07 septembre 1997- 07 septembre 2015: Mobutu Sese Seko, 18 ans déjà !

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07 septembre 1997-07 septembre 2015, cela fait 18 ans jour pour jour depuis que disparaissait   Joseph -Désiré Mobutu Sese Seko, le Maréchal du Zaïre,  deuxième président  de la République Démocratique du Congo  qui  repose pour l’éternité  dans un cimetière de la ville de Rabat  au Maroc, loin des siens.  Aujourd’hui, même si  son nom résonne encore dans les mémoires des Congolais, mais l’anniversaire de la mort de l’homme fort du Zaïre passe dans la plus grande discrétion  au regard  de ce silence de cimetière  observé.

Il a régné pendant  trente-deux ans à la tête  du pays, de 1965 à 1997. Le nom de Mobutu est chargé de sens dans l’histoire de la République Démocratique du Congo. Il était le roi Léopard  d’un  pays qualifié d’un royaume. Il a ainsi marqué et inscrit l’histoire de ce pays à travers le monde. L’on se rappellera cependant quelques souvenirs marquants de son règne : la construction du Palais du peuple, du barrage d’Inga, le Stade des Martyrs, la Sidérurgie de Maluku, la Gecamines, le Pont Maréchal, la Cité de l’Union Africaine, la Cité de la Voix du Zaïre (RTNC) et bien d’autres. Homme courageux,  déterminé et engagé  dans la défense de l’intégrité des frontières de son pays. Son action politique  était axée sur l’unité des Congolais et la paix. Mais l’histoire retiendra que sous le règne de Mobutu, le Congo fut mal géré  et les conditions sociales du peuple furent catastrophiques. Ce qui provoqua  des contestations dans le pays et qui le poussa à amorcer  au mois d’avril 1990 dans le pays, le processus de la libéralisation de l’espace politique jusque –là sous le régime  du parti unique  MPR, Parti – Etat. C’est donc grâce à ce processus que le pays a connu une floraison  d’une myriade des partis politiques. Le Congo d’aujourd’hui a fortement subi l’histoire de trente-deux ans  du règne de Mobutu, en bien comme en mal.

Il a été chassé du pouvoir le 17 mai 1997 par les troupes de l’Alliance des forces  démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), de Laurent-Désiré  Kabila. Aujourd’hui 18 ans après sa fuite et sa mort à Rabat au Maroc, l’anniversaire de ce triste événement passe dans un oubli total, y compris, curieusement,  dans les milieux de ceux qui  se réclament de lui.

Pourquoi l’oubli ?

Les souvenirs de Mobutu ne se résument pas seulement  à ses réalisations tant sociales que politiques. Si sur ce chapitre-là, il récolte  plusieurs points, il n’en est pas de même pour toutes  ses interventions. Mobutu a laissé une mauvaise image de lui. Plusieurs documents de l’histoire  ne cessent de mettre en  exergue ses qualités dictatoriales, l’homme a régné pendant trois décennies  à la tête du pays. Un règne sans partage,  mais entaché  de plusieurs  reproches  quant à sa gestion du pouvoir.  D’abord, il accède au pouvoir par un coup d’Etat contre le président Kasa-Vubu et le 1er ministre Patrice-Emery Lumumba. C’est  là que part, en 1965, sa longue  autocratie de  trente-deux ans. Il sera à la commande  de l’arrestation  et de l’assassinat  de Patrice-Emery Lumumba, considéré comme le représentant du communisme  soviétique  en Afrique centrale.  Mobutu profite des soutiens  occidentaux pour installer un régime à parti unique. Il devient  le maréchal président en 1982. C’est dans cette optique  qu’il sera imposé à tous les zaïrois  au nom  de la zaïrianisation, le port du costume traditionnel  version « Abacost », (à bas le costume), le costume occidental, la cravate sont    prohibées.  En outre, les Zaïrois devraient porter le nom d’origine africaine et locale. C’est ainsi que Joseph -Désiré  Mobutu s’appellera désormais   Mobutu Sese Seko  Kuku  Ngbendu Wa Za banga  (Mobutu le guerrier  qui va de victoire  en victoire  sans que personne ne puisse l’arrêter).

Le maréchal-président ne se fit pas prier pour afficher clairement ses intentions  de demeurer  éternellement  au pouvoir. Ce qui ne passe pas pour certains  fils du pays. Poussé par les oppositions internes et les pressions externes, il cédera  en 1990 en ouvrant l’espace politique  à tout le monde. Tant de mauvais souvenirs qui ont marqué  son règne au point qu’ils pèsent encore aujourd’hui  contre lui. Voilà qui peut expliquer le sens  même  de l’oubli qui caractérise  cet anniversaire.

Modeste tombe à Rabat

Mobutu repose dans une modeste tombe dans le carré  d’un cimetière chrétien  de Rabat, au milieu  des sépultures  des anciens colons  et des soldats  français  de deux guerres  mondiales. Une petite tombe  qui n’a pas  de commune mesure  avec la personnalité de Mobutu. Mobutu  a  régné sans  partage sur notre pays pendant trente-deux ans. Cette tombe ne ressemble pas à l’homme que nous avons connu,  a souligné  un Congolais vivant au Maroc, interrogé sur la RFI. La vie, la mort et la personnalité  de Mobutu  devrait servir d’exemple  à tous. « Il y a à retenir et à rejeter dans l’histoire de cet homme politique. Nous devons privilégier  ce qui a été  positif pour notre pays  et oublier le mal qu’il a commis. C’est dans ce sens-là que nous pouvons  construire ce pays », conseille  un acteur politique de la  Majorité présidentielle.

(Franck  Ambangito/Congo press.)

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