment l’enfer. Etre invité, avoir faim, être en présence d’une belle nourriture sans manger, c’est vraiment l’enfer. C’est souffrant, je me mets à leur place. Le Seigneur lui dit : tu as vu l’enfer. Je t’amène au Paradis.  

Etre au service des autres

Il arrive au Paradis, il trouve la réplique de l’enfer : même salle de fête, même repas, même luxe, tout ! les mêmes invités bien habillés, avec les coudes barrés. Donc, les bras ne se plieront pas. Mais la différence entre l’enfer et le paradis : au Paradis, ils se mettent l’un devant l’autre et chacun nourrit l’autre puisqu’il ne peut pas se nourrir, l’un nourri l’autre vice versa. Tout le monde a mangé à s’assiettée et tout le monde a bien mangé. Voilà la différence !

Le monsieur se réveille, il analyse le sens de la leçon que Dieu lui a donné dans le rêve. Il comprend ceci : là où chacun peut se nourrir, on vit l’enfer. Et là où l’un nourrit l’autre, connait le Paradis !

En prenant l’image transposait en République Démocratique du Congo, l’officiant conclut qu’on connait l’enfer. La raison est ce que chacun de congolais veut se nourrir seul, il ne voit pas l’intérêt des autres. C’est le cas de ceux qui sont élevés au haut niveau de responsabilité de l’Etat, qui bloquent les projets qui n’ont pas vu le jour, parce que celui qui devrait signer le contrat exige en contrepartie de l’argent, a-t-il fustigé. « Chacun cherche à se nourrir seul, on ne veut pas nourrir les autres. Combien d’argents pouvaient entrer dans la caisse de l’Etat pour que ce dernier ait suffisamment des moyens pour bien payer les fonctionnaires, créer de l’emploi, mais qui vont dans les poches de gens. On veut se nourrit seul ! Lorsqu’on nomme quelqu’un ministre, on organise des fêtes, les ressortissants de, organisent des fêtes, parce qu’ils disent que cette fois ci c’est notre tour. Votre tour de faire quoi ? De bouffer l’argent de l’Etat ? C’est ça l’enfer se nourrir seul », a-t-il indiqué.

L’enseignement riche de l’officiant à la messe d’action de grâce en mémoire de M’Zée Laurent Désiré Kabila fait référence au scandale géologique, écologique, agricole, lacustre et fluvial de la République Démocratique du Congo, vit dans la misère. Dieu a aimé ce peuple et continue à aimer ce peuple, poursuit-il. Il a tout déversé dans ce pays, mais l’inconscience des uns face aux autres plongent le pays dans la misère.

Pour lui, M’Zée  a consacré sa lutte politique pour le bien-être du peuple, malheureusement, les ennemis du développement de la RDC ont mis fin à l’avancée de la République Démocratique du Congo.

(Pius Romain Rolland)

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