10 ans après lancement de ses activités: La CIRGL-Rdc projette ses perspectives d’avenir

par -
0 413
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Dix ans après le lancement de ses activités en République démocratique du Congo, le Mécanisme national de coordination de la Conférence internationale sur la région des grands lacs (MNC/CIRGL-Rdc) vient de présenter ses perspectives d’avenir. C’était à l’issue d’une conférence de presse bilan animée samedi 18  février 2017 à Kinshasa, par son coordonnateur, Aimé Kakese Vinalu. Au cours duquel il parcouru les 10 années de la CIRGL en Rdc, les efforts réalisés, et il a présenté les perspectives d’avenir.

D’entrée de jeu, il a d’abord rappelé le contexte et la justification de la création de la CIRGL ainsi que le cadre du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands lacs. Ce document juridique qui régit la CIRGL a été signé le 15 décembre 2006 à Nairobi, par les onze Etats membres qui sont l’Angola, le Burundi, la RCA, le Congo, la Rdc, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie et Zambie.

C’est le 9 mai 2008 que la Rdc a ratifié ce traité international dont l’ossature est composée de la Déclaration de Dar-es-Salaam, des instruments constitutifs et du mécanisme régional de suivi. L’entrée en vigueur en Rdc remonte au 21 juin 2008. Le coordonnateur de la CIRGL-Rdc Kakese Vinalu a poursuivi son speech avec les actions menées par le MNC/CIRGL-Rdc dans le cadre de la mise en œuvre dudit Pacte.

Notamment, à travers les volets paix et sécurité (la réforme des Fardc, processus DDRRR, neutralisation  des FDLR et ADF/NALU, reddition volontaires des rebelles, différentes réunions…) ; démocratie et bonne gouvernance (renforcement de l’Etat de droit et du processus de démocratisation et l’initiative régionale de lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles) ; le programme questions humanitaires, sociales et environnementales ; le développement économique et intégration régionale ; les questions du genre, etc.

 

Pour la mise en œuvre des différents protocoles

Avant de répondre aux questions des journalistes, M. Kakese Vinalu a présenté les perspectives d’avenir de la CIRGL pour la Rdc. En ce qui concerne la paix, le MNC/CIRGL-Rdc tape du poing sur la table : que le génocide ne se reproduise plus jamais dans aucun autre pays de la région des Grands lacs. Le mouvement compte, par-dessus le marché,  mettre en branle tous les mécanismes de gestions des conflits et l’application des protocoles contenus dans le Pacte de la CIRGL ; et la mise en œuvre effective de différents protocoles.

Et concernant la démocratie et la bonne gouvernance, le MNC/CIRGL-Rdc est déterminée à l’application de l’article 6 du Protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance. Il est de même pour volet développement économique et intégration régionale, où la CIRGL-Rdc s’engage à l’application du protocole qui traite des zones spécifiques de reconstruction et de développement.

Lequel protocole vise à mettre en place une dynamique pour l’intégration régionale de proximité ; créer des bassins transfrontaliers de développement pour promouvoir une intégration des populations aux frontières des pays de la région ; et créer un fonds spécial pour la reconstruction et le développement.

« C’est à la réalisation de tous ces défis énumérés ci-haut, que la région des Grands lacs aura de meilleures perspectives. En attendant, la bonne foi, la volonté politique et le respect des aspirations de paix, … des progrès sont sollicités et attendus de tous », a déclaré M. Aimé Kakese. Et d’ajouter qu’en dépit de ses multiples difficultés et faiblesses, la CIRGL reste un cadre par excellence de prévention de résolution des conflits et de développement dans la région des Grands lacs.

« La CIRGL a jeté les bases, bien que fragiles, d’une coopération régionale qui garantit et protège les Etats membres sur le plan du droit international… D’importants progrès ont été relativement enregistrés dans bine de domaines », a indiqué le coordonnateur national du mécanisme de la CIRGL en Rdc qui estime en outre que la tenue d’un dialogue inclusif en Rdc a permis la décrispation politique et la formation d’un gouvernement d’union nationale, en vue de l’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes en Rdc.

Aimé Kakese Vinalu a indiqué, dans le même ordre d’idée, que l’exécution des projets et protocoles régionaux demeure le défi le plus important à braver de la CIRGL et que les populations de la région tiennent à appréhender la valeur ajoutée du Pacte de la CIRGL, ainsi qu’à jouir de ses retombées. « Considérée à juste titre comme l’épicentre et la locomotive de la région des Grands lacs pour son développement, la Rdc ne peut que consolider sa position au sein de la CIRGL, tout en améliorant sa gouvernance et son leadership », a-t-il déclaré, avant de finalement répondre à diverses questions des journalistes.

Le MNC/CIRGL-Rdc réclame des moyens

Au cours de cette séance de questions-réponses, le coordonnateur du MNC/CIRGL-Rdc a déploré la modicité de moyens confiés à sa structure par l’Etat congolais, que lesdits moyens ne permettent guerre le fonctionnement de sa structure. Aussi a-t-il fustigé les salaires très maigres de son personnel, qui date depuis 2004, et que jusqu’aujourd’hui, les choses sont restées en état.

Il a, à l’occasion, salué les partenaires MNC/CIRGL-Rdc dont le premier est la GIZ (Coopération allemande), ainsi que l’Union européenne. « Nous vivons sous perfusion de nos partenaires », a-t-il déclaré.

Aimé Kakese a par ailleurs expliqué la situation de la spoliation du siège du MNC/CIRGL-Rdc à Kinshasa. Il sollicite à cet effet, l’intervention de l’Etat congolais pour trouver une solution à cette situation qui embarrasse le bon fonctionnement de cette structure.

(Lepetit Baende)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse