02 août 1998-02 août 2016: 18 ans après, Justin Bitakwira évoque la flamme patriotique et le périple douloureux

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Dans son bureau du parti l’Alliance pour la République et la Conscience Nationale, ARCN Justin Bitakwira confère avec la presse de L’Avenir, se situe comme force synthèse de la politique congolaise. Ph/Pius Romain Rolland
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Il est l’une des personnalités influentes de la sphère politique de la RD Congo, qui a pris part active à la défense de la Ville de Kinshasa si pas de la République démocratique du Congo, en proie à une rébellion venue de l’extérieur.

En ce jour du 02 août 2016, le Président national de l’Alliance pour la République et la Conscience nationale a, au cours d’un entretien, évoqué le périple douloureux, mais aussi la flamme patriotique qui a sauvé la capitale des griffes des impérialistes occidentaux couverts par la main rwando-ougando-burundaise.

18 ans plus tard, le souvenir de la flamme patriotique qui animait les Congolais en ce temps-là, a sauvé le bateau Congo du naufrage. A ses propos, il note que ce jour-là était un   dimanche et les balles ont commencé  à crépiter à la Cité de l’OUA et que le commun des mortels a cru comprendre qu’il s’agissait d’un jeu, mais plutôt en une véritable guerre préparée. « Préméditée, organisée contre la République démocratique du Congo », relève-t-il. Tout en épinglant par la suite qu’un avion  parti de Goma au Nord Kivu, survolait l’espace aérien jusqu’à Kitona, dans l’actuel Kongo central. A ce moment, entre les 26, 27, 28 et 29 août, dates fatidiques du fait que Kinshasa ait été quasiment envahie, mentionne-t-il, du fait qu’il y a eu coupure du courant, de l’eau, les hôpitaux ont enregistré des morts à la suite du sabotage du barrage d’Inga, dont les conséquences sont encore perceptibles jusqu’à présent, se souvient-il. A ces propos, l’armée et la police se sont investies, dit-il. Citant Mao Tsé-toung, il dit : « C’est ne pas l’armement, ni la technique qui gagne la guerre ; plutôt l’enthousiasme populaire. N’eut été l’enthousiasme dans cette ville, Kinshasa serait tombé entre les mains du Rassemblement Congolais pour la Démocratie, RCD ; l’un des partis qui fonctionnent en RDC », a-t-il évoqué.

Par ailleurs, l’ARCN Justin Bitakwira tire la sonnette d’alarme qu’à l’allure où vont les choses, mentionne-t-il, il craint en scrutant l’histoire du pays, ce que les mêmes acteurs, dans le langage avec lequel ils assistent aujourd’hui, les menaces contre la République démocratique du Congo n’est plus celles contre le Président de la République Joseph Kabila, ni de la Majorité présidentielle, mais plutôt souligne-t-il, c’est devenu tout un sort de la République démocratique du Congo. « Il y a ce qu’on appelle guerre armée, mais aussi il y a la guerre civile et la guerre verbale. Je crains que ceux qui ont occasionné les pillages vers les années 1991, 1993 dont nous subissons les conséquences jusqu’aujourd’hui, tentent encore de réitérer le passé de notre pays », a-t-il déploré.

En fait, l’élu d’Uvira dans le Sud Kivu qui évoque ces souvenirs avec larmes aux yeux, exprime sa pitié pour ce grand Congo et de son peuple, parce que les mêmes acteurs qui l’ont plongé dans le noir, qu’ils l’ont traîné dans le désastre sont toujours les mêmes qui se sont entendus, qui sont suivis et aussi c’est un combat d’individus plus tôt qu’un combat d’idées. Il ne s’agit plus d’un combat politique, regrette-t-il.

« La date du 2 août, beaucoup l’on déjà oubliée ; nous avons une mémoire de poule, une mémoire rebelle ; nous avons une mémoire qui ne retient pas grand-chose. Il faut que les gens sachent parce que j’entends dans les médias les langages auxquels j’assiste aujourd’hui, c’est un langage qui nous ramène soit dans les années 1964, de la rébellion, soit des années 1996, l’entrée de l’Afdl, soit, nous ramène vers le 2 août 1998. Si chacun ne met pas de l’eau dans son vin, ce pays, les mêmes individus vont le plonger dans le chaos, et s’il n’y a pas consensus, s’il n’y a pas compromis politique pour que le processus électoral reprenne normalement, en tout cas, nous serons désolés que les Congolais ont une mémoire qui ne retient pas grand-chose », alerte-t-il.

ARCN, force synthèse politique 

Suite aux contraintes politiques de l’heure, le meeting annoncé de l’ARCN du 30 juillet à Uvira, dans le Sud Kivu a été décalé, sinon, parlant des deux meetings au Stade Raphaël et Triomphal, Justin Bitakwira précise que c’est de bonne guerre. « Que l’arrivée d’Etienne Tshisekedi, les gens pensaient que c’est l’opposition radicale désormais qui a pignon sur rue ; avec le meeting du vendredi, on a compris que la rue n’appartient à personne ; on a compris que la violence n’est pas le  monopole d’un groupe. Et nous, comme force synthèse nous appelons les uns comme les autres, à la sagesse, à la retenue et responsabilité politique », a-t-il indiqué. Cependant, en ce qui concerne le meeting du Triomphal, il a noté qu’il ne s’agit pas de guerre de chiffres pour savoir qui a réuni plus, qui a réuni moins. Toutefois, la Majorité présidentielle et l’opposition  doivent comprendre que personne n’a le monopole de la rue, insiste Justin Bitakwira. Et de poursuivre que personne n’a le monopole de la violence, ni de la popularité. « J’ai entendu quelqu’un dire que c’est du vote. Quel vote ? Kinshasa n’est pas la République démocratique du Congo. A Uvira, j’aurais le même nombre, même le double. A Uvira, je n’irais pas dire que je suis voté, c’est moi le Président de la République. Respectons nos textes », recommande-t-il. Et d’enrichir qu’il faille respecter la réalité politique en face de chaque acteur politique, pour une solution politique. A l’occasion, il met quiconque en garde qui tient à tout prix qu’ils ont le monopole de la violence verbale, comme écrite ; ceux qui pensent que parce que leur colère les a poussés à dire que le 19 septembre ou 20 décembre, tout doit s’arrêter. Justin Bitakwira reste optimiste qu’il y aura un 19 septembre et un 21 décembre2017 ; 2019 et 2025…et beaucoup de nous aurons disparu. « Que l’orgueil ne tue pas la République parce que ce à quoi nous assistons, c’est uniquement  de l’orgueil ; ce n’est plus de la politique, c’est de l’orgueil », déplore-t-il.

Edem Kodjo récusé par l’opposition

Un autre chapitre politique vient de s’inscrire dans les annales politiques de la RDC. Hier, l’opposition a tenu mordicus à la facilitation étrangère, condition de sa participation au dialogue. D’un revers de la main, le Togolais protecteur de la participation de l’Udps au dialogue, se voit récusé à son tour. Sur ces entrefaites, Justin Bitakwira, force synthèse lève le ton et fait la mise au point en ces termes : « Qui a envie des odeurs, traine dans les toilettes. Le facilitateur a envie des odeurs c’est pourquoi il a trainé dans les toilettes. Nous étions déjà très avancé par rapport au dialogue et que lui est venu pour faciliter et c’était uniquement la guerre des chiffres 12. Qui doit faire partie du chiffre 12 au Comité préparatoire? L’Udps est montée au créneau pour dire que les 12 chiffres lui sont réservés avec ses alliés et Edem Kodjo a emboité le pas, pour dire que rien ne doit se faire sans l’Udps. Maintenant, c’est le divorce consommé. Qui est bête et qui est plus intelligent ? », s’interroge-t-il. Toutefois, il invite le facilitateur à tirer toutes les conséquences parce qu’il a déjà fait enregistrer  un bon nombre de partis politiques, nonobstant la société civile où il y a encore des querelles, tandis que les partis politiques se sont faits enregistrés chez Edem Kodjo, même l’Udps parlementaire l’a fait. « Pour nous, nous pensions d’abord lancer les travaux du Comité préparatoire. Comme il était encore reporté pour attendre son parti étant de l’opposition, nous lui souhaitons bonne chance. Si l’Udps et l’opposition radicale l’on récusé, c’est eux qui l’ont emmené ici », indique l’élu d’Uvira. Par ailleurs, à l’époque, les prodialogue (Steve Mbikayi, Justin Bitakwira, Mushi Bonane…avaient proposé la co-médiation du dialogue congolais par les Congolais eux-mêmes. La même Udps qui utilise la politique de l’usure a réclamé la communauté internationale, avec l’accord de l’UA, l’UE, OIF, Onu…elle l’a obtenu. Avec la même politique de l’usure, le panel, elle l’a obtenu.

(Pius Romain Rolland)

 

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